Keskastel

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Keskastel
Keskastel
L'église luthérienne à Keskastel.
Blason de Keskastel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Intercommunalité Communauté de communes de l'Alsace Bossue
Maire
Mandat
Gabriel Glath
2020-2026
Code postal 67260
Code commune 67234
Démographie
Gentilé Keskastellois, Keskastelloises [1]
Population
municipale
1 493 hab. (2021 en diminution de 2,35 % par rapport à 2015)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 19″ nord, 7° 02′ 41″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 275 m
Superficie 18,87 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Ingwiller
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Keskastel
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Keskastel
Liens
Site web http://www.keskastel.fr/

Keskastel est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Depuis 1793, cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Keskastel qui appartient à la région naturelle de l'Alsace Bossue, est située entre Sarralbe à 3,34 km et Sarre-Union à 5,1 km. Elle couvre une superficie de 1 887 hectares, dont 660 de forêts. Son altitude moyenne est de 220 mètres environ, son altitude maximale étant de 275 m. La commune est traversée par la route D 1061 reliant Phalsbourg à Sarrebruck. Elle est traversée par la Sarre et par plusieurs ruisseaux : le Gelechgraben[Note 1], le Weihergraben, l'Altweihergraben et l'Altmattgraben[Note 2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C)[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 877 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Berg », sur la commune de Berg à 12 km à vol d'oiseau[4], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 37,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,8 °C, atteinte le [Note 3],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Keskastel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[9],[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (47,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (47,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,3 %), prairies (26,7 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), terres arables (7,9 %), zones urbanisées (7,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,5 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Kàschel en francique rhénan[15].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Caesaris Castellum, Caistre, Castle, Kesekastel, Castel, Kaisercastel, Keescassel, Keisercassel, Kaeskastel[réf. nécessaire][Quand ?]

Sobriquet : les villageois sont surnommés les Rieweschwäntz, les queues de navets, sans doute à cause de la culture importante de navets.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Implantation de sites gallo-romains dans la région puis implantation des Francs et Alamans.
  • En 843, par le traité de Verdun, le couvent et ses biens deviennent successivement propriétés de la Lorraine, de Louis le Germanique (870), du comte Gérard de Metz (908). Keskastel semble alors être devenu la résidence de l'avoué de la prévôté d'Herbitzheim (1055).
  • Keskastel passe aux comtes de Sarrebruck (1271), aux comtes de Nassau-Sarrebruck (1385-1527), puis passe sous la domination des Nassau-Weilbourg (1745).
  • Dépendance du comté de Sarrewerden en 1789[16], ce village est rattaché à la France en 1793 et à l'arrondissement de Saverne en 1800.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Keskastel

Les armes de Keskastel se blasonnent ainsi :
« D'or au château fort crénelé de gueules, flanqué à dextre d'une tour du même, le tout maçonné de sable. »[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Pierre Cahé (1899-2003)    
    Simon Druar    
mars 2001 2014 Théo Feuerstoss[18]    
2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Gabriel Glath [19]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2021, la commune comptait 1 493 habitants[Note 5], en diminution de 2,35 % par rapport à 2015 (Bas-Rhin : +3,22 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8328219071 1201 3121 4161 3541 4571 435
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 2761 3251 3681 3471 3451 4071 3681 3771 330
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3221 3371 3251 2691 2971 3501 2641 2441 290
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 3061 3661 2971 3161 3621 4381 4701 5061 582
2015 2020 2021 - - - - - -
1 5291 5011 493------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges René Boos waffen SS volontaire qui a participé au massacre d’Oradour sur Glane

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. d'une longueur totale de 9,4 km
  2. affluent de la Sarre, d'une longueur totale de 5,7 km
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le nom des habitants du 67 - Bas-Rhin - Habitants », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Keskastel et Berg », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Berg », sur la commune de Berg - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Berg », sur la commune de Berg - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. Geoplatt
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur labanquedublason2.com (consulté le ).
  18. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  19. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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