Mars (Loire)

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Mars
Mars (Loire)
Blason de Mars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Charlieu
Intercommunalité Charlieu-Belmont Communauté
Maire
Mandat
Martine Mijat
2014-2020
Code postal 42750
Code commune 42141
Démographie
Gentilé Marsois
Population
municipale
560 hab. (2017 en diminution de 0,36 % par rapport à 2012)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 14″ nord, 4° 14′ 49″ est
Altitude Min. 331 m
Max. 592 m
Superficie 12,03 km2
Localisation
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Mars

Mars est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Mars est une commune du nord du département de la Loire dans l'arrondissement de Roanne et appartient au canton de Charlieu. Elle est limitrophe de la Saône-et-Loire puisqu'elle a une frontière avec la commune de Coublanc située dans ce de département. Les autres communes voisines de Mars sont, au sud-est Arcinges et Cuinzier, au sud Villers, à l'ouest Chandon, au nord-est Saint-Denis-de-Cabanne et au nord Maizilly. Sa situation place Mars sur le plan humain et économique dans le Roannais mais la géographie physique l'inclut dans les marges du Haut-Beaujolais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Maizilly Coublanc (Saône-et-Loire) Rose des vents
Saint-Denis-de-Cabanne
Chandon
N Écoche
O    Mars    E
S
Villers Cuinzier Arcinges

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé du sud-est au nord-ouest sur un peu plus de 4 km par la rivière du Chandonnet qui le divise en deux parties de dimension inégale. Ainsi peuvent être définis un versant nord-est, le plus étendu, que son orientation plutôt au sud permettrait de désigner comme un "adret" (ensoleillé) en reprenant le vocabulaire franco-provençal utilisé par exemple dans les Alpes, et un versant sud-ouest de moindre dimension qui pourrait être défini comme un "ubac" (à l'ombre) car faisant plutôt face au nord. Les populations locales paraissent d'ailleurs avoir toujours été sensibles à l'exposition des lieux habités : la commune voisine de Cuinzier, dont le disposition du relief est assez semblable à celle de Mars, juxtapose un quartier de Belviré (comprendre : bien tourné) et un hameau de Malviré (mal tourné).

Conformément à la disposition générale de la région qui s'incline depuis les hauteurs des monts du Beaujolais jusqu'à la Loire c'est sur la partie supérieure du versant nord-est que la commune atteint ses plus hautes altitudes. Le secteur le plus élevé se trouve à l'extrême est où les altitudes se maintiennent toujours à plus de 580 mètres sur les limites d'Écoche, en culminant vers 595 m. Dans la partie occidentale de ce versant, et toujours en conformité avec l'inclinaison générale de la région, les altitudes sont nettement plus modestes, de près de 120 m. inférieures à celles que nous venons de rencontrer : là, le maximum est atteint aux confins de la commune de Maizilly, à 470 mètres, sur une échine qui sépare le bassin du Chandonnet de celui de la rivière le Botoret. On se trouve tout de même dans une zone de collines moyennement élevées et la pente générale de ce versant est modérée. Ce plan incliné est creusé, surtout entre le bourg de Mars et les limites de Coublanc, d'Écoche et d'Arcinges, par des vallons où coulent de petits tributaires du Chandonnet, ainsi entre la Gonne et Carthelier, entre Carthelier et Villeret, entre Villeret et Essertine, entre la Croix des Cros et les Bois ou encore celui qui marque la limite de Mars et d'Arcinges. Le versant sud-ouest de la commune, de moitié moins étendu que le versant opposé, est aussi moins élevé mais plus uniforme dans ses altitudes : les points les plus hauts sur les limites tant de Villers au sud que de Chandon à l'ouest se maintiennent toujours un peu au-dessous de 450 mètres et le relief tend même à prendre la forme d'un plateau sur les confins de la commune de Villers. D'autre part, ce versant est partagé en deux parties par un profond vallon orienté nord-sud creusé par un petit affluent du Chandonnet qui conflue avec la rivière au Pont de Fer.

En aval, à l'ouest de la commune, du Pont de Fer aux Carrières, la rivière, plus abondante, plus proche aussi de son niveau de base (son embouchure dans le Sornin) prend une direction conséquente est-ouest (conforme à l'inclinaison générale du Roannais oriental) qui la met en parallèle avec les autres cours d'eau de la région, le Jarnossin, le Trambouzan ou le Rhodon (qui eux sont d'ailleurs des tributaires directs de la Loire).

