Miquette et sa mère (film, 1950)

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Miquette et sa mère
Réalisation Henri-Georges Clouzot
Scénario Henri-Georges Clouzot
Jean Ferry
Acteurs principaux
Sociétés de production Corona
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 96 minutes
Sortie 1950

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Miquette et sa mère est un film français réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti en 1950, adapté de la pièce éponyme de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Miquette Grandier est une jeune fille sage qui aide sa mère à exploiter un bazar-bureau de tabac dans une petite ville de province. Elle assiste un jour à une représentation du Cid, donnée dans une salle à moitié vide, où le rôle-titre est interprété par Monchablon, un vieux cabot interprété par Louis Jouvet, et elle en sort enthousiasmée, ne rêvant plus que de théâtre.

Miquette est discrètement amoureuse du sympathique et maladroit, Urbain de la Tour Mirande qui est lui même épris d'elle sans oser se déclarer. L'oncle d'Urbain, le marquis de la Tour Mirande, un vieux beau qui se vante d'être doué d'une nature « brillante et corrompue » est le châtelain de la ville. Considérant son neveu comme un simplet, il a projeté sans l'en informer de le marier avec une riche héritière plutôt disgracieuse.

Peu avant le jour des fiançailles, le marquis découvre l'amour de son neveu pour Miquette. Ceci risquant de faire échouer son projet de mariage il décide de s'y opposer ; il se rend alors chez Miquette qu'il trouve seule et se convainc rapidement de sa candeur. Pour détruire son amour pour Urbain, il lui fait croire que ce dernier lui avait caché son futur mariage, puis séduit par Miquette il décide d'en faire sa maîtresse. Ayant découvert la passion de la jeune fille pour le théâtre, il la convainc de s'enfuir avec lui à Paris, où il va l'aider à devenir une vedette.

Arrivés à Paris, Miquette et le marquis retrouvent Monchablon ; celui-ci les reçoit au milieu de sa troupe et promet de l'auditionner. Survient alors Mme Grandier, la mère de Miquette, partie à la recherche de sa fille. Monchablon engage Miquette, puis engage aussi sa mère qui s'est découvert elle-même le goût du théâtre. Arrive ensuite Urbain, le neveu amoureux. Aventures, chassés-croisés, tournées théâtrales... Miquette épousera finalement Urbain tandis que le marquis découvrira qu'il n'est pas le cynique qu'il prétendait être, mais un « brave homme ». Séduit par Mme Grandier, il l'épousera.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

  • « Et qui est-ce sur ce tableau-ci, et sur ce tableau-là ? », lassé par les incessantes questions de l'esquivante Miquette, et incapable de répondre, Monsieur le marquis, à Miquette qui lui a dit : « Il est plus calé que vous votre domestique », assène, impatient et solennel : « Mon enfant, nous autres, nous sommes l'Histoire, nous n’avons pas besoin de la savoir. »

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Au cours de la production du film, Clouzot a rencontré l'actrice brésilienne Vera Amada-Gibson, qu'il devait épouser le 15 janvier 1950, et qui est donc devenue Véra Clouzot.
  • Robert Pizani, parfois cité comme interprétant le rôle de Larbrissière, n'apparaît nullement dans le film. Pauline Carton apparaissait déjà dans la première adaptation cinématographique de la pièce par Henri Diamant-Berger, dans le rôle de Mlle Poche, une cliente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Lasry sur data.bnf.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]