Léhar (langue)

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Léhar
laalaa
Pays Sénégal
Originaire de Tambacounda et Thiès
Nombre de locuteurs 10 925 (2002)
Typologie SVO
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-3 cae
IETF cae
Glottolog leha1242

Le léhar (laalaa dans la langue) est une langue du Sénégal parlée au Laa (le Léhar), région regroupant 18 villages au nord de Thiès et dont les habitants sont des Laalaa.

Comme le saafi, le noon, le ndut et le palor, elle fait partie des langues cangin, rattachées à la branche nord des langues atlantiques, elles-mêmes de la famille des langues nigéro-congolaises.

Autres noms[modifier | modifier le code]

Lehar, Lehaar, Laalaa, Laala, Lala, (le Léhar se dit laa en langue laalaa).

Population[modifier | modifier le code]

Le nombre de locuteurs était de 10 925 en 2002.

On les trouve principalement au nord de Thiès, autour des villages de Pambaal, Bargaro et Duuña. Ils s'agit de populations qui vivaient autrefois d'activités agro-pastorales. Aujourd'hui, l'activité agricole prédomine nettement. Le bétail a quasiment été décimé par les sécheresses à répétition de la fin des années 1990. Le Léhar compte une jeune génération d'intellectuels, fonctionnaires pour le plus grand nombre.

« Le Laa (encore appelé Léhar) compte environ 18 villages : Baam, Bapat, Bargaro, Bësia, Bicoona, Duuñë, Gogon, Haak, Jalkin, Jëëfuñ, Joy, Kaadaan, Kii, Kolobaan, Pambaal, Sowaaboon, Tuubi, Yindën. Signalons que nous retrouvons les Laalaa aussi en dehors de la région de Thiès. Par exemple une forte communauté Laalaa a migré, entre 1984 et 1986, à Ngeen et à Saal, dans la région de Tambacounda » (cf. « FALL P. O.: 2005 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), p. 5).

Les habitants du Léhar sont des Laala et parlent la langue du même nom.

Description[modifier | modifier le code]

Le laalaa est le parler de la communauté linguistique dite « langues cangin » le moins décrit dans le domaine linguistique. « Les langues cangin peuvent être classées, selon […] Joseph Greenberg (1970), comme appartenant au groupe ouest-atlantique de la branche niger-congo de la famille congo-kordofanienne » (SIL 1993). Notons que le laalaa est le plus souvent assimilé au noon. En effet il y a une intercompréhension très nette entre le laalaa et le noon qui ont un lexique commun estimé à 86 % (Cf. FALL P.O.: 2006, p. 7).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Papa Oumar Fall, Contribution à la phonologie laalaa (Parler de Bargaro), Mémoire de Maîtrise, UCAD, Dakar, 2004-2005, 75 p. (extrait en ligne)
  • Papa Oumar Fall, Les pronoms laalaa, Mémoire de DEA, UCAD, Dakar, 2006, 55 p.
  • (en) Papa Oumar Fall, Language classification: Seereer dialects or « langues cangin », African Linguistics Congress WOCAL6, Cologne 2009
  • (en) Papa Oumar Fall, The problematic classification of Seereer, Forschungskolloquium 'International Forschen' am 20. November 2010, Université de Johannes Gutenberg de Mainz (Allemagne), 2010
  • (en) Papa Oumar Fall, Nominal classification and pronominal system in Laalaa, 19. Afrikanistentag, Université de Johannes Gutenberg de Mainz (Allemagne), Institut für Ethnologie und Afrikastudien , 2010
  • (en) Papa Oumar Fall, « The ethnolinguistic classification of Seereer in question », in Altmayer, Claus / Wolff, H. Ekkehard, Les défis du plurilinguisme en Afrique, Peter Lang, Frankfurt am Main, Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Wien, 2013, p.  47-60
  • (en) Walter Pichl, The Cangin Group - A Language Group in Northern Senegal, Pittsburg, PA : Institute of African Affairs, Duquesne University, Coll. African Reprint Series, 1966, vol. 20

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]