Jean-Paul Mousseau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean-Paul Mousseau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jean-Paul Mousseau, né à Montréal le sous le nom Jean-Paul-Armand Mousseau[1], et décédé dans la même ville le à l'âge de 64 ans, est un peintre québécois. Il fut un élève de Paul-Émile Borduas et un membre des Automatistes, proche du mouvement libertaire[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

À l'âge de treize ans, Jean-Paul Mousseau a commencé à s'intéresser à la peinture alors qu'il était étudiant au Collège Notre-Dame de Montréal, avec le Frère Jérôme comme tuteur, de 1940 à 1945. Peu après, il s'inscrit à l'École du Meuble de Montréal où il étudie avec Paul-Émile Borduas. Il devient membre du groupe que l'on connaît maintenant sous le nom d'Automatistes. En 1948, il appose sa signature au fameux manifeste Refus global.

Il est membre fondateur de l' Association des artistes non-figuratifs de Montréal. Il a créé des murales pour Hydro-Québec ainsi qu'au Métro Peel de Montréal. Il épouse l'actrice québécoise Dyne Mousso en 1949 et est le père de l'actrice Katerine Mousseau.

Il prit une nouvelle direction à la fin des années 1950 et devint l’un des premiers artistes du Québec à trouver la nécessité d’intégrer l'art dans l'environnement urbain. Ses plus importantes contributions sont des peintures murales originales et d'autres collaborations avec des architectes.

Cercles, à la station de métro Peel

Jean-Paul Mousseau effectua un travail important dans le métro de Montréal. Il tomba en désaccord avec le premier directeur artistique du métro, Robert Lapalme, qui insistait pour que l'art figuratif du métro représente l'histoire de Montréal et soit financé par des entreprises au moyen de la publicité. Mousseau souhaitait ouvrir les portes à l'art non figuratif intégré dans l'architecture en comptant les dépenses dans le budget de construction. Lapalme ne céda jamais pour le réseau initial, excepté pour deux ouvrages (les cercles de Mousseau à la station Peel et les vitraux de Marcelle Ferron au Champ-de-Mars) qu'il a toujours regrettés.

Mousseau succéda à Lapalme comme directeur artistique, et son influence marqua tout le reste du réseau, comprenant des travaux étourdissants d'art non figuratif intégrés à l'architecture. La plupart des œuvres d’art étaient planifiées en accord avec les architectes, mais beaucoup l’étaient par les architectes eux-mêmes.

Opus 74, à la station de métro Viau

Les œuvres de Mousseau dans le métro incluent aussi la peinture murale Opus 74 à la station Viau, deux peintures murales à Honoré-Beaugrand et une peinture murale à Square-Victoria.

Par l'intermédiaire du designer Léonard Garneau, responsable de l'aménagement intérieur du Centre d'arts d'Orford, il y conçut des modules d'éclairage pour la salle de concert Gilles-Lefebvre. Ses travaux sont aussi visibles aux Aéroports de Montréal et dans plusieurs tours à bureaux de Montréal.

Le fonds d'archives de Jean-Paul Mousseau (P881)[3] est conservé au centre d'archives de Montréal de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Arts graphiques[modifier | modifier le code]

  • Sans titre, 1946, encre et aquarelle sur papier collé sur carton, 27,3 x 37,5 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[4].
  • Sans titre, 1946, encre sur papier collé sur carton enduit de gouache blanche, 10 x 15,3 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[5].
  • On construira quatre ponts, 1947, encre, gouache et pastel sur papier collé sur carton, 30,4 x 45,3 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[6].
  • Sans titre, 1947, encre sur papier, 22,5 x 30,2 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[7].
  • Sans titre, 1948, gouache sur papier collé sur carton, 48,2 x 61,3 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[8].
  • Au soir de la rue, Katherine rêvait d'orange, 1949, encre sur papier, 27 x 20,5 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[9].
  • Abstraction 1, 1951, huile sur toile, 101,7 x 76,3 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[10].
  • Couleur vapeur, de l'album «Sans titre», 1956, sérigraphie, 9/50, 66,5 x 51 cm (papier); 51,3 x 36 cm (image), Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[11].
  • Spectrum 6, 1958, pastel à l'huile et pastel sec sur carton collé sur panneau de fibre de bois, 101,5 x 76,2 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[12].

Arts décoratifs[modifier | modifier le code]

  • Lampe, 1960, fibre de verre et métal, 151,5 x 41,5 x 40 cm, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec[13].

Expositions[modifier | modifier le code]

Institutions possédant des œuvres de Mousseau[modifier | modifier le code]

Lumière et mouvement dans la couleur, siège social d'Hydro-Québec

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Mousseau sur L'Encyclopédie canadienne
  2. Michel Nestor, Sur les traces de l’anarchisme au Québec : les années 1950, Ruptures, no 6, printemps 2006, texte intégral.
  3. Fonds Jean-Paul Mousseau (P881) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  4. « Sans titre - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  5. « Sans titre - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  6. « On construira quatre ponts - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  7. « Sans titre - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  8. « Sans titre - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  9. « Au soir de la rue, Katherine rêvait d'orange - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  10. « Abstraction 1 - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  11. « Couleur vapeur, de l'album «Sans titre» - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  12. « Spectrum 6 - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  13. « Lampe - Mousseau, Jean-Paul », sur Collections | MNBAQ (consulté le 27 mars 2020)
  14. Landry, Pierre, 1957-, Gagnon, François-Marc, 1935-, Mousseau, Jean-Paul, 1927-1991. et Musée d'art contemporain de Montréal., Mousseau, Musée d'art contemporain de Montréal, [1996?] (ISBN 2551171016 et 9782551171019, OCLC 35975715, lire en ligne)
  15. « Jean-Paul Mousseau | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 3 février 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]