L'Affaire SK1

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L'Affaire SK1
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Logo du film

Réalisation Frédéric Tellier
Scénario Frédéric Tellier
David Oelhoffen
Acteurs principaux
Sociétés de production Labyrinthe Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Thriller
Durée 120 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Affaire SK1 est un film français réalisé par Frédéric Tellier, sorti en 2014 dans certains festivals et sorti en France le .

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Paris en 1991, Franck Magne est un jeune inspecteur faisant ses premiers pas dans la police judiciaire, à la brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres.

La première enquête de Franck est consacrée au meurtre d’une jeune fille. Il étudie alors des dossiers similaires qui n'ont jamais été reliés ensemble. Mais il est vite confronté à beaucoup d'obstacles : manque de moyens, de longs horaires, la bureaucratie… Durant 8 ans, il tente de continuer cette enquête qui l'obsède mais à laquelle personne ne croit. Pendant près de 10 ans, les victimes se multiplient alors que les pistes se brouillent.

Franck croise ensuite la route de deux avocats, d'abord Alex Ursulet qui contacte sa consœur et ex-femme Frédérique Pons, pour qu'ensemble ils défendent « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ». Frédérique Pons est une avocate passionnée, qui veut comprendre les agissements de l'assassin et c'est Alex Ursulet qui fera avouer Guy Georges en plein tribunal.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Frédéric Tellier s’est intéressé à Guy Georges après le viol d’une de ses amies. Il est vite obsédé par cette histoire et après une rencontre avec le producteur Julien Madon, il décide de réaliser L’Affaire SK1. Avant d'écrire un script, Frédéric Tellier fait de nombreuses recherches (témoignages, procès-verbaux) pendant environ 6 ans. L'écriture du scénario lui prend ensuite 3 années supplémentaires. Il se place alors du point de vue du policier et de l’avocat. Frédéric Tellier est ensuite aidé par David Oelhoffen et de la journaliste Patricia Tourancheau, qui avaient suivi de près l’affaire et écrit Guy George. La traque, livre qui « a servi de bible pour le scénario »[1]. Le policier, et les deux avocats de Guy Georges, Frédérique Pons et Alex Ursulet, donneront ensuite leurs avis sur l'histoire[2].

Le titre, SK1, est le nom de code donné par les enquêteurs à la première empreinte génétique d'un Serial Killer en France[3].

Casting[modifier | modifier le code]

Raphaël Personnaz a été pressenti pour le rôle principal dès l'écriture du script. Pour le rôle de Guy Georges, Frédéric Tellier souhaitait un acteur pas ou peu connu, pour ne pas « pervertir » le rôle[2]. Ce sera donc Adama Niane.

Nathalie Baye avait déjà travaillé avec Frédéric Tellier sur la série Les Hommes de l'ombre. Bien qu'elle ne fût guère attirée par le sujet du film, elle accepta de s'engager pour accompagner le metteur en scène sur son premier long métrage[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le réalisateur a tenu à utiliser le plus possible de véritables décors liés à l'affaire. Ainsi, c'est la même cour d'assises qui apparaît dans le film que celle où a été jugé Guy Georges : « Tout était tellement réel, et pour cause, qu'il était assez évident d'éviter la théâtralisation. Cette grande salle solennelle avec sa cage de verre (seul élément qui n’existait pas à l’époque) pour le prévenu nous a imposé la sincérité »[2].

Pour illustrer les dix ans qui s'écoulent durant le film, Frédéric Tellier a voulu faire évoluer l'image : « Je voulais aussi du grain à l'image pour le début de l'histoire, comme avec les pellicules des années 1990, et au fur et à mesure que progresse le film, et que le temps avance, le grain s'estompe puisque la HD a petit à petit remplacé la pellicule »[2].

Afin de s’assurer de la véracité des faits relatés et du respect apporté aux victimes, la production a travaillé avec l'Association pour la protection contre les agressions et crimes sexuels, créée par des familles de victimes de Guy Georges.

