La Meignanne

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La Meignanne
Ancien presbytère restructuré en mairie en 2006
Ancien presbytère restructuré en mairie en 2006
Image illustrative de l'article La Meignanne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Canton Angers-Nord
Intercommunalité C. A. d'Angers Loire Métropole
Maire
Mandat
Marcel Maugeais
2008-2014
Code postal 49770
Code commune 49196
Démographie
Gentilé Meignannais, Meignannaise
Population
municipale
2 118 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 14″ N 0° 40′ 05″ O / 47.5205555556, -0.668055555556 ()47° 31′ 14″ Nord 0° 40′ 05″ Ouest / 47.5205555556, -0.668055555556 ()  
Altitude 35 m (min. : 22 m) (max. : 99 m)
Superficie 23,39 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune de La Meignanne

La Meignanne est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune angevine, La Meignanne se situe à 11 km au nord-ouest d'Angers, sur les D105, Le Plessis Macé - Saint Lambert la Potherie, et D122, Avrillé[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Membrolle-sur-Longuenée Le Plessis-Macé Montreuil-Juigné Rose des vents
Saint-Clément-de-la-Place N Avrillé
O    La Meignanne    E
S
Saint-Clément-de-la-Place Saint-Lambert-la-Potherie Beaucouzé

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Le ruisseau le Brionneau traverse le territoire de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciens noms :

  • Johannes monachus de Magnenia (1081-1105[2]), forme la plus ancienne connue de La Meignanne[3] ;
  • Presbyteratus de Magnenia (1118)[3],[2] ;
  • La Maignene (1185)[2] ;
  • La Mengnenne (1373[3],[2]) et (1677[2]) ;
  • La Maillanne (1707)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il y a 10 000 ans, à l’époque de la pierre polie, la vallée du Brionneau était déjà habitée, comme en témoigne le dolmen situé sur la rive droite du ruisseau à Fessine[4].

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l’époque gallo-romaine, le reste du pays n’a pas dû évoluer beaucoup. Il demeure tout entier couvert de bois, au milieu desquels on trouve des exploitations de fer qui tirent partie de situation géologique de la région. Les terrains du Silurien et du Grès armoricain qui forment une bande d’environ trois kilomètres au nord de la commune, sont très riches en filons renfermant des oxydes de fer.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Meignanne tire son nom de ces anciennes mines de fer et de la vocation métallurgique attribuée aux premiers habitants. En fait, la racine ancienne maignan ou meignan évoque bien le travail du fer, le métier de chaudronnier.

Telles furent sans doute les activités que rencontra Saint Venant lorsqu’il arriva au pays des « Meignans ». La légende veut qu’il soit l’évangélisateur des populations païennes trouvées sur les bords du Brionneau.

Aujourd’hui, Saint Venant demeure le patron de la paroisse. Dans le parc du château Saint Venant, on trouve encore sous les arbres séculaires, la fontaine et la statue du saint.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la Révolution, le bourg de la Meignanne présente cet aspect typique des siècles passés que n’offrent plus que quelques rares villages : église et cimetière en occupent le centre.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le cimetière entourait cette église. C’est en 1813 qu’il fut transféré de la place de l’église à son emplacement actuel.

Au moment où l’administration née de la Révolution se met progressivement en place, entre Brumaire an IV (novembre 1795) et Messidor an VII (juin 1799), la Meignanne est choisie comme chef-lieu de canton. Vu d’Angers, le choix des législateurs s’explique par la position centrale de la Meignanne, ainsi que par sa population (150 feux, soit 675 habitants environ, en 1789) relativement importante pour l’époque.

Hélas, sur place il fallut déchanter. Les chemins qui mènent au chef-lieu sont absolument impraticables et il n’y a aucune maison propice pour loger une administration.

Celle-ci devra se contenter du presbytère. Construit en 1738 et vendu, il est alors réquisitionné. La commune le rachètera le 1er novembre 1826. Pour l’heure, le percepteur y loge et les administrateurs du canton y tiennent leurs séances.

Quelques mois plus tard, le 21 messidor an VII (9 juillet 1799), le chef-lieu du canton est transféré à Montreuil-Belfroy, avant de revenir à Angers. La vocation administrative de la Meignanne avait été de courte durée.

Dès 1832, la commune crée une école de charité, qu’elle établit dans une grange du presbytère. En 1839, le conseil nomme comme instituteur Monsieur Lenepveu et des cours sont donnés aux adultes.

Le 24 novembre 1867, un projet de reconstruction d’une nouvelle mairie et d’une « maison d’école de garçons » est établi. La première pierre est posée le 30 avril 1868. Les ressources de la commune, à la veille de la Révolution, sont exclusivement agricoles et ce n’est que vers la seconde moitié du XIXe siècle que les fours à chaux font leur apparition pour exister jusqu’en 1914. Il n’en reste plus aujourd’hui que la « butte » et la carrière au Nord du centre-bourg.

