L'Enfer (film, 1964)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir L'Enfer.
La nationale 9 près du viaduc de Garabit en 1962, où se déroule l'action.

L'Enfer est un film français inachevé d'Henri-Georges Clouzot avec Romy Schneider et Serge Reggiani, partiellement tourné en 1964[1].

Tournage[modifier | modifier le code]

L'action se déroule autour d'un hôtel situé à proximité du viaduc de Garabit. Plusieurs scènes sont tournées sur place avec Romy Schneider et Serge Reggiani mais le film ne peut être achevé en raison de problèmes de santé du réalisateur (infarctus[2]) et de Serge Reggiani, l'acteur principal (fièvre de Malte ou dépression[3]).

En , Henri-Georges Clouzot explique : « Mon film L’Enfer est dans le pourquoi ? Parce que je suis tombé malade. Pourquoi ? Parce que la journée de tournage de L’Enfer coûtait si cher que j’étais obligé, pour couvrir les frais, de travailler à deux équipes au minimum seize heures par jour. Je ne vois pas bien qui aurait résisté. »[4]

Le scénario a été repris et adapté par Claude Chabrol dans son film L'Enfer, sorti trente ans après, en 1994.

En 2009 est sorti L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg et Ruxandra Medrea, documentaire réalisé à partir des archives de Clouzot.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un couple, Marcel et Odette, prend la gérance d'un hôtel situé au pied du viaduc de Garabit, face au lac du barrage de Grandval (en Auvergne, dans le Cantal). Plus tard, Marcel (Serge Reggiani), dévoré par la jalousie, attache Odette (Romy Schneider) à un lit. Il se remémore les années passées, tout en soumettant sa femme à la torture, ses fantasmes se mêlant à la réalité[5].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Selon l'assistant réalisateur d'alors, Costa-Gavras, c'est en découvrant le film Huit et demi, de Federico Fellini, que le réalisateur Henri-Georges Clouzot eut l'envie de rompre avec le format plus classique de ses précédents films, pour tourner une œuvre d'un genre nouveau.
  • Selon l'assistant chef opérateur, William Lubtchansky, Clouzot s'est vu promettre un budget « illimité » pour ce film par les responsables de la Columbia, fortement impressionnés après avoir visionné les premiers essais et effets visuels, avant l'arrivée des acteurs.
  • Les scènes d'extérieur furent tournées à l'hôtel Garabit (rebaptisé « Hôtel du Lac » pour le film), non loin du viaduc de Garabit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bromberg 2009, p. 7
  2. Bromberg 2009, p. 119, 121
  3. Bromberg 2009, p. 102
  4. Henri-Georges Clouzot, « Les films bon marché ruinent le cinéma », Le nouvel Observateur, no 1,‎ , p. 36-37
  5. Bromberg 2009, p. 15

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]