Une scène est tournée dans le parc du Champ-de-Mars[Laquelle ?][réf. nécessaire].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Par Christophe La Pinta et Frédéric Tellier :

  • Premières photos, durée : 1 min 44 s.
  • Avallon, durée : 1 min 58 s.
  • Bateau, durée : 54 s.
  • Maternité, durée : 1 min 3 s.
  • 1er Parking, durée : 1 min 9 s.
  • Jensen, durée : 1 min 17 s.
  • SK1, durée : 5 min 23 s.
  • Avis de recherche, durée : 2 min 30 s.
  • Il s'appelle Guy Georges, durée : 2 min 24 s.
  • La traque, durée : 2 min 37 s.
  • Haie d'honneur du 36, durée : 1 min 36 s.
  • Aveux, durée : 2 min 37 s.
  • Mes sœurs de sang, durée : 2 min 59 s.
  • Générique de fin, durée : 4 min 29 s.

Réception[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

  • Le Parisien : « L'Affaire SK1 : Du grand art » - « Cette reconstitution de l'intérieur d'une enquête tentaculaire qui a marqué profondément tous ses protagonistes est une authentique réussite grâce à un casting d'acteurs au sommet de leur art (...) Un polar d'une sobriété exemplaire. »[5]
  • Première : « Avec ce premier long métrage, Frédéric Tellier frappe un grand coup, et même deux puisque ce sont deux récits qui s’entrelacent : l’enquête et le procès. »[6]
  • L'Express/Studio Ciné Live : « un polar tragique éclaboussé de lumière. »[7]
  • Le Monde : « une réussite due à une écriture particulièrement soignée »[8]

Les prestations des comédiens sont saluées, en particulier celle d'Adama Niane qui interprète le rôle de Guy Georges : « impressionnant » (Le Monde), « la révélation du film » (Première), « il crève l'écran » (Le Point).

Controverse[modifier | modifier le code]

Le scenario est critiqué par l'avocat martiniquais de Guy Georges, Alex Ursulet, qui dénonce le rôle central donné à son adjointe, une avocate blanche, et la disparition dans le scénario de l'avocate générale, Evelyne Lesieur, noire elle aussi[9].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film reçoit un accueil commercial moyen, puisque seulement 392 594 spectateurs français vont voir le film[10]. De plus, le film connaît une diffusion mondiale limitée puisque seulement 7 pays achètent le film[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu Delahousse, « "J’étais au procès de Guy Georges en 2001. J’ai vu le film de 2015" », sur L'Obs,
  2. a b c et d « Secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 14 décembre 2014)
  3. « "L'affaire SK1", la traque de Guy Georges décodée pour la 1ère fois au cinéma », sur Le Parisien,
  4. Thierry Chèze, « Nathalie Baye - Le Roman d'une actrice », Studio Ciné Live n°82,‎ , p. 49
  5. « «L'affaire SK1» : Du grand art **** », leparisien.fr,‎ 2015-01-07cet10:40:00+01:00 (lire en ligne)
  6. « L'Affaire SK1 : Critiques | Films | Premiere.fr », sur www.premiere.fr (consulté le 8 mars 2018)
  7. « VIDEO. L'Affaire SK1, un polar tragique baigné de compassion », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  8. « « L’Affaire SK1 » : la longue traque du tueur de l’Est parisien », sur Le Monde.fr (consulté le 9 mars 2018)
  9. Le film SK1 met une blanche à la place du noir sur le blog fxgpariscaraibe.com, consulté le 23 janvier 2016
  10. « LUMIERE : Film: L'affaire SK1 », sur lumiere.obs.coe.int (consulté le 30 avril 2017)
  11. « L'Affaire SK1 (2013) », sur www.unifrance.org (consulté le 30 avril 2017)
  12. « COLCOA 2015 : Un peu, beaucoup, aveuglément et L'Affaire SK1 primés », sur Allociné (consulté le 8 mars 2018)