Conseil aulique

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Conseil aulique signifie conseil de la cour. On appelait ainsi dans le Saint-Empire romain germanique un Conseil particulier (en allemand : Reichshofrat) que présidait l'empereur et qui était chargé d'exercer en son nom les droits impériaux. Il donnait l'investiture aux comtes et aux barons du Saint-Empire ; il jugeait en dernier ressort toutes les causes féodales qui avaient pour objet un fief, ainsi que celles qui concernaient les affaires d'Italie.

Les États n'avaient droit de recours à la diète que quand l'arrêt du Conseil pouvait produire un grief commun à tout l'empire. Le droit de surveillance sur ce tribunal appartenait au Prince-Électeur de Mayence, premier conseiller de la Diète d'Empire. Ce Conseil, établi en 1501 par l'empereur Maximilien Ier du Saint-Empire, empiéta peu à peu sur les droits des États ; à l'époque du traité de Westphalie il était devenu un pouvoir redoutable entre les mains des empereurs. Le Conseil aulique a été conservé au XIXe siècle dans l'empire d'Autriche, mais il n'avait plus son importance première. Il resta jusqu'à la fin du XVIIIe siècle un moyen pour le Habsbourg d'affirmer leur autorité morale dans l'Empire[1].

Conseil aulique de Bavière[modifier | modifier le code]

En Bavière, les ducs puis rois de Bavière étaient assistés d'un Conseil aulique. Celui-ci avait un rôle comparable aux cabinets ministériels.

Généralisation[modifier | modifier le code]

D'une manière plus générale, « aulique » signifie « qui se rapporte à la cour » (royale, impériale) ; par exemple « l'art aulique sous les Carolingiens ».

Lieu[modifier | modifier le code]

Le Conseil aulique avait son siège à Korbach[2], Mayence[3] ou Vienne[4],[5],[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bérenger, Histoire de l'empire des Habsbourg, Fayard 1990, rééd. Tallandier 2012 T.I p. 276
  2. K. de Putter, Histoire universelle, depuis le commencement du monde jusqu'à présent, Moutard, 1787
  3. Gottfried Wilhelm Leibniz, F. Didot Frères, Fils et Cie, 1875[1]
  4. Mathieu-Antoine Bouchaud et Pierre-Toussaint Durand de Maillane, Dictionnaire universel raisonné de justice naturelle et civile, Imprimerie de M. De Felice, 1777
  5. Paul F. Grendler, Renaissance Society of America, Encyclopedia of the Renaissance: Galen-Lyon, Scribner's published, 1999
  6. Armor Branch, Armor, Volume 62, U.S. Army Armor School, 1953
  7. Friedrich Giese, Staatsrecht: Grundlagen — Deutsche Verfassungen Ausländische Verfassungssysteme, Springer-Verlag, 2016

Source[modifier | modifier le code]

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