Arcinges

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Arcinges
Arcinges
Vue aérienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Charlieu
Intercommunalité Charlieu-Belmont Communauté
Maire
Mandat
Henri Grosdenis
2014-2020
Code postal 42460
Code commune 42007
Démographie
Gentilé Blottis, Blottise
Population
municipale
209 hab. (2016 en augmentation de 6,09 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 18″ nord, 4° 16′ 54″ est
Altitude Min. 398 m
Max. 720 m
Superficie 3,44 km2
Localisation

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Arcinges est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

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Arcinges est une commune du nord du département de la Loire dans l'arrondissement de Roanne. Elle faisait partie jusqu'à une date récente de l'ancien canton de Belmont-de-la-Loire et elle est englobée depuis la réforme 2013-2015 dans le nouveau canton de Charlieu, beaucoup plus vaste. Avec ses 3,44 km2 de superficie le territoire communal d'Arcinges est le moins étendu du nord-est roannais, du moins dans le département de la Loire (non loin de là, mais en Saône-et-Loire, celui de Châteauneuf ne couvre que 1,34 km2. Les quatre côtés du losange formé par la commune d'Arcinges lui donnent pour voisines quatre communes du même département, celle de Mars au nord-ouest, celle d'Écoche au nord-est, de Le Cergne au sud-est et de Cuinzier au sud-ouest. Arcinges est cependant situé à la périphérie de son département puisqu'à un kilomètre à vol d'oiseau de l'angle nord-ouest du losange commence le territoire municipal de Coublanc dans le département voisin de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Conformément à la disposition générale de la région qui s'incline depuis les hauteurs des monts du Beaujolais jusqu'à la Loire c'est à son extrémité Est que la commune atteint son point culminant, à 720 m. dans le bois de Rottecorde. La déclivité est particulièrement forte à l'intérieur de ce losange de petite dimension. Les altitudes s'abaissent assez rapidement vers l'ouest en se maintenant pourtant toujours au-dessus de 500 m sur les trois quarts orientaux de la commune. Dans le tiers occidental elles plongent rapidement pour s'abaisser jusqu'à 398 m. à l’extrémité ouest du losange, en un point ainsi diamétralement opposé au point culminant. Le relief de la commune peut ainsi être décrit comme un petit amphithéâtre, le demi-cercle nord allant du bourg au bois de Rottecorde, le gradin supérieur, et le demi-cercle sud du bois de Rottecorde au Calvaire.

La géologie inclut la commune dans le massif cristallin beaujolais même si la relative modestie des altitudes la place sur les marges occidentales de ce massif. Le socle granitique est dans ce secteur parcouru de cassures orientées de façon à peu près orthogonales, les unes nord-est - sud-ouest et les autres nord-ouest - sud-est et que le réseau hydrographique a d'ailleurs exploitées.

La disposition topographique et la conformation géologique décrites ci-dessus impliquent un drainage de la commune par les eaux courantes dirigé exclusivement vers l'ouest, direction conséquente donc puisqu'en conformité avec la pente générale de l'ensemble de la région. Le réseau hydrographique est d'ailleurs d'une grande simplicité à l'intérieur de cette aire exiguë : un ruisseau coulant d'est en ouest (une « goutte » pour employer un terme usité dans la région) forme l'axe de la commune ; né sur les pentes du bois de Rottecorde il coule entre le bourg et le Calvaire et il est tributaire du Chandonnet, cours d'eau qui constitue sur tout le côté sud-ouest du losange la limite avec la commune de Cuinzier. Le Chandonnet ici proche de sa source n'a encore qu'un débit modeste; mesuré en 2005 dans le secteur qui nous occupe à la limite de Cuinzier et d'Arcinges il n'est encore que de 7,5 l./s., l'étiage quinquennal ne dépassant pas 4 l./s..

Avec 124 hectares de forêt la commune d'Arcinges affiche un taux de boisement de 36 % qui est loin d'être négligeable au regard de la moyenne régionale mais à rapprocher de la couverture forestière nettement plus forte des communes voisines dont l'altitude moyenne est plus forte : 51 % à Écoche, 52 % au Cergne. Comme on pouvait s'y attendre ce sont les secteurs les plus élevés qui connaissent la couverture forestière la plus importante avec en premier lieu le bois de Rottecorde qui occupe une grande partie de l'est de la commune et en second lieu la colline du Calvaire.

