Le Souper à Emmaüs (Le Caravage, Londres)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Souper à Emmaüs (Le Caravage, Milan).
Ne doit pas être confondu avec La Cène d'Emmaüs.
Le Souper à Emmaüs
Supper at Emmaus-Caravaggio (1601).jpg
Artiste
Date
Technique
Huile sur toile
Dimensions (H × L)
139 × 195 cm
Mouvement
Localisation
Numéro d’inventaire
NG172Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Souper à Emmaüs ou la Cène à Emmaüs (en italien Cena in Emmaus) est un tableau du Caravage peint vers 1601 et conservé à la National Gallery de Londres. Il existe une seconde version de ce tableau datant de 1606 et conservée à l'Académie des beaux-arts de Brera de Milan.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce tableau est une commande originelle de Ciriaco Mattei qui débourse 150 écus pour l'acquérir auprès de Caravage[1]. La toile a d'ailleurs pu être exécutée avant 1601, l'année où le peintre séjournait dans le palazzo Mattei[1]. Comme aucun inventaire de Mattei n'en fait état par la suite, il est possible que la toile ait été rapidement rachetée par le cardinal Scipione Borghese, que Bellori désigne même par erreur comme le commanditaire[1].

Description[modifier | modifier le code]

Cette scène issue du Nouveau Testament est traitée à la lettre par Le Caravage : (Marc, 16,12) « Jésus apparut à deux de ses disciples, sous d'autres traits. » (ici, jeune et imberbe)[2]. Il est entouré de deux de ses disciples, Cléophas de dos à gauche et peut-être Philippe à droite[1] ; l'aubergiste est debout derrière à gauche, tous l'écoutent.

Une coupe à fruits semble en équilibre sur le bord de la table.

Analyse[modifier | modifier le code]

Le disciple de droite écarte les bras, rappelant le Christ en croix ; l'autre disciple, à gauche, adopte une pose de surprise, prêt à bondir. L'aubergiste, à l'écart, est dubitatif. Une volaille, en nature morte, symbolise la mort.

Parcours du tableau[modifier | modifier le code]

Grâce aux découvertes de Francesca Cappelletti et Laura Testa dans les archives Mattei, la provenance et la datation du tableau sont désormais bien connues. Une fois acquis par le cardinal Borghese, le tableau reste aux mains de sa famille jusqu'en 1801, date à laquelle il est vendu à un antiquaire français ; puis il passe en 1831 dans la collection de George Vernon (en), et enfin entre à la National Gallery de Londres en 1839[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Vordet 2010, p. 120.
  2. Michel Hilaire, Caravage, le Sacré et la Vie, Herscher, coll. « Le Musée miniature ». – 33 tableaux expliqués (ISBN 2-7335-0251-4), p. 40-41

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rossella Vodret (trad. de l'italien par Jérôme Nicolas, Claude Sophie Mazéas et Silvia Bonucci), Caravage : l’œuvre complet [« Caravaggio. L'opera completa »], Silvana Editoriale, , 215 p. (ISBN 978-88-366-1722-7), p. 126.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]