Marie-Louise d'Orléans

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Marie-Louise d'Orléans
Marie-Louise d'Orléans par Louis-Ferdinand Elle le Vieux, Musée national du château de Versailles.
Marie-Louise d'Orléans par Louis-Ferdinand Elle le Vieux,
Musée national du château de Versailles.
Titre
Reine consort d'Espagne, de Naples et de Sicile

(9 ans, 2 mois et 24 jours)
Prédécesseur Marie-Anne d'Autriche
Successeur Marie-Anne de Neubourg
Duchesse de Bourgogne, de Milan, de Brabant, de Luxembourg et de Limbourg et comtesse de Flandre

(9 ans, 2 mois et 24 jours)
Prédécesseur Marie-Anne d'Autriche
Successeur Marie-Anne de Neubourg
Biographie
Dynastie Maison d'Orléans
Date de naissance
Lieu de naissance Palais-Royal, Paris (France)
Date de décès (à 26 ans)
Lieu de décès Alcázar royal, Madrid (Espagne)
Sépulture Escurial
Père Philippe d'Orléans
Mère Henriette d'Angleterre
Conjoint Charles II d'Espagne
Religion Catholicisme
Résidence Alcázar royal de Madrid

Marie-Louise d'Orléans
Reines consorts d'Espagne

Marie-Louise d'Orléans, dite « Mademoiselle d'Orléans » ou simplement « Mademoiselle »[1] est une princesse française, née le à Paris et morte le à Madrid. Elle fut reine consort d'Espagne, de Sicile et de Naples, duchesse de Bourgogne, de Milan, de Brabant, de Luxembourg et de Limbourg et comtesse de Flandre par son mariage avec le dernier roi issu de la branche espagnole de la maison de Habsbourg, Charles II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fille de Philippe Ier, duc d’Orléans et de sa cousine et première épouse Henriette d'Angleterre, elle descend à la fois des familles royales française et anglaise. Elle a pour grands-parents paternels Louis XIII de France et Anne d’Autriche. Ses grands-parents maternels sont Charles Ier d'Angleterre et Henriette de France.

Louis XIV est son oncle paternel et parmi ses oncles maternels figurent les rois Charles II et Jacques II d'Angleterre.

Enfant joyeuse et charmante, elle est la préférée de son père, et passe aussi beaucoup de temps avec ses grand-mères. Lorsqu'Anne d'Autriche meurt en 1666, elle laisse une belle fortune à sa petite-fille. Si sa mère avait voulu la "jeter à la rivière" à la naissance car ce n'était pas un garçon, elle trouvera une seconde mère débordante d'affection en la personne de sa belle-mère Élisabeth-Charlotte de Bavière.

Reine consort d'Espagne[modifier | modifier le code]

En 1679, elle devient la première épouse de Charles II d'Espagne. Louis XIV souhaite maintenir son beau-frère, dernier héritier d'une lignée ruinée par les unions consanguines, jugé débile et en fin de vie, sous influence française. N'ayant pas de fille, il lui propose sa nièce.

Effrayée à l'idée d'être unie avec un homme victime d'une lourde hérédité et vivant dans une cour sinistre, l'adolescente se jette en public aux pieds de son oncle pour qu'il renonce à ce projet : le Roi feint de croire à une farce et réplique non sans ironie qu'il n'était pas digne que la « reine catholique » (surnom des souveraines espagnoles) se jette aux pieds du « roi très chrétien » (surnom des rois de France). Voulant la raisonner, il lui demande également si elle pense qu'il aurait pu trouver meilleur mariage pour sa propre fille, ce à quoi Marie-Louise répond "Non, mais vous auriez pu pour votre nièce". La jeune femme a de quoi être effrayée, l'étiquette espagnole étant encore plus codifiée et restrictive qu'en France, les reines espagnoles étant notamment servies à genoux.

Bien qu’elle soit réputée pour sa beauté lors de son mariage, son union sans amour avec le roi d’Espagne est pour elle cause de dépression et d’une obésité morbide. En butte à l'hostilité de la Cour qui manipule le faible souverain et le monte contre son épouse, elle tombe quand même enceinte mais ne mène pas sa grossesse à terme. Le couple demeure donc sans enfants, et le roi n’en aura pas davantage avec sa seconde épouse, Marie-Anne de Neubourg.

Comme sa mère, elle meurt à l'âge de 26 ans. Des rumeurs non confirmées dirent qu’elle avait été empoisonnée à l’instigation de sa belle-mère, la reine douairière Marie-Anne d'Autriche, parce qu’elle n’avait pas eu d’enfant[2], mais aussi que l'amour que lui portait le roi risquait de détacher celui-ci de l'alliance autrichienne alors que débutait la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Saint-Simon attribue cet empoisonnement à Olympe Mancini. Les morts prématurées et suspectes donnaient souvent lieu au Grand siècle à des rumeurs infondées et Marie-Louise est plus vraisemblablement morte d'une intoxication alimentaire[3].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En tant qu'aînée des princesses du sang et des nièces du roi.
  2. Saint-Simon,Mémoires, année 1697[réf. insuffisante].
  3. Claude Dulong, Marie Mancini, Perrin 1993, p.320.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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