Le Crucifiement de saint Pierre

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Le Crucifiement de saint Pierre
Caravaggio - Martirio di San Pietro.jpg
Artiste
Date
Technique
Huile sur toile
Dimensions (H × L)
230 × 175 cm
Mouvement
Localisation

Le Crucifiement de saint Pierre (en italien Crocifissione di san Pietro) est un tableau de Caravage peint vers 1604[1] et conservé à l'église Santa Maria del Popolo de Rome.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce tableau a été peint pour la chapelle Cerasi de l'église Santa Maria del Popolo en même temps que La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas (1601) qui lui fait face. Il a été commandé, en 1600, par l'évêque Tiberio Cerasi, trésorier pontifical, pour la chapelle qu'il vient d'acquérir pour y être inhumé à sa mort[2]., en échange de 400 écus

Deux tableaux sont commandés à cette occasion à Caravage désigné comme « egregius in Urbe Pictor », La Conversion de saint Paul et le Crucifiement de saint Pierre, des œuvres qui devront être peintes sur bois de cyprès d'une hauteur de dix palmi. Livrées six mois plus tard, les œuvres initiales sont refusées et remplacées par des œuvres sur toiles[2]. Seule la première version de la Conversion de Saint Paul sur le chemin de Damas subsiste, dans une collection privée romaine, la 1ère version du Crucifiement de Saint Pierre est disparue.

Les œuvres de cette chapelle ne seront pas finies, à la mort du commanditaire, le 3 mai 1601, Caravage terminera les tableaux en septembre de la même année.

Description[modifier | modifier le code]

L'iconographie chrétienne, qui sert de référence au peintre pour ce tableau, est tiré des Actes de Pierre, un texte apocryphe où il est annoncé que Pierre fut crucifié la tête en bas, en signe d'humilité par rapport au Christ.

Le cadrage resserré, le décor dépouillé, le fond sombre, la scène simple et débarrassée de détails superflus ramène le spectateur à l'essentiel, à l'action elle-même, prise sur le vif.[3]

Analyse[modifier | modifier le code]

La disposition des personnages forment une sorte d'hélice, entraînant une impression de mouvement ascendant autour de la croix, en train d'être dressée. Le moment même du martyre est donc dépeint en plein action.Pierre porte son regard vers l'autel de la chapelle, extérieur au tableau, indiquant au commanditaire propriétaire de la chapelle familiale, l'unique voie du salut, dans le courant de la Contre-Réforme initiée par le Concile de Trente en réponse aux protestants et aux critiques contre l'art trop exagéré du maniérisme. Dans son propos habituel Caravage utilise des figures populaires pour incarner les tortionnaires de Pierre : les figures et les poses utilisées sont probablement celles d'ouvriers de la carrière de calcaire de San Pietro in Montorio comme le souligne Roberto Longhi dans son analyse du tableau[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sybille Ebert-Schifferer, Caravage, Paris, éditions Hazan, (ISBN 978-2-7541-0399-2), p. 293
  2. a, b et c Gérard-Julien Salvy, Le Caravage, Gallimard, coll. « Folio », 2008 (ISBN 978-2-07-034131-3), p. 140-144
  3. Laurent Bolard, Michelangelo Merisi dit Caravage, Fayard,

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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