Les Nouillers

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Les Nouillers
La mairie.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Communauté de communes des Vals de Saintonge
Maire
Mandat
Stéphane Ardoin
2014-2020
Code postal 17380
Code commune 17266
Démographie
Gentilé Novelariens
Population
municipale
658 hab. (2014 en augmentation de 3,95 % par rapport à 2009)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 56″ nord, 0° 39′ 45″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 64 m
Superficie 24,15 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lesnouillers.fr

Les Nouillers est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Novelariens et les Novelariennes[1].

Par ordonnance du 31 mai 1825, la commune des Nouillers absorbe la commune du Pinier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Les Nouillers est une commune rurale dont le territoire municipal s’étend sur 24,15 km2, soit 2 415 hectares. Au nord, une zone de marais longe le cours de la rivière Boutonne qui marque la limite septentrionale de la commune. S'y jettent le Gouttemer, petit ruisseau qui longe le bourg par le sud-ouest et prend sa source au sud de la commune, et le Vivier qui dessine la limite avec la commune de Voissay au nord-est. Les Nouillers se situe ainsi dans le bassin versant de la Charente. Le relief s'élève peu à peu vers le sud en vallons et plateaux dont le point culminant atteint 64 m au sud-est du bourg, là où un parc de 5 éoliennes a été implanté en 2014[2]. Le paysage évolue entre champs ouverts et bois. Les sols sont composés de terres argilo-calcaires (groies), sablo-limoneuses (doucins) voire tourbeuses[3].

Les Nouillers est membre de la Communauté de communes des Vals de Saintonge qui a intégré la Communauté de communes du Pays Savinois en 2014. Elle relève du Canton de Saint-Jean-d'Angély, lequel a absorbé en 2015 l'ancien Canton de Saint-Savinien dont la commune faisait partie jusqu'alors. Elle se situe donc dans l'Arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, au sein du département de la Charente-Maritime, qui relève de la région Nouvelle-Aquitaine, laquelle a intégré en 2016 la région Poitou-Charentes dont il faisait jusqu'alors partie.

Le territoire de la commune est traversé d'ouest en est par la route départementale RD 739E, ancienne route nationale 739, qui relie le bourg à Tonnay-Boutonne à 6 km à l'ouest et à Saint-Jean-d'Angély à 12 km à l'est. La RD 119 vient de Torxé au nord et fusionne à l'est avec la RD 739E jusqu'à l'est du bourg où elle bifurque vers le sud en passant par Saint-Savinien-sur-Charente à 6 km. La RD 739E est aussi reliée par la RD 122E1 à Archingeay à l'ouest, par la RD 127E3 à Taillant au sud-est et par la RD 217 à Bignay à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes des Nouillers[4]
Tonnay-Boutonne Torxé Voissay
Archingeay des Nouillers[4] Bignay
Saint-Savinien Taillant

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La découverte près du village des Ouillères de deux pierres polies et d'un disque en silex a été notifiée par l'instituteur de la commune en octobre 1895[5].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un buste gallo-romain a été découvert au Port-Laroche. Il est aujourd’hui exposé au Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye[6]. Un tesson d'amphore et des aménagements en bois le long de la berge de la Boutonne ont été mis au jour en 2008 et datés d'une période allant du Ier siècle au IIIe siècle de notre ère. Il pourrait s'agir d'un moulin à eau antique[7].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, l’église est édifiée dans le style roman, dernière des églises à files de coupoles originaires du Périgord[8].

Aux XIIIe siècle et XIVe siècle, le village de la Grande Chenaudière est réputé dans toute la Saintonge pour ses ateliers de poterie[9].

Au XVe siècle, le château de Bois-Charmant est mentionné en 1408 comme appartenant à un certain Colin Mauny .

