Les Sept Œuvres de miséricorde

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Les Sept Œuvres de miséricorde
Caravaggio - Sette opere di Misericordia.jpg
Artiste
Date
Technique
Huile sur toile
Dimensions (H × L)
390 × 260r cm
Mouvement
Localisation

Les Sept Œuvres de miséricorde (en italien Sette opere di Misericordia) est un tableau du Caravage peint en 1607 et conservé au Pio Monte della Misericordia de Naples.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette œuvre fut peinte alors que Le Caravage avait fui Rome. Caravage se rend à Naples — alors sous domination espagnole, et donc hors de portée de la justice romaine — en septembre ou octobre 1606[1]. C'est une période de création très féconde, bien qu'il se trouve alors dans un environnement intellectuel très différent de celui de Rome[2].

Caravage continue de peindre des tableaux qui lui rapportent de belles sommes d'argent, dont le retable Les Sept Œuvres de miséricorde pour l'église de la congrégation du Pio Monte della Misericordia à Naples, et pour le riche Tommaso de Franchis La Flagellation du Christ, qui connaît un grand succès.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Cette toile représente les sept Œuvres de miséricorde qui sont :

  • Enterrer les morts. À l'arrière-plan deux hommes portent un mort dont on ne voit que les pieds.
  • Visiter les prisonniers et nourrir les affamés. Sur la droite une fille rend visite à son père (légende de Pero et Micon) emprisonné et lui donne le sein pour le nourrir.
  • Aider les sans-abri. Un pèlerin reconnaissable à la coquille sur son chapeau recherche un abri.
  • Visiter les malades. Le mendiant paralysé git sur le sol.
  • Vêtir ceux qui n'ont rien (comme à l'exemple de saint Martin qui a donné son manteau au mendiant nu).
  • Donner à boire à ceux qui ont soif. Samson boit de l'eau de la mâchoire d'un âne.

Interprétation[modifier | modifier le code]

La peinture a été exécutée à la demande du Pio Monte della Misericordia à Naples. Les commanditaires lui demandent de rajouter les personnages célestes de la partie supérieure gauche.

En ce qui concerne les contrastes marqués du clair-obscur («chiaroscuro») de la peinture du Caravaggio, l’historien d'art Ralf van Bühren explique la lumière brillante comme une métaphore de la miséricorde, qui «aide le public à chercher la miséricorde dans sa propre vie»[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ebert-Schifferer 2009, p. 201.
  2. Ebert-Schifferer 2009, p. 211.
  3. Bühren 2017, p. 79-80.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]