Marcelle Ferron

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La mezzanine de la station Champ-de-Mars, avec un vitrail de Marcelle Ferron

Marcelle Ferron, née le à Louiseville et décédée le à Montréal, est une peintre québécoise. Figure importante sur la scène de l’art contemporain du Québec, elle s'est spécialisée au cours de sa carrière dans le vitrail.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Louiseville au Québec, elle fut assez tôt un membre du mouvement d'art des Automatistes, fondé par Paul-Émile Borduas. Elle signa un manifeste, le Refus global, un événement décisif pour la scène culturelle du Québec en 1948. Cependant, elle n'exposa avec eux que tardivement, à partir de l'exposition « Les étapes du vivant » 1951.

En 1953, elle s'installe à Paris, où elle produit pendant treize années dans le dessin et la peinture, tout en s’introduisant à l’art du vitrail, grâce auquel elle deviendra plus connue.

L’un de ses vitraux les plus célèbres est celui de la station de métro Champ-de-Mars de Montréal. Ce fut l'une des premières œuvres non figurative à être installée dans le métro. En défiant le style didactique présent des autres œuvres de cette période, elle mit en évidence un écart important dans l'art public du métro de Montréal. Ce vitrail est vu comme une dénonciation des politiques artistiques de Robert Lapalme, directeur artistique de l’époque, tout comme un flambeau pour l’Automatisme.

D’autres œuvres peuvent être vues à la station Vendôme, à l’Hôpital Sainte-Justine, et au siège social de l'OIAC à Montréal ; à la Place du Portage à Gatineau au Québec, au tribunal de Granby au Québec et au pavillon Samuel-Bronfman de l'Université Concordia.

Une œuvre située à la bibliothèque de l'Université Bishop's (John Bassett Memorial Library), Lennoxville, a été proposée par le comité du statut de la femme de l'Université. Il s'agit d'un vitrail commémorant les victimes de la tuerie de l'École polytechnique en 1989. Ce vitrail fut inauguré le 6 décembre 1991, soit deux ans après les événements.[1]

Elle est la sœur des écrivains Jacques (1921-1985) et Madeleine Ferron (1922- 2010) et du médecin et humaniste Paul Ferron (1926-)[2],[3].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Retour d'Italie nº 2, huile sur toile, 72,4 x 91,7 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec.[4]
  • Kanaka, 1962, huile sur toile, 201,5 x 171 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec.[5]

Vitraux[modifier | modifier le code]

  • [Monument permanent à la mémoire des six millions de victimes juives de l'holocauste = The Permanent Memorial for the Six Million Jewish Martyrs of the Nazi Holocaust], vitrail, 548,64 x 213,36 cm, situé dans le hall d'entrée, 1590 Dr. Penfield Avenue,Pavillon Samuel-Bronfman, Université Concordia (campus Sir-George-Williams). Don du Congrès juif canadien.[6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Consulter la bibliographie consacrée à Marcelle Ferron au centre de documentation Artexte : http://e-artexte.ca/view/artists/Ferron,_Marcelle.html.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr+en) Bishop's University Collection: An Art Conrpendium = La collection de l'Université Bishop's : un abrégé de I'art, , 29-30 p. (ISBN 0-92-0917-15-1, lire en ligne)
  2. Le Devoir. Décès du Dr Paul Ferron. Le 22 août 2007.
  3. Gauvreau, Luc. Décès du médecin Paul Ferron (1926-2007). Le 20 août 2007.
  4. (fr) « Retour d'Italie nº 2 », sur Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) (consulté le 4 mars 2017)
  5. (fr) « Kanaka », sur Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) (consulté le 4 mars 2017)
  6. « Marcelle Ferron », sur www.concordia.ca (consulté le 13 mars 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]