Marin-Marie

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Marin-Marie
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Naissance
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Marin-Marie, pseudonyme de Marin Marie Paul Emmanuel Durand Couppel de Saint-Front, né le à Fougerolles-du-Plessis (Mayenne) et mort le à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche), est un écrivain et peintre de marine français.

Origine[modifier | modifier le code]

La maison de Marin-Marie, île de Chausey.

Son pseudonyme vient de Marin (Marin Durand Couppel de Saint-Front), son prénom, et de Marie, son second prénom et celui de sa mère, morte en 1913. Marin-Marie est né en Mayenne, à Fougerolles-du-Plessis, dans une famille bourgeoise habitant le manoir de Clairefontaine. Il est influencé par sa mère, artiste peintre, élève d'Henri Harpignies, et par la découverte des îles Chausey où son père, passionné de navigation, l'initie dès son plus jeune âge à la mer. Il défendit toute sa vie le statut territorial de l'île de Chausey et les droits de ses pêcheurs. Son père pousse trois de ses quatre fils à se lancer dans la marine.

Il partage sa vie entre Chausey et Saint-Hilaire-du-Harcouët où il réside.

Parcours d'artiste[modifier | modifier le code]

Jeunesse et service militaire[modifier | modifier le code]

Étudiant à Rennes, il devient docteur en droit. Il suit le soir les cours de l'École des beaux-arts de Paris. En 1923-1924, il expose à la Galerie Devambez à Paris. Il fait son service militaire sur le Pourquoi pas ? du commandant Charcot chargé de missions de recherche et de sauvetage sur la banquise arctique. Il est matelot sans spécialité en 1925 sur le navire du commandant Charcot. Les deux hommes se lient d'une profonde amitié. Charcot surnomme Marin Durand « Marand Durin ». Il demande à rester non plus comme soutier, mais comme caméraman. Il dessine des carnets de croquis au cours de deux expéditions, et expose avec Foujita et Maurice Utrillo. Il réalise alors un film et rapporte de ces expéditions une quinzaine de carnets de croquis qui lui permettront de réaliser des toiles.

La vie civile[modifier | modifier le code]

De retour à la vie civile en 1927, il peint et il expose. Il épouse Germaine Fauchon Villeplée. Ils partent en voyage de noces sur le Rose-Marine pour une croisière en mer d'Irlande Marin-Marie travaille aussi dans l'affaire de son beau-père, à Ivry[Lequel ?]. Il fera la connaissance de son compatriote Alain Gerbault sur les pontons de Granville et voue une réelle admiration pour Joshua Slocum.

L'homme de la mer et l'ingénieur[modifier | modifier le code]

Il est passionné de yachting, de régates, et par la navigation solitaire. Marin-Marie effectue la traversée de l'Atlantique sur Winibelle II en mai 1933, au départ de Douarnenez où il fait l'essai des trinquettes jumelles pour naviguer sans barrer vers Madère, la Martinique, et New York où il arrive le . Il est le deuxième français, après Alain Gerbault, autre natif de la Mayenne, à traverser l’Atlantique à la voile en solitaire. Puis il embarque sur la vedette L'Arielle en 1936, où il effectue une autre performance en effectuant la traversée de l'Atlantique en 19 jours à partir de New York sur une vedette à moteur diesel. Il est un des rares français à obtenir la Blue Water Medal pour cette traversée en solitaire.

Ces passions se conjuguent avec sa vie de peintre, d'inventeur, de créateur en esthétique industrielle et navale. Consultant pour la Compagnie générale transatlantique, qui a mis en chantier à Saint-Nazaire le T6, futur Normandie, il en redessinera notamment les cheminées, au profilage aérodynamique très caractéristique et en fera ajouter une troisième, factice et contenant uniquement le chenil, pour équilibrer la silhouette de ce paquebot qui fut un chef-d'œuvre de la construction navale.

Marin-Marie participe aussi à de nombreuses expositions dans des galeries. Il partage son temps entre Paris, Saint-Hilaire-du-Harcouët, Fougerolles-du-Plessis et Chausey, où il revient toujours. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1935. Sa famille partage avec deux autres familles dont celle de Louis RENAULT (automobiles), la propriété des iles Chausey. Après la seconde guerre mondiale, il fera venir M. Gérouard, un natif de Fougerolles-du-Plessis comme lui, pour exploiter la ferme de l'île.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisé comme officier de réserve Interprète et du Chiffre (O.R.I.C.), il est embarqué en 1940 sur le cuirassé Strasbourg, et témoin de la destruction d'une partie de la flotte française par les Britanniques à Mers el-Kébir (il est décoré de la Croix de guerre à l'ordre de la Division le 22 juillet 1940). Deux mois plus tard, à bord du contre-torpilleur Le Fantasque, il assiste à la tentative britannico-gaulliste de débarquement de Dakar. À partir de 1942, il ne fait plus que quelques croisières comme peintre de la Marine ou avec sa famille. Il est décoré par le régime de Vichy de la Francisque, de même que son frère Yves-Marie, capitaine de frégate.

L'écrivain et peintre de marine[modifier | modifier le code]

En 1945 Marin-Marie publie, en anglais, Wind aloft-wind alow, récit illustré de ses deux traversées en solitaire, et participe régulièrement aux Salon de la Marine. Il a utilisé toutes sortes de techniques picturale : l'huile, la gouache, le dessin, l'aquarelle. Il a illustré des ouvrages, et réalisé des affiches. Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1950. En 1957, il fait paraître l'ouvrage Grands coureurs et plaisanciers. À la fois témoin et acteur direct, il brosse la fresque de l'âge d'or du yachting et des premières navigations en solitaire. Il effectue un dernier grand voyage à Bora-Bora, en 1969, qui lui permettra de rejoindre son fils Yves Durand Couppel de Saint-Front et de peindre à ses côtés les paysages polynésiens. Il meurt en 1987 dans sa maison de Saint-Hilaire-du-Harcouët, titulaire de nombreuses distinctions tant dans le domaine maritime qu'artistique. Ayant navigué sur tous les types de navire, il restera un témoin majeur de l’histoire de la marine française. Il avait été promu commandeur de l'Ordre du Mérite maritime et de l'Ordre des Arts et des Lettres. Une exposition lui a été consacrée au Musée national de la Marine du 21 septembre 1989 au 26 novembre 1989.

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Marin-Marie 1901-1987, carnets de dessins, Gallimard, collection Nouveaux Plaisirs
  • Vent dessus, vent dedans, édité seulement en anglais en 1945, puis chez Gallimard en 1989.
  • Livre d'Or du yachting
  • Le ciel et la mer, avec la collaboration de Pierre Sizaire
  • Grands coureurs et plaisanciers, 1re édition de 1957, 205 exemplaires, réédité en 2003.
  • Roger Vercel, Pêcheurs des quatre mers, 1957
  • Édouard Peisson, Gens de mer

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]