Kołobrzeg
| Kołobrzeg Colberg | |
Héraldique |
Drapeau |
Hôtel de ville (Ratusz). | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Voïvodie | |
| District | Powiat de Kołobrzeg |
| Maire | Anna Mieczkowska |
| Code postal | 78-100 - 78-106 |
| Indicatif téléphonique international | +(48) |
| Indicatif téléphonique local | 94 |
| Immatriculation | ZKL |
| Démographie | |
| Population | 43 680 hab. (2023) |
| Densité | 1 702 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 54° 11′ 00″ nord, 15° 35′ 00″ est |
| Altitude | 1 m |
| Superficie | 2 567 ha = 25,67 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.kolobrzeg.pl |
| modifier |
|
Kołobrzeg [kɔˈwɔbʐɛk] (en allemand : Kolberg ou plus anciennement Colberg ; en cachoube : Kòłobrzeg) est une ville de la voïvodie de Poméranie occidentale, dans le nord-ouest de la Pologne. Sa population s'élevait à 43 680 habitants en 2023. Elle est connue notamment en raison du siège auquel elle a résisté en 1807.
Aujourd'hui, la station thermale au bord de la mer Baltique est marquée par le tourisme et la pêcherie.
Géographie
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La ville est située dans la Poméranie ultérieure sur la côte de la mer Baltique, à l’embouchure de la Parsęta.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la ville provient de sa position géographique. Il signifie « près de la côte » en polonais et en kachoube. Le nom allemand provient sans doute de la germanisation du nom slave, même si Berg (la montagne) et brzeg (la côte) sont tous deux issus de la même racine indo-européenne *bhergh-.
Histoire
[modifier | modifier le code]Située près de la forteresse poméranienne de Budzistowo, la colonie a été fondée au IXe siècle, mais les premières traces d’occupation humaine remontent au VIe siècle. Très vite, Kołobrzeg devient un grand port de la mer Baltique et prospère grâce à la production de sel.
La région, comme le reste de la Poméranie, est incorporée dans les territoires polonais (Civitas Schinesghe) par le duc Mieszko Ier en 972. Le lieu de salsa Cholbergiensis est mentionné par le chroniqueur Thietmar de Mersebourg en l’an 1000. À la suite de la rencontre de Gniezno entre Boleslas Ier le Vaillant et l'empereur Otton III, la Pologne reçoit le droit d’avoir une organisation de l’Église indépendante de celle du Saint-Empire. Un diocèse, dépendant de l’archidiocèse de Gniezno, est fondé à Kołobrzeg sous l'évêque Reinbern. Le diocèse disparaît en 1013, lorsque les Polonais sont chassés par les Poméraniens qui ne veulent pas se convertir au christianisme.
Un siècle plus tard, Kołobrzeg est repris par la Pologne sous le règne de Boleslas III le Bouche-Torse. Un diocèse est recréé en 1124 par l’évêque et missionaire Othon de Bamberg. En 1181, Bogusław Ier, souverain du duché de Poméranie, devient un vassal de l'empereur Frédéric Barberousse ; cependant, dès 1185, il devait se soumettre à la couronne danoise, et ce n'est qu'avec la bataille de Bornhöved en 1227 que le duché des Griffon recouvra son indépendance, tout en continuant à faire partie de l’Église polonaise.
Au cours de la colonisation germanique, un nouvel établissement est créé qui se peuple majoritairement d'Allemands et se nomme Kolberg. Le , il reçoit les privilèges urbains, selon le droit de Lübeck, des mains du duc Warcisław III de Poméranie et continue à attirer des colons allemands qui deviennent majoritaires. À partir de 1277, la ville appartenait aux territoires de l'évêché de Cammin, une principauté épiscopale (Hochstift) du Saint-Empire. La construction de la cathédrale de Kolberg commença dès 1300. En 1361, Kolberg devient membre de la Ligue Hanséatique. Les citoyens se battent avec les évêques et les ducs de Poméranie pour leur autonomie. À partir de 1530, la ville se rattache à la Réforme protestante.