Arcinges peut être définie comme une commune retirée mais non enclavée : aucune voie de communication importante ne la dessert mais elle n'est guère éloignée de la route départementale 70 relativement passante qui par Cours, Cuinzier (distant de 3 km seulement) et Charlieu unit le Haut Beaujolais à la plaine de la Loire. D'autre part, la commune constitue un modeste nœud routier puisqu'elle est desservie à la fois par la D 48 qui relie Le Cergne à Saint-Denis-de-Cabanne et par la longue D 39 (qui traverse tout le nord du département de la Loire) qui l'unit d'un côté à Belmont-de-la-Loire par le Croix de la Fin et d'un autre à Cuinzier, ces deux petites départementales se confondant sur un km entre le village Bouillon et le bourg. Enfin, dans le secteur du bois de Rottecorde, à l'est de la commune, la D 45 qui conduit d'Écoche au Cergne effleure son territoire sur environ 1 km à partir du lieu-dit le Coucou. Aucun service d'autocar ne dessert la commune mais une ligne régulière reliant Charlieu à Thizy-les-Bourgs dessert quotidiennement Cuinzier à quelques kilomètres de là. La gare ferroviaire de Roanne sur la ligne de Lyon à Paris est accessible en 26 km mais la plus proche est celle de Chauffailles sur la ligne de Lyon à Paray-le-Monial, à 13 km seulement.

Arcinges est une commune où l'effondrement du nombre d'habitants avait été un des plus forts de la région entre le milieu du XIXe siècle et le troisième quart du XXe. L'exode rural induit par la révolution industrielle (l'essor de l'activité textile dans le Roannais) s'est déclenché très tôt dans cette localité géographiquement un peu retirée et a sévi plus fortement que dans maintes communes voisines. Le maximum démographique fut précocement atteint en 1856 avec 631 habitants. Le déclin qui s'ensuivit, longtemps modéré, s'accéléra à partir du début du XIXe siècle, fut encore renforcé par la Première Guerre mondiale et se prolongea jusqu'à la fin du XXe siècle vidant finalement la commune des 4/5 de sa population puisqu'il ne restait plus que 122 personnes à Arcinges en 1990. Fort heureusement depuis 35 ans un net redressement s'est produit, limité pourtant comme ailleurs dans le rural profond, et la commune rassemble aujourd'hui 205 personnes. Arcinges reste ainsi malgré tout une des plus petites communautés municipales de la région.

La distribution de la population à l'intérieur de la commune correspond au schéma propre aux régions de demi-bocage, à savoir une nette dispersion de l'habitat. Le bourg ne rassemble qu'une part restreinte de la population et l'habitat se disperse en un certain nombre d'écarts plus ou moins importants. Les plus gros hameaux sont Patural, Tupinet et le village Bouillon, Fagot. D'autres lieux-dits, groupant parfois un petit nombre d'habitations, sont assez également répartis à l'intérieur du territoire communal et ont pour noms la Croix de la Fin, le Coucou, la Forêt, les Pins, les Grandes Gouttes, le Calvaire, la Scie, Pont Chambost, les Pélonières, la Seigne, le Forestier, Trévandré, Toraro, Foncomtal.

Comme on peut s'y attendre s'agissant d'une très petite commune l'activité économique est réduite : une seule exploitation agricole reste en activité tandis que l'artisanat est représenté par deux entreprises seulement : une menuiserie au bourg et une activité de sciage et rabotage du bois aux Grandes Gouttes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mars Écoche Rose des vents
N
O    Arcinges    E
S
Cuinzier Le Cergne

Histoire[modifier | modifier le code]

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Archingiis (1096).

Toponyme d'origine burgonde, franquisé, composé de Erkin et du suffixe ingas (le domaine de), signifiant « le domaine de Erkin », « l'inviolable »[1].

Vocable ou paroisse[modifier | modifier le code]

Reinerius de Archingiis dans le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon (1096). La paroisse dépendait du diocèse de Mâcon, mais c'est le prieur de Charlieu qui nommait la Cure. L'église actuelle, construite à l'emplacement de la chapelle de la maison forte, date de 1840.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Henri Grosdenis[2] DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 209 habitants[Note 1], en augmentation de 6,09 % par rapport à 2011 (Loire : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540410517493520566568621628
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
631596602582575558568571527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
534523434346321278260213221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
180155131135122134167194208
2016 - - - - - - - -
209--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La bibliothèque d'Arcinges : un grand nombre de livres divers et variés de tous genres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mario Rossi - Les noms de lieux du Brionnais-Charolais, page 132.
  2. Arcinges, association des maires de France, consulté le 13 mars 2015
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • SARRY Alain, Une pierre à bassin à Arcinges, dans le département de la Loire, p. 19-24 dont 2 planches dans bulletin de la Société Préhistorique de la loire, no 24, Roanne, 1984, 65p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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