Le Chalard

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Le Chalard
La mairie du Chalard.
La mairie du Chalard.
Blason de Le Chalard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Yrieix-la-Perche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix
Maire
Mandat
Michel Andrieux
2014-2020
Code postal 87500
Code commune 87031
Démographie
Population
municipale
316 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 57″ nord, 1° 07′ 51″ est
Altitude Min. 237 m – Max. 369 m
Superficie 12,42 km2
Localisation

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Le Chalard est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants s'appellent les Peyrouliers[1], nom du métier qui consistait à former des ébauches en cuivre à la forge du village, ces formes étaient ensuite destinées à devenir divers ustensiles dont des casseroles[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Chalard en Haute-Vienne.

À l'extrême sud du département de la Haute-Vienne, la commune du Chalard est limitée par l'Isle, principal affluent de la Dordogne, qui la sépare à l'est de Saint-Yrieix-la-Perche et au sud de Jumilhac-le-Grand, dans le département de la Dordogne. La commune est également arrosée à l'est par un petit affluent de l'Isle, le ruisseau Noir (ou ruisseau du Moulin de Busseix).

L'altitude minimale, 237 mètres, se trouve au sud-ouest, là où l'Isle quitte la commune pour entrer sur celle de Jumilhac-le-Grand. L'altitude maximale avec 369 mètres est localisée au nord, en forêt du Chalard[3], à quelques dizaines de mètres du territoire communal de Ladignac-le-Long.

Le village du Chalard s'est développé sur un éperon rocheux au-dessus des gorges de l'Isle. À l'intersection des routes départementales 59a2 et 901, il se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres au nord-ouest de Saint-Yrieix-la-Perche et seize kilomètres au sud - sud-ouest de Nexon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Chalard
Ladignac-le-Long
du Chalard
Jumilhac-le-Grand Saint-Yrieix-la-Perche

Environnement[modifier | modifier le code]

En bordure nord du parc naturel régional Périgord-Limousin, la commune présente sur 240 hectares une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II, la « vallée de l'Isle au Chalard »[4].

Dans une vallée resserrée et boisée s'épanouissent des plantes rares dans la région : la Jacinthe des bois (Hyancinthoides non-scripta), la Balsamine des bois (Impatiens noli-tangere) et la Scille printanière (Scilla verna).

Au niveau de la faune, la qualité du site autorise la présence de deux espèces, un insecte, le Galéruque à 4 taches (Phyllobrotica quadrimaculata), peu fréquent sur le territoire français du fait de la raréfaction des zones humides et un oiseau, le Cincle plongeur (Cinclus cinclus), dont la technique de pêche, immergé dans les cours d'eau, est unique.

À la frontière avec la commune de Jumilhac-le-Grand se trouve l'ancienne mine aurifère du Bourneix, exploitée jusqu'en 2002 par Areva, aujourd'hui sous surveillance environnementale[5] pour le traitement de eaux. Cette ancienne mine inquiète les associations environnementales locales qui redoutent des pollutions diffuses des eaux de l'Isle par des métaux lourds (résidus de l'exploitation de la mine)[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle av. J.-C., les Gaulois commencèrent à exploiter les mines d'or du Chalard. On peut encore aujourd'hui observer des creux dans certaines forêts de la commune. La mine d'or du Chalard (Société des mines du Bourneix) fut en 2002 une des dernières mines d'or de France à fermer[7].

Une tradition veut que Roger, vicomte de Limoges, ait fondé en 801 un premier monastère en ce lieu et que celui-ci ait été détruit par les Normands lors de leur incursion en Limousin, en 846. Vers l’an mil, ses descendants dressent sur cet épaulement naturel une tour appelée en langue romane « castellare » qui se transforma en Chalard.

En 1088, un prêtre avec ses deux compagnons vint s’installer sur les ruines de l’ancien monastère. Du nom de Geoffroy, il serait né près du village de Noth, à l'est de La Souterraine. Il fit des études assez poussées à Tours, et vint ensuite enseigner à Limoges. Sur les conseils d'un riche marchand chez qui il logeait, Pierre Brun, il se fit ordonner prêtre à Périgueux vers 1087. Lors de son voyage d'ordination, il avait remarqué la forêt de Courbefy qu'il traversait ; c’est à son retour qu’il prit la décision d'y vivre en ermite. En 1100, Geoffroy construisit une petite église dédiée à la Vierge grâce aux subsides d’un archidiacre de Limoges, Pierre Bruchard. C’est l’évêque de Périgueux, Renaud de Thiviers, qui consacra l’édifice. Le prélat conseilla à l’ermite de créer une communauté de chanoines obéissant à la règle de saint Augustin et le vicomte de Limoges et sa mère lui firent cadeau du site. Geoffroy mourut en 1125 et fut inhumé dans l’abbatiale près de son ancien oratoire ; quelques années plus tard, son grand ami, Gouffier de Lastours, héros de la première croisade, fut enterré dans une tombe aux armes des Lastours, dans l'église, contre son tombeau. Le Gouffier de Lastours enterré avec son épouse, Agnès d'Aubusson dans la salle capitulaire est celui qui vivait environ cent ans plus tard.

