Maurice Arnoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arnoux.
Maurice Arnoux
Maurice Albert Alfred Jean Arnoux
Naissance
Montrouge
Décès (à 44 ans)
Angivillers
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Armée de l'air
Grade Commandant
Années de service 19141940
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur(Commandeur)Médaille militaire

Maurice Arnoux, né le à Montrouge[1] et mort le à Angivillers (Oise), est un aviateur français, commandeur de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père travaillait au Conseil d'État. Maurice Arnoux fait ses études au lycée Michelet à Vanves. Après les cours, il se rend sur les terrains où commencent à piloter Louis Blériot et Henri Farman. Il poursuit ses études à l'École d'électricité et de mécanique industrielle pour devenir ingénieur.

Il obtient son baptême de l'air en 1912, grâce à Pierre-Émile Gougenheim, chef pilote de l'École Farman à Étampes. Il a alors l'idée de réaliser des petits moteurs d'avion avec son ami Mauny, dont le père possède un atelier de mécanique à Montrouge.

En 1914, à 19 ans, il s'engage pour défendre la France. Il rejoint le 2e groupe d'aviation à Bron, près de Lyon. Il effectue sa première mission en tant que conducteur mécanicien d'automobile vers la Serbie. Il est récompensé par une citation à l'ordre de l'Armée serbe, la croix serbe des « Vertus militaires » et la croix de guerre française avec palme.

De Belgrade, en Serbie, il rejoint Shkodër, en Albanie, avant de se diriger vers l'Italie puis de revenir à Lyon. Le 24 mai 1916, il est breveté pilote militaire (brevet no 3539). Après un stage à Avord et à Châteauroux, il est envoyé au front à Verdun. Sergent, il commence comme pilote d'avion d'infanterie, c'est-à-dire qu'il vole très bas afin de soutenir les fantassins dans cet avion qu'il appelle « la cage aux poules » à 80 km/h. Grâce à la reprise du fort de Douaumont et à son rôle d'informateur, il est cité à l'ordre du corps d'armée le 7 novembre 1916.

Le 16 avril 1917, il devient pilote de chasse dans l'escadrille no 49 sur un Nieuport monoplace. À deux reprises, son avion est touché. Il doit atterrir en toute vitesse et il est miraculeusement indemne. Il compte ensuite huit victoires, dont :

  • 5 citations à l'ordre de l'Armée aérienne
  • La médaille militaire le 4 octobre 1918
  • La Légion d'honneur, le 13 juillet 1919. Il a 23 ans.

Il est nommé sous-lieutenant en mars 1919, puis lieutenant réserviste en mars 1922, capitaine en 1930 et commandant en 1938.

Breveté pilote civil en juillet 1926, il termine second dans les coupes Dunlop et Zénith en 1931. En 1933, il bat le record de vitesse des 100 km pour monoplace de 350 kg à 304 km/h de moyenne. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il enchaîne les victoires dans les courses civiles.

Engagé dans la drôle de guerre, en attendant des avions neufs, promis mais jamais arrivés, il est abattu le 10 mai 1940. Légèrement blessé, il est soigné à l'hôpital. Mais le , à la suite d'une bataille héroïque dans les airs, son avion s'écrase dans un champ de blé dans la commune d'Angivillers. Il est enterré à l'ombre d'une église, laissant dans la peine sa veuve, ses trois enfants et beaucoup d'amis. Une deuxième tombe est creusée au cimetière de Montrouge, ville où une rue porte également son nom.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Marcellin Richard, « Maurice Arnoux - Aviateur 1895-1940 - commandeur de la Légion d'honneur » in La Cohorte, no 177, août 2004, p. 35-40


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives en ligne de l’état civil des Hauts de Seine, commune de Montrouge, acte de naissance no 185 sans mention marginale de décès, année 1895 (page 49/74)