Musée Alfred-Danicourt

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Musée Alfred-Danicourt
Péronne Hôtel-de-ville 1.jpg
Péronne, Musée Alfred-Danicourt (mairie)
Informations générales
Site web
Collections
Collections
Antiquités préhistoriques et gallo-romaines
numismatique
glyptique
bijoux et sculptures gréco-romains
peintures des XIXe siècle et XXe siècle
Bâtiment
Protection
Logo label musée de France.svg
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Hôtel de ville, rue Saint-Sauveur
80 200 Péronne
Coordonnées
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Le Musée Alfred-Danicourt est un musée municipal labellisé Musée de France[1] situé à Péronne, dans le département de la Somme, qui rassemble des collections archéologiques pour l’essentiel, et des œuvres d’art venant d'achats mais aussi de dons et legs privés. L'intégralité des dépôts de l'État fut perdue pendant la Grande Guerre. Le musée est situé dans l’hôtel de ville de Péronne .

Histoire[modifier | modifier le code]

Collectionneur fortuné, maire de Péronne, Alfred Danicourt fait voter en 1874 par le Conseil municipal la création du premier musée de Péronne, qui ouvre ses portes le 7 octobre 1877 dans l'hôtel de ville. Il y occupera presque toute l'aile gauche. À sa mort en 1887, Danicourt lègue à la ville l'intégralité de ses immenses collections et le musée de Péronne prend logiquement son nom.

Préservé jusque 1916, le musée est livré au pillage après l'évacuation des derniers civils. Lorsque les Allemands se replient en mars 1917 sur la Ligne Hindenburg, le musée a perdu 95 % de ses collections et le bâtiment est en ruines.

Grâce au courage du conservateur Félix Louis assisté du gardien Anatole Gronier, quelques trésors (2 à 3 % des collections archéologiques) ont été néanmoins sauvés, enterrés quelques jours avant l'entrée des Allemands en août 1914. Quelques autres objets sont restitués après guerre : sur les quelque 500 œuvres picturales que possédait le musée, celui-ci en retrouve seulement cinq.

Entre les deux guerres mondiales, on reconstitue, en partie, les collections grâce à des dons et des achats d’œuvres d'artistes contemporains (comme Jules Adler, Maurice Asselin, Charles Atamian ou André Devambez) via les dommages de guerre. Mais l'installation du musée n'est pas prévue dans le nouvel hôtel de ville reconstruit en 1927 ; les collections sont dispersées.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les objets sauvés en 1914 sont à nouveau enterrés (1941), pour être soustraits à l'intérêt de l'Occupant. Frappée par les bombardements en mai 1940, l'aile droite de la mairie est reconstruite après la guerre et finalement on y réinstalle le musée municipal en juillet 1955, où il se trouve toujours aujourd'hui.

Collections[2][modifier | modifier le code]

Numérisée, la majeure partie des collections archéologiques est consultable sur le site Joconde du Ministère de la Culture.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Période gauloise[3][modifier | modifier le code]

  • Numismatique : le Médaillier Danicourt constitue la pièce maîtresse du musée. Déjà renommé au XIXe siècle, c’est l’un des plus bel ensemble de monnaies gauloises connu. Il réunit plus de 400 pièces, frappées du IIIe siècle av. J.-C. au Ier siècle après, de la Gaule belgique à la Narbonnaise. On y compte des monnaies d’or, d’argent, de bronze et de potin. La collection de monnaies réunit également des pièces grecques, romaines et françaises[4].

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Objets provenant des fouilles de la villa gallo-romaine d’Athies,
  • Pièces d’orfèvrerie, fibules…,
  • bijoux : bague-sceau créto-mycénienne, bijoux grecs, étrusques, romains,

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • mobilier funéraire mérovingien : bijoux, colliers, boucles de ceintures, fibules, armes, poteries.

Peinture[modifier | modifier le code]

Louis Jean-Baptiste Vasseur - Les grilles du château de Thoix
Louis Jean-Baptiste Vasseur - Les grilles du château de Thoix

NB : l'accrochage évolue au minimum une fois par an.

Actions culturelles[modifier | modifier le code]

La programmation annuelle du musée s'articule autour d'une ou deux exposition temporaires et d'un cycle de conférences culturelles. La thématique change chaque année.

Le musée municipal intervient dans les établissements scolaires et au centre hospitalier de la ville.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David de Sousa, L’incroyable destin des collections du Musée Alfred-Danicourt, In Situ, Revue des Patrimoines n°25, décembre 2014[5].
  • David de Sousa, Destruction et reconstitution du Musée Alfred-Danicourt, Actes du colloque universitaire Les Reconstructions en Picardie, Péronne, Éditions Encrage, 2003.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no M0815, base Muséofile, ministère français de la Culture.
  2. Site Internet du musée Danicourt de Péronne.
  3. culture.fr base Joconde.
  4. Gustave Devraine, conservateur du Musée Danicourt, Péronne, son histoire, ses monuments des origines à nos jours, Péronne, 1970, Imprimerie Vincent.
  5. In Situ, Revue des Patrimoines,n°25/2014