Le prieuré subit des ravages lors de la guerre de Cent Ans. En 1419, un certain Beauchamp à la tête d'une bande armée se retranche dans le prieuré. Une armée menée par les seigneurs du voisinage les en déloge le 14 avril 1421 ; mais le prieuré est en piteux état, la nef de l’abbatiale ayant été totalement détruite. À la fin du XVIIe siècle, les derniers chanoines quittent l’abbaye qui est vendue comme bien national à la Révolution.

À la Révolution française, la paroisse devient une commune mais fusionne presque aussitôt avec celle de Ladignac-le-Long. Ce n'est qu'en 1867 que Le Chalard redeviendra une commune indépendante[8].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Chalard (Haute-Vienne).svg

Les armoiries de Le Chalard se blasonnent ainsi :
De gueules à l'église romane fortifiée d'argent, essorée d'or, posée dans un ancien cimetière aussi d’argent, au franc-canton cousu d'azur semé de fleurs de lys aussi d'or chargé de trois tours d'argent brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1936 1945 Jacques Boutard    
         
mars 1995 mars 2001 Philippe Chabassier UMP  
mars 2001 avril 2010 Marcel Bonnaud[Note 1]    
juin 2010 mars 2014 Bruno Deluret    
mars 2014 en cours Michel Andrieux UDI  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Le Chalard comptait 316 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Le Chalard[10]). Depuis 2004, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
454 482 527 517 570 614 611 606 637
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
634 527 511 506 436 400 356 353 320
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 - -
283 225 234 246 276 302 316 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Remarque[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu'en l'an 1867, la commune avait fusionné avec celle de Ladignac-le-Long.

Économie[modifier | modifier le code]

Pommeraies au Chalard.

De 1982 à 2002, l'or fut exploité dans les mines du Bourneix[13]. L'économie actuelle du village est surtout tournée vers l'agriculture : l'élevage de bovins ; il existe plusieurs dizaines d'hectares de pommeraies, la commune faisant partie de la zone d'AOC[14] et d'AOP [15] « Pomme du Limousin ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de l'Assomption, XIIe siècle : de l'église originelle ne subsistent que le transept et le chœur, la nef ayant été détruite au cours de la guerre de Cent Ans. D'architecture romane, elle conserve quelques chapiteaux sculptés ; l'église abrite le tombeau de saint Geoffroy recouvert par un buffet en bois de style gothique. Elle est classée monument historique depuis 1910[16].
  • Les vestiges du prieuré Notre-Dame, XIe siècle : propriété privée, le prieuré est accessible lors des journées européennes du patrimoine et aussi lors du festival de musique et de théâtre musical, le festival 1001 notes fin juillet et début août. La salle capitulaire en est la plus belle partie, elle renferme plusieurs tombes dont celle de Gouffier de Lastours. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1997[17].
  • Le cimetière des moines : au pied du chevet de l'abbatiale, se pressent des pierres tombales romanes et gothiques qui recouvraient les tombes des moines.
  • La maison des Anglais, XIIIe siècle : seule demeure ancienne du village n'ayant subi aucune transformation majeure, elle a conservé de magnifiques baies gothiques. Sa façade est inscrite depuis 1987[18].
  • Le pont médiéval de la Tour, XIVe siècle : au pied de l'éperon rocheux sur lequel s'élève l'abbaye, un pont médiéval enjambe l'Isle à proximité des ruines du château des vicomtes de Limoges. Partagé avec les communes de Jumilhac-le-Grand en Dordogne et Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne, il est classé depuis 1984[19].
  • La forge de Bessous : sa porcherie date de 1850 et est classée par arrêté du 24 août 2004[20].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Chalard possédait une école, qui n'est plus utilisée à ce jour. Le village est relié à l'école de Ladignac-le-Long.

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

La commune possède une salle des fêtes, nommée du nom d'un maire. Elle est régie par le comité des fêtes du Chalard qui organise différentes manifestations tout au long de l'année.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en fonctions

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 12 mars 2011)
  2. Le Chalard sur le site de la communauté de communes du Pays de Saint-Yrieix, consulté le 10 novembre 2010.
  3. Borne 369 (Forêt du Chalard) sur Géoportail (consulté le 11 novembre 2010).
  4. ZNIEFF 40007680 - Vallée de l'Isle au Chalard sur le site de l'INPN, consulté le 11 novembre 2010.
  5. Le Bourneix : un site aurifère épuisé sur le site d'Areva, consulté le 10 août 2014.
  6. Rumeurs autour de l'ancienne mine d'or de Jumilhac-le-Grand (24) sur Sud Ouestdu 3 novembre 2010, consulté le 10 août 2014.
  7. Site de l'Office de tourisme de Saint-Yrieix, consulté le 10 novembre 2010.
  8. « Notice communale de Le Chalard », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 11 novembre 2010)
  9. « Les maires de la commune » (consulté le 12 mars 2011)
  10. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 23 novembre 2013)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Le Bourneix : un site aurifère épuisé sur le site d'Areva, consulté le 23 novembre 2010.
  14. Décret relatif à l'AOC « Pomme du Limousin » (doc pdf), consulté le 11 novembre 2010.
  15. Cahier des charges de l'AOP « Pomme du Limousin » (doc pdf), consulté le 11 novembre 2010.
  16. « Église de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 mars 2011.
  17. « Ancien prieuré Notre-Dame du Chalard », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 mars 2011.
  18. « Maison dite des Anglais », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 mars 2011.
  19. « Pont dit de la Tour », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 mars 2011.
  20. « Forge de Bessous », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 mars 2011.