La quasi totalité du territoire communal de Mars relève du bassin hydrographique du Chandonnet. Dans une toute petite fraction au nord-ouest, du côté du bois de la Goutte Banay, les eaux s'écoulent directement vers le Sornin. Le Chandonnet qui entre dans la commune à 391 m d'altitude au lieu-dit Montadre passe à 351 m, 2,5 km plus loin au Pont de Fer ayant donc une pente de 16 m/km dans la partie amont de son cours. À la sortie de la commune, 2 km encore plus loin aux Carrières, son altitude n'est plus que de 334 m soit 8,5 m/km pour la partie aval ce qui donne au talweg une courbe très concave dans les limites de Mars.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Si le relief partage le territoire communal de Mars en deux parties grosso modo nord et sud, la géologie le divise aussi en deux, ici aussi de manière inégale, mais cette fois-ci tranversalement d'est en ouest. L'affleurement des terrains granitiques sur les deux tiers orientaux de la surface communale confirme son appartenance aux marges de la montagne beaujolaise; cela concerne le triangle jalonné par les Chézos, la Gonne et le Pilon, le bourg lui aussi reposant sur ce socle. Les sols du tiers occidental depuis la Croix des Cros jusqu'à Valorge sont constiués par des formations superficielles quaternaires dont la nature siliceuse atteste de leur formation autochtone. Les qualités pédologiques de ce revêtement peuvent passer pour meilleures que celles du socle cristallin. Des alluvions récentes tapissent d'autre part le fond de la vallée du Chandonnet. Des lignes de faille ont affecté ce secteur, décelables tant là ou affleurent les terrains du socle que là où ils sont recouverts. Le sens longitudinal (nord-sud), dans l'ensemble, de ces failles témoigne du raccordement dans cette partie du Massif Central des deux directions hercyniennes varisque et armoricaine. Cette géomorphologie a notamment un retentissement sur la direction prise par les cours d'eau : c'est à l'existence de ces failles qu'est due, par exemple, le fait qu'à son entrée dans la commune le Chandonnet coule du sud vers le nord et que les ruisselets qui encadrent Cartelier s'écoulent, à l'inverse, du nord vers le sud, selon un sens subséquent (en désaccord avec la pente générale est-ouest de la région). La vallée, resserrée jusqu'au Pont de Mars s'élargit ensuite jusqu'au-delà du Four à Chaux pour s'étrangler de nouveau au niveau des Carrières.

Les qualités pédologiques originelles des sols ont certes aujourd'hui, grâce aux amendements, moins d'impact que par le passé sur la mise en valeur agricole. On abandonnait autrefois plus volontiers à la forêt les terrains réputés les moins bons. Pourtant on retrouve marginalement l'influence de la nature des sols dans le fait que la zone cristalline de l'est de la commune a un revêtement forestier plus important que la zone ouest couverte de terrains de décomposition quaternaires. Dans ce domaine l'exposition joue aussi son rôle, de nos jours d'ailleurs plus déterminant que la nature des terrains : le versant tourné vers le nord présente à Mars une surface boisée proportionnellement plus étendue que le versant opposé. Le taux de boisement général de la commune - 12,5 % - est donc loin d'être insignifiant même s'il est très inférieur à celui des communes plus engagées dans le massif beaujolais telles ses voisines Écoche ou Le Cergne (plus de 50 % en forêt dans les deux cas).

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Mars constitue un petit nœud routier à l'échelle locale formé de deux carrefours distants de quelques centaines de mètres seulement. Au bourg se croisent la route départementale 48 (qui relie Le Cergne à Saint-Denis-de-Cabanne par Arcinges) et la D66 (de Maizilly à Villers). En contrebas du bourg, au lieu-dit le Pont de Fer, la même D66 croise la route départementale 70 (qui mène de Sevelinges à Charlieu par Cuinzier). La D70 qui suit le cours du Chandonnet sur 4,5 km à travers la commune est une voie relativement passante puisqu'elle met en relation deux petites villes de la région, Cours et Charlieu. La proximité de Charlieu (7 km) place nettement Mars dans la zone d'attraction de cette localité commerçante.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Car[modifier | modifier le code]

