Liberec

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Liberec
Blason de Liberec
Héraldique
Drapeau de Liberec
Drapeau
Liberec : l'hôtel de ville.
Liberec : l'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la République tchèque République tchèque
Région Flag of Liberec Region.svg Liberec
District Liberec
Maire Tibor Batthyány
Code postal 460 01
Indicatif téléphonique international +(420)
Démographie
Population 103 853 hab. (2017)
Densité 979 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 46′ 01″ nord, 15° 03′ 22″ est
Altitude 374 m
Superficie 10 610 ha = 106,1 km2
Localisation

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Liberec
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Site web Site officiel

Liberec (API : [ˈlɪbɛrɛts]Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, en allemand : Reichenberg) est une ville de la République tchèque, la capitale de la région de Liberec et le chef-lieu du district de Liberec. Sa population s'élevait à 103 853 habitants en 2017[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Liberec : panorama.

Liberec est arrosée par la Neisse — Neisse de Lusace, en tchèque : Lužická Nisa — et se trouve à 44 km au sud de Görlitz (Allemagne), à 72 km à l'est-nord-est d'Ústí nad Labem et à 89 km au nord-est de Prague[2].

La commune est limitée par Chrastava, Nová Ves et Mníšek au nord, par Bedřichov, Janov nad Nisou et Jablonec nad Nisou à l'est, par Rádlo, Jeřmanice, Dlouhý Most, Šimonovice et Proseč pod Ještědem au sud, et par Světlá pod Ještědem et Kryštofovo Údolí à l'ouest. Par ailleurs, la commune de Stráž nad Nisou forme une enclave à l'intérieur de la commune de Liberec[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première référence écrite mentionnant Liberec date de 1352. Liberec n'est alors qu'un gué sur la route commerciale nord-sud, halte après le passage de la crête du Ještěd. Mais au XVIe siècle, la ville connaît une expansion grâce à l'industrie textile et obtient le statut de ville franche sous le règne de l'empereur Rodolphe II en 1577. Les Redern, seigneurs de Liberec-Reichenberg, doivent s'exiler à cause de leur défaite à la bataille de la Montagne Blanche.

L'essor de Liberec date des dernières décennies du XIXe siècle, lorsque la ville devient l'un des principaux centres de l'industrie textile de l'empire austro-hongrois. On la surnomme alors la « Manchester de Bohême ». Les riches entrepreneurs de la ville font bâtir de somptueuses demeures qui font encore aujourd'hui le charme du centre-ville, qui a été épargné par les destructions des deux guerres mondiales.

Située sur les territoires de la couronne de Bohême, Liberec est une ville à la population à 90 % allemande. On la connaît alors sous son nom de Reichenberg. Elle fait partie de Région des Sudètes, ces territoires épousant grossièrement la ligne des montagnes entourant le quadrilatère de Bohême, et dont la population est majoritairement de langue et de culture allemandes.

La question de l'intégration de la minorité allemande pose problème dès l'indépendance de la Tchécoslovaquie. Elle s'insère convenablement dans le jeu politique et la vie sociale tchèques dans les premières années de la République — si l'on excepte quelques troubles dans les toutes premières années du jeune État tchécoslovaque —, mais avec la crise de 1929 qui frappe plus particulièrement la région, dont l'économie reposait sur l'industrie légère, l'agriculture et le textile fortement dépendants des marchés extérieurs, la situation change. Frappés par le chômage, les Allemands des Sudètes sont une proie facile pour les nazis parvenus au pouvoir en Allemagne en 1933 et qui font ouvertement propagande pour le rattachement de Région des Sudètes au Reich, par l'entremise du chef du parti national-socialiste des Sudètes Konrad Henlein, natif de Reichenberg, et qui en fait le siège de son parti.

Vue générale depuis le beffroi de l'hôtel de ville.

Après les accords de Munich, la région des Sudètes est annexée à l'Allemagne du Troisième Reich, et Reichenberg devient la capitale du Gau du Sudetenland (Gau de la Région des Sudètes).

Pendant la guerre, la région de Liberec compte de nombreux camps[4], dépendant du camp de concentration de Flossenbürg, en ville-même[5], et à proximité, comme à Chrastava. La ville a abrité quatre camps de concentration pour les Roms[6],,[7],[8].

Après la guerre, les Allemands des Sudètes sont expulsés et la région repeuplée progressivement par des habitants venus d'autres régions tchécoslovaques.

En , les forces du Pacte de Varsovie passent par Liberec. Cette incursion dans la ville provoque la mort de neuf personnes innocentes, dont le mémorial se situe aujourd'hui à la mairie.

Population[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[9] :

Évolution démographique
1869* 1880* 1890* 1900* 1910* 1921*
22 394 28 090 30 890 34 099 36 350 34 985
1930* 1950* 1961* 1970* 1980* 1991*
38 568 56 898 66 297 72 303 97 474 101 967
2001* 2012 2014 2015 2016 2017
99 102 102 113 102 301 102 562 103 288 103 853

Transports[modifier | modifier le code]

Tramway de Liberec.
Article détaillé : Tramway de Liberec.

La ville est desservie par un réseau d'autobus ainsi que plusieurs lignes de tramway constituant un réseau de plus de 20 kilomètres.

Sport[modifier | modifier le code]

À Liberec se trouvent le club de football FC Slovan Liberec et le club de hockey HC Bílí Tygři Liberec.

Des compétitions internationales de ski nordique se déroulent régulièrement à Liberec, au point que la ville fut l'hôte des championnats du monde de ski nordique en 2009, et des Championnats du monde junior de ski nordique en 2013.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (cs) Population des communes de la République tchèque au 1er janvier 2017.
  2. Distances à vol d'oiseau ou distances orthodromiques.
  3. D'après geoportal.gov.cz.
  4. http://www.alamy.com/stock-photo-liberec-czechoslovakai-concentration-camp-33306024.html
  5. http://www.tracesofevil.com/search/label/Liberec
  6. http://www.romea.cz/en/news/czech/czech-republic-four-concentration-camps-for-roma-ran-during-wwii-in-liberec
  7. http://www.romea.cz/en/news/czech/czech-republic-four-concentration-camps-for-roma-ran-during-wwii-in-liberec-part-two
  8. http://www.rozhlas.cz/hero/cardpromo/_zprava/unknown-roma-concentration-camps-roma-prisoners-built-a-whole-district-in-liberec--1495014
  9. Český statistický úřad, Historický lexikon obcí České republiky 1869–2005, vol. I, Prague, Český statistický úřad, 2006, pp. 51-54 ; de 1869 à 1910, les recensements organisés par l'Empire d'Autriche-Hongrie sont officiellement datés du 31 décembre de l'année indiquée. — À partir de 2012, population des communes de la République tchèque au 1er janvier, sur le site de l'Office tchèque de statistique (Český statistický úřad).