Durant la guerre de Trente Ans, la population souffre de violence et de la peste. Occupée par l'armée impériale en 1627, elle est conquise par les forces de l'Empire suédois en 1631. Selon les stipulations des traités de Westphalie, Kolberg passa à l'État de Brandebourg-Prusse et est incorporée dans la province de Poméranie en 1653. Au cours de la guerre de Sept Ans, elle est prise par les Russes après plusieurs tentatives lors du siège de Kolberg à partir de 1758 qui ont abouti sous le commandement de Piotr Alexandrovitch Roumiantsev lors du retrait des auxiliaires de Frédéric-Eugène de Wurtemberg en 1761. À la fin du conflit, la ville revient à la Prusse. Elle est rattachée à l'arrondissement de Colberg-Cörlin en 1872, au sein de la province de Poméranie

Lors de l'invasion de la Prusse par Napoléon au cours de la guerre de la Quatrième Coalition, ses troupes assiègent la ville du au . Sous le commandement d'August Neidhardt von Gneisenau et Ferdinand von Schill, la ville résiste jusqu’à la signature du traité de Tilsit qui consacre la victoire de la France sur la Prusse. Cette bataille est restée une date mémorable dans l'histoire allemande, à cause de la bravoure de ses défenseurs. Le 9e régiment de grenadiers prussien, issu de la garnison du siège, gardera le nom de « régiment de grenadiers colbergeois ». La défense a également servi de base à la film de propagande nazie Kolberg en 1944.

Les marais salants de Kolberg, une des principales ressources de la ville, sont convertis en station balnéaire autour de 1860 et deviennent un centre de thalassothérapie avec 16 737 curistes et 13 493 visiteurs en 1913.
Du au , Kolberg est le dernier siège du Commandement supérieur de l'armée impériale allemande avant sa dissolution par le traité de Versailles.
Un peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est choisie par Joseph Goebbels pour le tournage d’un film de propagande nazi (Kolberg), inspiré de la défense héroïque de la ville contre Napoléon en 1807.

En 1944, la ville est transformée en forteresse militaire, la plupart des civils sont expulsés de la ville. Du au , la bataille de Kolberg oppose les forces allemandes à l'Armée rouge. Une bonne partie des Français de la division SS Charlemagne meurent durant les combats. Le commandant résiste pendant plus de dix jours, le temps d'évacuer les civils et les 60 000 réfugiés qui ont trouvé refuge dans la ville, avant de l'évacuer avec ses dernières troupes par la mer le 18[1].
Dès la conquête de la ville par les Soviétiques, les Polonais répètent le « mariage entre la Pologne et la mer », cérémonie célébrée la première fois en 1920 par le général Józef Haller. La conférence de Potsdam attribue la ville à la Pologne. La population allemande en est expulsée puis remplacée par des Polonais. La reconstruction, entreprise seulement dans les années 1950, n'est toujours pas intégralement terminée.
Démographie
[modifier | modifier le code]- 1940 : 36 800 habitants
- 1945 : 3 000 habitants
- 1950 : 6 800 habitants
- 1960 : 16 700 habitants
- 1970 : 26 000 habitants
- 1975 : 31 800 habitants
- 1980 : 38 200 habitants
- 1990 : 45 400 habitants
- 1995 : 47 000 habitants
- 2000 : ~50 000 habitants
- 2006 : 44 932 habitants
- 2007 : 44 737 habitants
Personnalités nées à Kołobrzeg
[modifier | modifier le code]- Otto Theodore Gustav Lingner, peintre allemand né en 1856
- Egon Krenz, dernier secrétaire général du SED, le parti communiste de la RDA
- Magnus Hirschfeld, pionnier du mouvement de défense des droits des homosexuels
- Erika von Brockdorff, résistante allemande au nazisme
- Brigitte Buscail-Lipsky, artiste-peintre franco-allemande née en 1939, sociétaire des Artistes français.
