Marcelle Ferron

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La mezzanine de la station Champ-de-Mars, avec un vitrail de Marcelle Ferron

Marcelle Ferron, née le à Louiseville et décédée le à Montréal, est une artistepeintre québécoise. Figure importante sur la scène de l’art contemporain du Québec, elle s'est spécialisée au cours de sa carrière dans le vitrail.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le 29 janvier 1924, à Louiseville (Mauricie) au Québec, Marie Valida Marcelle est la fille du notaire Joseph-Alphonse Ferron et d'Adrienne Caron[1]. Cette famille compte aussi le Dr Jacques Ferron, l'écrivaine Madeleine Ferron et le Dr Paul Ferron.

Elle fut assez tôt un membre du mouvement d'art des Automatistes, fondé par Paul-Émile Borduas. Elle signa un manifeste, le Refus global, un événement décisif pour la scène culturelle du Québec en 1948. Cependant, elle n'exposa avec eux que tardivement, à partir de l'exposition « Les étapes du vivant » 1951.

En 1953, elle s'installe à Paris, où elle produit pendant treize années dans le dessin et la peinture, tout en s’introduisant à l’art du vitrail, grâce auquel elle deviendra plus connue.

L’un de ses vitraux les plus célèbres est celui de la station de métro Champ-de-Mars de Montréal. Ce fut l'une des premières œuvres non figurative à être installée dans le métro. En défiant le style didactique présent des autres œuvres de cette période, elle mit en évidence un écart important dans l'art public du métro de Montréal. Ce vitrail est vu comme une dénonciation des politiques artistiques de Robert Lapalme, directeur artistique de l’époque, tout comme un flambeau pour l’Automatisme.

D’autres œuvres peuvent être vues à la station Vendôme, à l’Hôpital Sainte-Justine, et au siège social de l'OIAC à Montréal ; à la Place du Portage à Gatineau au Québec, au tribunal de Granby au Québec et au pavillon Samuel-Bronfman de l'Université Concordia.

Une œuvre située à la bibliothèque de l'Université Bishop's (John Bassett Memorial Library), Lennoxville, a été proposée par le comité du statut de la femme de l'Université. Il s'agit d'un vitrail commémorant les victimes de la tuerie de l'École polytechnique en 1989. Ce vitrail fut inauguré le 6 décembre 1991, soit deux ans après les événements.[2]

Elle est la sœur des écrivains Jacques (1921-1985) et Madeleine Ferron (1922- 2010) et du médecin et humaniste Paul Ferron (1926-)[3],[4].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Triste lyrisme, 1947-48, huile sur toile, collée sur contre-plaqué, 54.7 x 64.8 cm, Musée des beaux-arts du Canada.[5]
  • Retour d'Italie nº 2, 1954, huile sur toile, 72,4 x 91,7 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec.[6]
  • Syndicat des gens de mer, 1954, huile sur toile, 166.5 x 196.8 cm, Musée des beaux-arts du Canada.[7]
  • Consonnes sifflantes, 1961, huile sur toile, 161.9 x 130.3 cm, Musée des beaux-arts du Canada.[8]
  • Kanaka, 1962, huile sur toile, 201,5 x 171 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec.[9]

Vitraux[modifier | modifier le code]

  • [Monument permanent à la mémoire des six millions de victimes juives de l'holocauste = The Permanent Memorial for the Six Million Jewish Martyrs of the Nazi Holocaust], vitrail, 548,64 x 213,36 cm, situé dans le hall d'entrée, 1590 Dr. Penfield Avenue,Pavillon Samuel-Bronfman, Université Concordia (campus Sir-George-Williams). Don du Congrès juif canadien.[10]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Consulter la bibliographie consacrée à Marcelle Ferron au centre de documentation Artexte : http://e-artexte.ca/view/artists/Ferron,_Marcelle.html.

  • Enright, Robert, traduction de Mariève Laneville. Marcelle Ferron: papiers, 1945-2000 = Marcelle Ferron : paperworks, 1945-2000. Montréal : Éditions Simon Blais, 2011. (ISBN 9782923751016)
  • Ferron, Marcelle, correspondance avec Jacques, Madeleine, Paul et Thérèse Ferron ; textes choisis et présentés par Babalou Hamelin ; postface de Denise Landry. Le droit d’être rebelle. Montréal : Boréal, 2016. (ISBN 9782764624562)
  • Lambton, Gunda. Stealing the Show: Seven Women Artists in Canadian Public Art. Montréal : McGill-Queen’s University Press, 1994. (ISBN 9780773511897)
  • Lussier, Réal, avec la collaboration de Rose-Marie Arbour, France Vanlaethem et Louise Vigneault. Marcelle Ferron. Montréal : Musée d’art contemporain de Montréal, 2000. (ISBN 2551199700)
  • Trépanier, Esther, dir. Femmes artistes du XXe siècle au Québec: œuvres du Musée national des beaux-arts du Québec. Québec : Musée national des beaux-arts du Québec /Publications du Québec, 2010. (Collection Arts du Québec) (ISBN 9782551198573)

Thèses et mémoires[modifier | modifier le code]

  • Blanchard-Pilon, Jacinthe. Entre la fuite et l'exil : réception, circulation et reconnaissance des artistes non figuratifs du Québec au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée de la Province et à la Galerie nationale du Canada (1955-1960), Mémoire de M.A. (Université du Québec à Montréal). 2016. http://www.archipel.uqam.ca/8466/.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec (Collection Drouin), 1621 à 1968
  2. (fr+en) Bishop's University Collection: An Art Conrpendium = La collection de l'Université Bishop's : un abrégé de I'art, , 29-30 p. (ISBN 0-92-0917-15-1, lire en ligne)
  3. Le Devoir. Décès du Dr Paul Ferron. Le 22 août 2007.
  4. Gauvreau, Luc. Décès du médecin Paul Ferron (1926-2007). Le 20 août 2007.
  5. « Triste lyrisme »
  6. « Retour d'Italie nº 2 », sur Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) (consulté le 4 mars 2017)
  7. « Syndicat des gens de mer »
  8. « Consonnes sifflantes »
  9. « Kanaka », sur Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) (consulté le 4 mars 2017)
  10. « Marcelle Ferron », sur www.concordia.ca (consulté le 13 mars 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]