En 2006, la mairie déplace ses bureaux dans l'ancien presbytère, après rénovation et extension du bâtiment, inauguré le 28 octobre 2006[5].

Administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période
(D) = démissionnaire
Identité
1993- en cours Marcel Maugeais[6]
1977-1993[7] (D) Louis Bossé[6]
 ?-? Geoffroy de la Celle[6]
 ?-? Henri Brisset[6]
1896 - 1902 Baron Pierre Le Guay[8]
1893 - 1896 Henri-Hébert de la Rousselière[8]
1878 - 1889[8] Baron Léon Le Guay[8],[9]
17 septembre 1865 - 1878[8] Auguste Joubault[8]
Juillet 1852 - 16 septembre 1865[8] Urbain Thouin[8]
5 octobre 1848 - Juillet 1852[8] René Dady[8]
1840 - 4 octobre 1848[8] Urbain Thouin[8]
1834 - 1835 (D) Gays[8],[2]
1830 - 1834 G. Dubignon[8],[2]
1826 - Septembre 1830[8] Jacques René Charnacé[2]
1816 - 1825 (D) Augustin-François Pocquet de Livonnière[2]
12 juillet 1815 - 1816 Lézin Boreau de Roincé[2]
12 juin 1815 - 11 juillet 1815 Maurice Gatines[2]
1811 - 1815 Lézin Boreau de Roincé[2]
1808 - 1811 Augustin-François Pocquet de Livonnière[2]
An IX - 1808 Maurice Gatines[2]
1792 - An IX[2] Guy-Michel Guillotin[8],[2]
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La Meignanne est membre de la communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole, du Pays Loire-Angers, du syndicat Brionneau-Mayenne et du SIVM de Longuenée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 118 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 010 716 691 859 965 1 005 956 1 060 1 017
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 048 1 042 1 081 1 022 1 012 966 942 920 903
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
861 857 847 715 721 716 704 753 746
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
728 713 731 1 163 1 576 2 054 2 129 2 087 2 133
2011 - - - - - - - -
2 118 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 25,1 %, plus de 60 ans = 17,5 %).
Pyramide des âges à La Meignanne en 2008 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,3 
3,8 
75 à 89 ans
6,6 
10,3 
60 à 74 ans
10,6 
24,3 
45 à 59 ans
25,1 
20,6 
30 à 44 ans
19,6 
16,7 
15 à 29 ans
16,3 
23,9 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Jumelage : Alfhausen (en), Drapeau de l'Allemagne Allemagne depuis 1997.

Espaces verts : Ville fleurie, une fleur au palmarès 2006 du concours des villes et villages fleuris.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 133 établissements présents sur la commune à fin 2010, 26 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 13 % du secteur de la construction, 41 % de celui du commerce et des services et 16 % du secteur de l'administration et de la santé[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de la Meignanne, construite au XIXe siècle.
  • Église du XIXe siècle, dédiée à St-Venant ; elle avait été incendiée par les chouans, puis reconstruite dès 1809[2].
  • Château Saint-Quentin du XIXe siècle.
  • Château Saint-Venant du XIXe siècle.
  • Château La Goujonnaie des XVIIIe/XIXe siècles.
  • Presbytère construit en 1738[2], réhabilité en mairie en 2006.
  • Ancienne mairie (avant 2006), construite en 1867[2].
  • Château La Cailleterie du XVIIIe siècle.
  • Château de la Filotière
  • Dolmen de Fessine[2]
  • Tour du moulin de la Coudre
  • Moulin de la Tansolière
  • Moulin de La Farauderie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1978, 2e éd. (notice BnF no FRBNF346493103, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail La Meignanne (49), consulté le 17 septembre 2012
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u Dictionnaire historique de Maine-et-Loire, page 636, de celestin Port, consultable sur les archives du Maine-et-Loire, pages 9 et 10
  3. a, b et c (fr) Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire de Pierre-Louis Augereau - Éditions Cheminements, 2004 - Page 108 (ISBN 2844783384).
  4. (fr) Mégalithes en Anjou de Michel Gruet et Charles-Tanguy Le Roux - Éditions Cheminements, 2005 - Page 158 - (ISBN 284478397X).
  5. Source, Autorisation de la diffusion
  6. a, b, c et d La Mairie de La Meignanne
  7. Ancien maire de La Meignanne, Louis Bossé est décédé, sur angers.maville.com
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p (fr) Archives départementales - La Meignanne
  9. sénateur et Officier de la Légion d'honneur
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à La Meignanne en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  13. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  14. Insee, Statistiques locales du territoire de La Meignanne (49), consultées le 21 avril 2013