Tourisme
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- centre historique avec cathédrale gothique et hôtel de ville
- excursions en bateau sur l'île de Bornholm au Danemark
- grande plage sableuse, phare de Kołobrzeg, jetée, promenade
- nombreuses manifestations culturelles musicales et folkloriques
- station de cure thermale renommée, possédant plus d'une dizaine de sources salines
- vastes parcs
Communications
[modifier | modifier le code]L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Goleniów.

La gare de Kołobrzeg assure des liaisons avec de nombreuses villes dont Szczecin, Koszalin, Gdańsk, Białogard, Poznań, Varsovie, Cracovie ainsi que l'aéroport de Szczecin, situé à Goleniów.
Jumelages
[modifier | modifier le code]La ville de Kołobrzeg est jumelée avec[2] :
Pankow (Allemagne) un arrondissement de Berlin ;
Barth (Allemagne) ;
Bad Oldesloe (Allemagne) depuis 1996 ;
Simrishamn (Suède) ;
Landskrona (Suède) ;
Nexø (Danemark) ;
Nyborg (Danemark).
Climat
[modifier | modifier le code]| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
13,6 1991 |
17,8 1990 |
23,2 1968 |
28,9 2000 |
31,7 1971 |
35,9 2019 |
35,7 1992 |
38 1992 |
32,3 1975 |
26,1 1985 |
19,5 1968 |
14,3 1977 |
38 1992 |
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| Maximale moyenne | 2,9 | 3,8 | 6,8 | 11,7 | 15,9 | 19,3 | 21,7 | 22 | 18,1 | 12,9 | 7,5 | 4,1 | 12,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 0,7 | 1,2 | 3,4 | 7,6 | 11,8 | 15,6 | 17,9 | 17,9 | 14,1 | 9,5 | 5,1 | 2 | 8,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −1,5 | −1,1 | 0,7 | 4,2 | 8,1 | 11,8 | 14,2 | 14,1 | 10,8 | 6,7 | 3 | −0,2 | 5,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−23,9 1963 |
−25,5 1956 |
−17,7 1971 |
−5,5 1960 |
−2,6 1971 |
0 1951 |
4,4 1952 |
2,4 1964 |
−0,7 1977 |
−5,5 1956 |
−13,1 1998 |
−18,3 1978 |
−25,5 1956 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 48,2 | 40,5 | 42,9 | 34 | 50,6 | 70,4 | 77 | 89,9 | 73,2 | 64,9 | 51 | 55 | 697,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| dont neige (cm) | 64,7 | 80 | 32,9 | 0,2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,3 | 6,4 | 41,8 | 226,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec précipitations | 10,6 | 9,3 | 8,8 | 6,9 | 8,8 | 9,4 | 10,2 | 10,6 | 9,5 | 11 | 10,5 | 12,3 | 117,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 0,7 | 0,4 | 0,9 | 0,7 | 1,4 | 2,1 | 2,3 | 2,8 | 2 | 1,8 | 0,9 | 1,2 | 17 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec neige | 9,3 | 8,6 | 3,8 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,1 | 1,6 | 5,7 | 29,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Humidité relative (%) | 85,1 | 83,7 | 81,4 | 77 | 77,6 | 77,2 | 79,3 | 79,5 | 81,8 | 84,3 | 87,1 | 86,9 | 81,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 42,7 | 66,8 | 127,8 | 198,9 | 255,6 | 253 | 255,1 | 236,5 | 163,3 | 104,9 | 47,9 | 30,6 | 1 783,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Ian Kershaw, La fin, p. 326.
- ↑ Miasta Partnerskie
- ↑ D'après « meteomodel.pl », sur meteomodel.pl (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Ian Kerhaw (trad. de l'anglais), La Fin. Allemagne 1944-1945., Paris, Seuil, , 667 p. (ISBN 978-2-02-080301-4)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :