Conte d'automne

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Conte d'automne
Réalisation Éric Rohmer
Scénario Éric Rohmer
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Losange
Arte France Cinéma
La Sept Cinéma
Rhône-Alpes Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 1998

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Conte d'automne est un film français réalisé par Éric Rohmer sorti en 1998. Il fait partie du cycle des Contes des quatre saisons.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Magali est viticultrice en Ardèche, veuve depuis cinq ans. Son fils a une petite amie, Rosine, avec qui elle s’entend très bien. Son amie d’enfance Isabelle met une annonce dans un journal de rencontres. Elle rencontre trois fois Gérald avant de lui avouer qu’elle est mariée et heureuse, et qu’elle souhaiterait lui présenter son amie Magali. Pendant ce temps, Rosine prépare le terrain pour lui faire rencontrer son ex-prof de philosophie et amant, Étienne. Les rencontres s’effectueront lors de la fête de mariage de la fille d’Isabelle. Il y aura peu d’atomes crochus entre Étienne (qui préfère les jeunes) et Magali, en revanche entre elle et Gérald le courant passe. Le temps d’effacer les non-dits entre elle et Isabelle, tout est bien parti.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

« De Six contes moraux en Comédies et proverbes, de Conte d'hiver en Conte d'été, il restait une inconnue, presque un tabou, dans le cinéma d'Éric Rohmer : l'âge. Comment vieillit-on au pays des gamines dialecticiennes ? [...] Mais voilà que ce Conte d'automne change la mise. Voilà que la quarantaine (féminine) bien sonnée a soudain droit de cité, mieux, elle a la vedette dans l'univers juvénile du cinéaste. [...] On vieillit donc chez Rohmer, comme partout ailleurs. Mais on vieillit bien, on vieillit drôle. C'est qu'il y a, derrière ce nouveau suspense de la parole et du sentiment, une espiègle galanterie de Pygmalion. Elle consiste à faire jouer aux deux dames le genre d'intrigue que Rohmer réserve d'habitude aux jouvencelles.
Pour Isabelle, l'incartade enivrante qui a consisté à séduire un inconnu au profit de sa copine ne s'arrête pas sans une certaine mélancolie. Un peu comme si c'était la dernière fois. Honneur au cinéaste qui parvient à le suggérer par un seul plan furtif. Magali, elle, déclare incidemment : « Les vendanges sont finies. » Peut-être, mais cette année encore le Rohmer nouveau est grisant juste ce qu'il faut. »

— Louis Guichard, Télérama, 23 septembre 1998[1]

« Dernier volet des Contes des 4 saisons, Conte d’automne est aussi le plus grave, celui où le plaisir du jeu cède la place à l’importance de l’enjeu. Sous ses apparences frivoles d’aimable marivaudage campagnard, le film démontre qu’Éric Rohmer est bien un grand cinéaste du tourment intime. »

— Frédéric Bonnaud, Les Inrocks, 23 septembre 1998[2].

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. site de Télérama, consulté le 25 septembre 2013.
  2. Cf. site des Inrocks, consulté le 25 septembre 2013