Friedolsheim

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Friedolsheim
Diverses vues au début du XXe siècle.
Diverses vues au début du XXe siècle.
Blason de Friedolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Saverne
Intercommunalité C.C. de Saverne-Marmoutier-Sommerau
Maire
Mandat
Adrien Heitz
2014-2020
Code postal 67490
Code commune 67145
Démographie
Gentilé Friedolsheimois, Friedolsheimoises
Population
municipale
248 hab. (2014)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 26″ nord, 7° 29′ 07″ est
Altitude Min. 194 m
Max. 263 m
Superficie 3,52 km2
Localisation

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Friedolsheim

Friedolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Friedolsheim est un petit village de l'arrière-Kochersberg, entre le pied des Vosges et la plaine d'Alsace, à 12 km de Saverne et 27 km de Strasbourg.

Le Heiligengraben est la rivière qui coule à Friedolsheim. Elle prend sa source au nord du village, au ban Steiel, est rejointe par quelques ruisseaux venant de Wolschheim, par la Gænsbach venant de Kleingœft, la Rosslaufgraben venant de Sæssolsheim, et se jette finalement dans la Rohrbach à Landersheim (qui rejoindra la Zorn à Hochfelden). Friedolsheim (qui fait partie du canton de Hochfelden), fait « frontière » avec les cantons de Saverne (Littenheim, Altenheim, Wolschheim, Mænnolsheim) et de Marmoutier (Landersheim), et par conséquent, également entre les arrondissements de Saverne (cantons de Saverne et de Marmoutier) et de Strasbourg-Campagne (canton de Hochfelden).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Friedolsheim
Altenheim Littenheim
Wolschheim Friedolsheim Sæssolsheim
Mænnolsheim Landersheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du village remontent à l'Antiquité ; on a retrouvé d'abondants vestiges gallo-romains et des traces de voie romaine datant du IIe siècle, mais la première trace écrite de Friedolsheim remonte à 770. L'abbaye de Fulda y avait ses biens. En 826, le village s'appelait Friedesheim et faisait partie des Grafschaftsdörfer. L'ancien village impérial faisait partie du bailliage du Kochersberg et constituait une possession indivise administrée conjointement par l'évêque de Strasbourg et l'Empereur. La moitié de ce dernier fut acquise par la ville de Strasbourg en 1496. Friedolsheim était une annexe de Maennolsheim jusqu'en 1343. À partir de cette année, le village devint un kaplanei vicariat, dépendant du chapitre rural de Betbur. En 1803, le village devient une paroisse autonome.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Friedolsheim

Les armes de Friedolsheim se blasonnent ainsi :
« Tranché de gueules et d'or. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Adrien Heitz[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 248 habitants, en augmentation de 3,33 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
160 230 292 293 253 299 303 299 306
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
300 299 291 285 278 305 296 277 257
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240 262 254 307 289 301 281 232 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
204 175 170 181 192 211 231 245 248
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale, consacrée à saint Denis, a été construite en 1812 et abrite des fonts baptismaux datant de 1652.
Le campanile abriterait une cloche de Matthieu Edel datant de 1779.

Le couvent et l'ancien pensionnat[modifier | modifier le code]

Le couvent est habité par les sœurs de la Divine Providence de Saint-Jean-de-Bassel. Jusque dans les années 1960, les sœurs tenaient une école supérieure ménagère pour jeunes filles et dispensaient les cours d'enseignement jusqu'à la classe de 6e. De nombreuses élèves étaient originaires de Lorraine et poursuivaient leurs études en tant qu'internes au pensionnat.

La chapelle Saint-Léger[modifier | modifier le code]

La chapelle de Friedolsheim, à environ un kilomètre au nord du village, est un ancien lieu de pèlerinage consacré à saint Léger. La date de construction exacte n'est pas connue mais se situe sans aucun doute au début du XVIIIe siècle. Elle abritait une statue de saint Léger datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle mais pour des raisons de sécurité, elle a été déposée dans un autre endroit et est remplacée par une statue de saint Louis de Gonzague. Elle abritait également des ex-voto du XVIIe siècle déposés au fil du temps par les pèlerins honorant saint Léger (traditionnellement invoqué contre les maladies de la vue et les convulsions) mais la majeure partie a été pillée car la chapelle fut mise à sac à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les croix et bildstocks[modifier | modifier le code]

On recense une croix latine et cinq bildstocks à Friedolsheim. Un de ces bildstocks se situe à quelques mètres de la chapelle Saint-Léger. Il a été élevé en 1700 en l'honneur du mariage du Schultheiss de Friedolsheim Hans Fritsch et il porte l'inscription : Disen Bild/stock hat/lassen auf/richten H/ans Fritsh/Schultzhe/is zu Fridol/sheim und/Magdalena/sein Hausf/raw zu der/hechste eh/ren Gottes/1700.

Autres[modifier | modifier le code]

En haut du village, au lieu-dit Sternenberg (à une centaine de mètres de la chapelle), sur la route reliant Altenheim à Sæssolsheim, il existe un magnifique point de vue surplombant toute la vallée de la Zorn de Saverne à Hochfelden. D'après certaines sources, c'est de là que l'empereur Guillaume II observait les manœuvres militaires qui s'y déroulaient.

On peut y voir quelques anciens corps de ferme et des maisons à colombages. Les plus anciennes datent de 1628.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  2. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Ordo divini officii recitandi sacrique peragendi juxta ritum brevarii et missalis S. Romanæ Ecclesiæ ad usum Diœcesis Argentinensis, 1923

Liens externes[modifier | modifier le code]

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