Le Cimetière de Prague

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Le Cimetière de Prague
Auteur Umberto Eco
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Genre Roman
Version originale
Langue Italien
Titre Il cimitero di Praga
Éditeur Fabbri-Bompiani
Lieu de parution Milan
Date de parution 2010
Version française
Traducteur Jean-Noël Schifano
Éditeur Grasset et Fasquelle
Lieu de parution Paris
Date de parution 2011
Chronologie

Le Cimetière de Prague (titre original : Il cimitero di Praga) est le sixième roman du sémioticien et écrivain Umberto Eco, publié le aux éditions Bompiani. La traduction française, signée Jean-Noël Schifano, est parue chez Grasset en mars 2011.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Le roman connaît dès sa parution un grand succès d'édition, et vaut à l'auteur des accusations d'« antisémitisme involontaire »[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Le récit se fonde en partie sur le journal tenu en 1897-98 par le « capitaine » Simonini, un faussaire italien réfugié à Paris. Troublé par d'étonnants trous de mémoire et, surtout, par l'intrusion, dans son appartement et dans son propre journal, d'un mystérieux alter ego, l'abbé Dalla Piccola, Simonini mène une introspection afin de dissiper sa confusion. Il est ainsi amené à rédiger ses souvenirs, entrecoupés par les interventions de l'abbé et les tentatives de synthèse du narrateur.

Né en 1830, Simonini a été aussi bien façonné par l'anticléricalisme de son carbonaro de père que par l'antijudaïsme et l'antimaçonnisme réactionnaire de son grand-père. Ce dernier, partisan de la théorie du complot d'Augustin Barruel, incluait celle-ci dans une vaste entreprise de domination menée par les Juifs.
Devenu faussaire puis espion, Simonini commit ses premiers méfaits lors de l'expédition des Mille, où il infiltra les rangs garibaldiens au profit du gouvernement piémontais. Après 1860, il continua ses activités à Paris, pour le compte des services secrets français, des jésuites, de l'Okhrana et de bien d'autres clients. Sous l'influence des romans populaires d'Eugène Sue et Alexandre Dumas et au contact de publicistes plus ou moins marginaux que ses activités louches l'amenaient à côtoyer, Simonini développa progressivement la trame des Protocoles des Sages de Sion, un faux destiné à démontrer l'existence d'un complot judéo-maçonnique.

En se remémorant son parcours, Simonini lève le voile sur sa participation plus ou moins directe à des événements historiques mais aussi sur des actes qu'il était incapable d'assumer ...

Événements historiques servant de toile de fond au récit[modifier | modifier le code]

Lieux servant de toile de fond au récit[modifier | modifier le code]

Organisations historiques servant de toile de fond au récit[modifier | modifier le code]

Personnages historiques jouant un rôle dans l'intrigue[modifier | modifier le code]

Personnages historiques secondaires dans le récit ou simplement cités[modifier | modifier le code]

Personnages fictifs[modifier | modifier le code]

  • Capistan Simonini, descendant fictif de Jean-Baptiste Simonini.
  • Babette d'Interlaken
  • Père Bergamaschi (jésuite)
  • Abbé Dalla Piccola

Relations avec d'autres œuvres[modifier | modifier le code]

Le roman reprend et développe les thèmes abordés par Umberto Eco dans les chapitres 90 à 97 du roman Le Pendule de Foucault.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’affaire Umberto Eco, article de Marcelle Padovani publié dans l'Obs le 20 février 2016.
  2. Umberto Eco, p. 163-164. Giuseppe Cesare Abba, Da Quarto al Volturno. Noterelle d'uno dei Mille, 1891 (édition Universale Economica, Milan, 1965, p. 65-66).

Voir aussi[modifier | modifier le code]