Sur cette commune se trouvait le fief de La Vialière (ou Vialère), pour qui le bailli de Taillebourg fit comparaître, en 1420, à la requête de son seigneur, Jean Isle, des témoins qui attestèrent l'ancienneté du fief dans la maison Isle. L'église conserve, sur ses murs intérieurs, la trace de plusieurs blasons (XV-XVIe s.). Celui de la famille Isle se voit sur le mur sud, disposé entre deux écussons juxtaposés, côté de la chaire ; un second, qui a gardé ses couleurs, "d'argent à trois roses de gueules boutonnées et feuillées de sinople, posées 2 et 1", se trouve sur un pilier près de la rampe de la tribune. Un document de 1473 précise que le tombeau des Isle est devant le maître-autel.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10],[11]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 ... Pierre Gillot    
... ... Joseph Charrié,    
dès 1803 1807 Désiré Fonteneau   (1772-1808)
1808 1834 Jean-Joseph Jouneau[Note 1] Droite (1756-1837) père de Henri-Adam Jouneau
1834 1840 Henri-Adam Jouneau   (1779-1840) fils de Jean-Joseph Jouneau
1841 1847 Joseph-Théodat de Sossiondo    
1848 1852 Jean Bertet    
1852 1865 Étienne Martin    
1865 1870 François Fraprie   (1808-1885)
1871 1872 Michel Bernet   (1806-1898) beau-père d'Alexandre Éloir
1873 1874 Isidore Braudeau   (1838-?)
1874 mai 1876 François Bouquet    
mai 1876 juin 1876 François Fraprie    
juin 1876 1888 Michel Bernet    
1888 1902 Alexandre Éloir   (1837-1921) gendre de Michel Bernet
... ... ...    
1908 1919 Eugène Couteau   (1858-1927)
... ... Lamy    
1945 1954 Abel Routurier   (1890-1954)
1954 1971 Daniel Durand   (1888-1985)
1971 2001 Pierre Rocher   (1928-2015)
2001 2008 Michel Plaire   (1939-2011) Maire
2008 en cours Stéphane Ardoin DVD (1967 – ) Fonctionnaire - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2014, la commune comptait 658 habitants[Note 2], en augmentation de 3,95 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : +3,32 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696 696 796 840 1 017 1 087 1 021 1 028 1 027
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 027 1 017 1 010 1 053 1 000 996 920 830 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
802 821 863 708 687 656 642 597 623
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
642 593 534 618 607 611 623 625 626
2013 2014 - - - - - - -
655 658 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église romane Saint-Pierre des Nouillers, qui date du XIIe siècle, et qui est classée monument historique.
  • Un ancien moulin à vent, situé au sud-est ; et un lac prisé des promeneurs, situé dans d'anciennes carrières, près d'Archingeay.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. lieutenant de gendarmerie dans l’île de Ré, administrateur du département de la Charente-Inférieure (1790), député à l’Assemblée législative[12],[13]
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Les Nouillers Environnement », sur Les Nouillers (consulté le 17 juillet 2017).
  3. « Les Nouillers Paysages », sur Aquitaine Limousin Poitou-Charentes environnement (consulté le 17 juillet 2017).
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Recueil des actes de la Commission des arts et monuments de la Charente-Inférieure, vol. 13, A. Hus, Saintes, , 476 p. (lire en ligne), p. 270
  6. « Les Nouillers Antiquité », sur Mémoires des Nouillers (consulté le 18 juillet 2017).
  7. Pascal Texier, « « Les Nouillers-Torxé – Rivière Boutonne », ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], DRASSM (subaquatique terrestre) », (consulté le 18 juillet 2017)
  8. « Les Nouillers Histoire et Patrimoine », sur Les Nouillers (consulté le 18 juillet 2017).
  9. Bulletin de la société d’archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime, , 116 p. (lire en ligne), chap. 26, p. 66
  10. « Les Nouillers Liste des maires », sur Mémoires des Nouillers (consulté le 18 juillet 2017).
  11. « Les Nouillers Présentation », sur Les Nouillers (consulté le 18 juillet 2017).
  12. « Jean, Joseph Jouneau », sur Assemblée nationale (consulté le 18 juillet 2017)
  13. « Les Nouillers (17) - Histoire de la seigneurie des Razes », sur Histoire passion (consulté le 18 juillet 2017)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  • "Histoire des Isle 1336-1979", J.-F.Bascans, tapuscrit, Paris, 1980.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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