Université Cheikh-Anta-Diop

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Université
Cheikh-Anta-Diop
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Histoire et statut
Fondation
Type
Université publique
Régime linguistique
Recteur
Localisation
Campus
Localisation
Pays
Localisation sur la carte du Sénégal
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Chiffres-clés
Étudiants
85 000 (en 2014)
Budget
14 milliards de FCFA (en 2004)
25 milliards de FCFA (en 2009)
Divers
Devise
Lux mea lex
(La lumière est ma loi)
Membre de
Site web

L'université Cheikh-Anta-Diop (UCAD), également connue comme université de Dakar, est la principale université de Dakar, la capitale du Sénégal, en Afrique de l'Ouest. Inaugurée en 1959, l'université porte le nom de l'historien et anthropologue Cheikh Anta Diop. Elle accueille des étudiants de plusieurs pays africains et européens et fut fréquentée par de nombreux cadres sénégalais.

La bibliothèque de l'UCAD en 2005

Descriptif[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Entrée de l'UCAD
Faculté des sciences juridiques et politiques
Faculté de médecine, de pharmacie et d'odonto-stomatologie à Fann

L'université Cheikh-Anta-Diop est l'héritière de l'École de médecine de l'AOF datant de l'Afrique-Occidentale française. Créée à Dakar au Sénégal le , elle est officiellement inaugurée le [5]. C'est l'une des plus anciennes d'Afrique de l'Ouest. De nombreux cadres sénégalais et étrangers y ont d'ailleurs été formés.

Elle doit son nom de l'historien et anthropologue sénégalais Cheikh Anta Diop. La dénomination de l'université est instituée le .

Des étudiants de plusieurs pays africains fréquentent l'établissement. Des étudiants de pays européens sont également inscrits dans les différents facultés.

Depuis plusieurs années, l'établissement connait un trop-plein d'étudiants près de 69 000 étudiants fréquentent l'université en 2011 pour seulement 23 253 places. Malgré une augmentation des ressources financières entre 2000 et 2010, budget passé de 13 à 32 millions d'euros sur la période, elles restent insuffisantes pour faire face à la situation. Dans les années à venir, l'UCAD prévoit de réguler les flux à l'entrée de ses facultés par un système de présélection et de développer l'enseignement à distance. Elle espère aussi la création d'une nouvelle université à Dakar qui permettrait ainsi de diviser les effectifs entre les deux institutions[6].

Devise[modifier | modifier le code]

Au fronton de l'université, on peut lire la devise de l'établissement : « Lux mea lex » soit « La lumière est ma loi ». L'université doit cette devise au poète et homme politique sénégalais Léopold Sédar Senghor[7].

Emblème[modifier | modifier le code]

L'emblème de l'UCAD est conçu par le professeur Théodore Monod et a été adopté par le recteur Lucien Paye (1957 - 1960). Il est formé de deux antilopes chevalines se faisant face et qui symbolisent la fécondité, l'abondance et la procréation ; de part et d'autre des antilopes, figure un flambeau représentant la lumière, la connaissance.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'UCAD est composée de six facultés, quatre écoles et douze instituts

Liste des facultés[modifier | modifier le code]

  • Faculté de sciences et techniques (FST)
  • Faculté de lettres et sciences humaines (FLSH)
  • Faculté de sciences juridiques et politique (FSJP)
  • Faculté de sciences économiques et de gestion (FASEG)
  • Faculté des sciences et technologies de l'éducation et de la formation (FASTEF)
  • Faculté de médecine, de pharmacie et d'odonto-stomatologie (FMPOS)

Liste des écoles[modifier | modifier le code]

Sa faculté de médecine et son école de journalisme sont particulièrement réputées[6].

Liste des instituts[modifier | modifier le code]

  • Centre de linguistique appliquée de Dakar (CLAD)
  • Centre d'études et de recherches sur les énergies renouvelables (CERER)
  • Centre de recherche et de formation pour le développement économique et social (CREFDES)
  • Institut de formation et de recherche en population, développement et santé de la reproduction (IPDSR)
  • Institut de formation en administration et en création d'entreprise (IFACE)
  • Institut de français pour les étudiants étrangers (IFEE)
  • Institut de pédiatrie sociale (IPS)
  • Institut de recherche sur l'enseignement de la mathématique, de la physique et de la technologie (IREMPT)
  • Institut de santé et développement (ISED)
  • Institut des sciences de la Terre (IST)
  • Institut des sciences de l'environnement (ISE)
  • Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN)
  • Institut national des sciences de l'éducation physique et sportive (INSEPS)
  • Institut universitaire de pêche et d'aquaculture (IUPA)

Écoles doctorales[modifier | modifier le code]

L'UCAD propose sept écoles doctorales[8] :

  • Eau, Qualité et Usage de l'eau
  • Sciences de la vie, de la santé et de l'environnement
  • Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'ingénieur
  • Mathématique et Informatique
  • Arts, Culture et Civilisations
  • Études de l'homme et de la Société
  • Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion

Personnalités liées à l'université[modifier | modifier le code]

  • Roger Decottignies, premier doyen de la faculté de droit.
  • Malick Ndiaye, sociologue, maître de conférences[9].
  • Saliou N'diaye, professeur d'histoire, ancien assesseur, ancien doyen de la faculté des lettres et sciences humaines promu recteur de l'université en 2010.
  • Souleymane Bachir Diagne, ancien enseignant de philosophie et ancien vice-doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l'université.
  • Abdoulaye Wade, chef du parti libéral, et candidat aux élections présidentielles à partir de 1978, il est président de la République du Sénégal du 1er avril 2000 au 2 avril 2012.

Les recteurs de l'université de Dakar[modifier | modifier le code]

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Eckhard Rattunde, « Studentenunruhen in Dakar/Senegal », Afrika Heute, 1968, no 13-14, p. 193-196.
  • (en) Lydia Polgreen, « Africa's Storied Colleges, Jammed and Crumbling », The New York Times,‎ (lire en ligne). La situation à l'UCAD.
  • Abdoulaye Bathily, Mai 1968 à Dakar ou la Révolte universitaire et la démocratie, Paris, Chaka, coll. « Afrique contemporaine » (no 15), , 191 p. (ISBN 2-907768-19-0).
  • Jean Capelle, « L'université de Dakar », Revue maritime, no 135, juillet 1957, p. 908-913.
  • Jacques Duprey, L'université de Dakar, nouvelle université de la nouvelle Afrique, Montevideo, El Siglo ilustrado S.A., 1961, 69 p.
  • Pierre Fougeyrollas, Notes sur la réforme de l'université de Dakar, Dakar, 1968, 23 p.
  • Robert Sevigny, « Les contestations étudiantes à l'université : Quelques éléments d'analyse », Sociologie et sociétés, vol. 12, no 2,‎ , p. 143-168 (DOI 10.7202/001693ar).
  • Abdou Salam Sall, Mutations de l'enseignement supérieur en Afrique : Le cas de l'UCAD, L'Harmattan, , 199 p. (ISBN 978-2-296-99521-5, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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