Un service régulier d'autocar dessert Mars en reliant Charlieu à Thizy-les-Bourgs plusieurs fois par semaine. Il comporte quatre arrêts sur la commune, l'un au Four à Chaux, un autre au bourg, un troisième au Pont de Fer et un dernier au Pont de Mars.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche de Mars est celle de Roanne sur la ligne de Lyon à Paris. Celle de Chauffailles sur la ligne de Lyon à Paray-le-Monial est à 12 km.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dicton de la commune: "Cinq clochers et 4 sans cloche" : l'église de Mars a en effet 5 clochers (1 grand et 4 petits) et un seul est équipé de cloche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Alain Trepardoux    
mars 2008 mars 2014 Évelyne Rivollier DVG-Apparentée PCF Sénatrice (2016-2017)
mars 2014 En cours Martine Mijat[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'histoire démographique de la commune de Mars est analogue à celle de la plupart des communes de la région. Comme ailleurs, le maximum de population avait été atteint un peu après le milieu du XIXe siècle : la commune rassemblait 1 620 habitants en 1866. Le siècle qui a suivi a été marqué par un dépeuplement très accentué. L'exode rural, dû à la révolution économique, avait vidé la commune de plus des deux tiers de sa population et elle ne comptait plus que 504 habitants en 1968. En revanche, le dernier demi-siècle a connu une reprise de la croissance démographique qui a porté le nombre d'habitants de la commune à 557 en 2011. Ce regain de vitalité, produit au rythme annuel d'un peu plus de 1%, a été moins accentué qu'ailleurs dans la même région : 6 % à Villers, 6,5 % à Écoche.

La distribution de la population à l'intérieur de la commune correspond au schéma propre aux régions de demi-bocage, à savoir une grande dispersion de l'habitat. Comme ailleurs dans cette région, nombreux sont les écarts entre lesquels il se répartit. Le bourg, établi sur le versant nord-est un peu au-dessus de la rivière le Chandonnet, rassemble tout de même une part notable de la population communale. Sa prépondérance ne lui est d'ailleurs disputée par aucun autre groupement d'habitations dans la commune, à la différence de ce qui a lieu chez deux de ses voisines, Coublanc où le gros hameau de Cadolon rivalise avec le bourg et Chandon où le quartier de la Croix Leigne éclipse le bourg. La place de l'église en représente le cœur mais l'agglomération se prolonge vers le nord sous la forme de deux quartiers étirés le long de la route départementale 66 : les Philippes et la Gonne. Le bourg de Mars est très proche des limites de la commune et à 500 mètres seulement de l'église, entre la Gonne et Carthelier, commence le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Sur le même versant que le bourg se répartissent, à l'ouest les hameaux La Croix des Cros, la Rivière, les Bois, les Raforts et quelque lieudits comme l'Étang et Rongefer mais c'est la partie est de ce versant, plus étendue, qui groupe les écarts les plus nombreux, les hameaux Carthelier, les Aguets, Villeret, les Chézos, le Méplié, Foncomtal, les Roches et les lieudits Essertine et les Terres; Le versant sud-ouest, moins vaste, est aussi moins densément peuplé : moins d'un quart seulement de la commune s'y répartit, dispersé en quelques hameaux pourtant bien constitués, la Côte, Valorge, les Combes, les Bruyères et le Pilon. Le fond de la vallée du Chandonnet est jalonné d'amont en aval par le hameau de Montadre, les lieudits le Pont de Mars, le Pont de Fer, le hameau du Four à Chaux et le lieu-dit les Carrières.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2017, la commune comptait 560 habitants[Note 1], en diminution de 0,36 % par rapport à 2012 (Loire : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0008281 0221 2071 3161 2971 3301 3501 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4101 4901 6201 5961 5791 4951 5031 4291 424
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4211 3231 168877792748728601560
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
522504518524533551553553562
2017 - - - - - - - -
560--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture reste une activité bien représentée à Mars : la surface agricole utile - 1 016 hectares - représente 85 % de la superficie de la commune. La taille moyenne des 13 exploitations existantes aujourd'hui (certaines constituées en GAEC) est de 78 ha (contre 34 d' après le recensement agricole de 1999, ce qui traduit un important mouvement de concentration agraire des terres cultivables). La commune appartient à une région de tradition herbagère et 90 % de la SAU sont ainsi formés de prés et prairies tandis que 10 % seulement sont constitués de terres labourables.

Le commerce et l'artisanat tiennent une place plus discrète à Mars que dans d'autres communes des environs. Deux commerces d'alimentation qui sont aussi des cafés, l'un au bourg, l'autre au Pont de Mars représentent le secteur commercial. Le secteur artisanal quant à lui rassemble une entreprise de poterie, une de maçonnerie, une de chauffage sanitaire et deux d'électricité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Mars (Loire).svg

Les armoiries de Mars se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron d’or chargé d’un tourteau du champ, accompagné de trois grappes de raisin d’or; à la bordure componée de sable et d'or.

Création Bernard Chazelle, adoption janvier 2016.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mars sur le site de l'association des maires de France, consulté le 31 mai 2015.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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