Johnny Rep

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Johnny Rep
Image illustrative de l’article Johnny Rep
Johnny Rep en 1974
Biographie
Nom John Nicholaas Rep
Nationalité Néerlandais
Naissance (70 ans)
Zaandam
Taille 1,80 m (5 11)
Poste Attaquant
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1971-1975 Ajax Amsterdam135 0(79)
1975-1977 Valence CF078 0(37)
1977-1979 SC Bastia075 0(44)
1979-1983 AS Saint-Étienne152 0(75)
1983-1984 PEC Zwolle034 0(14)
1984-1986 Feyenoord Rotterdam072 0(24)
1986-1987 HFC Haarlem033 0(14)
1971-1987Total579 (287)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1973-1982 Pays-Bas042 0(15)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels (amicaux validés par la FIFA compris).

John Rep, dit Johnny Rep, né le à Zaandam (Pays-Bas), est un joueur de football néerlandais, actif de 1971 à 1987.

Joueur du plusieurs clubs européens tout au long de sa carrière, il joua en France au SC Bastia (1977-1979) puis à l'AS Saint-Étienne (1979-1983).

Avec l'équipe des Pays-Bas entre 1973 et 1982, il disputa deux finales de Coupe du monde en 1974 et 1978. Il est actuellement le meilleur buteur néerlandais en Coupe du monde avec 7 buts. Il fait partie du Club des Cent de l'Ajax d'Amsterdam.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Nicholaas Rep naît le à Zaandam.

Carrière en club[modifier | modifier le code]

Débuts en fanfare à l'Ajax (1971-1975)[modifier | modifier le code]

Après avoir commencé le football dans sa ville natale de Zaandam, il rejoint l'Ajax Amsterdam, aidé en cela par un oncle[1].

Johnny Rep intègre le groupe pro en 1971 à l’âge de 20 ans. Il évolue aux côtés de joueurs renommés comme Johan Cruyff et Johan Neeskens, avec lesquels il réalise le triplé Coupe – Championnat – Coupe d’Europe des Clubs Champions (C1) en 1972.

L’année suivante, il remporte une nouvelle C1 avec l’Ajax en marquant le but vainqueur en finale, contre la Juventus[1].

Passage à Valence (1975-1977)[modifier | modifier le code]

Il s'engage avec le Valencia CF en 1975, après avoir tout gagné avec son club formateur.

Ses deux saisons en Espagne ne sont pas particulièrement marquantes, malgré de belles statistiques : 37 buts en 78 matches[2].

L'aventure bastiaise (1977-1979)[modifier | modifier le code]

Après deux saisons en Espagne, alors qu’il est convoité par le Real Madrid (il déclare en 2016 n'avoir pas eu d'offre concrète du club madrilène[1]), l'AZ Alkmaar ou le FC Cologne, il rejoint le SEC Bastia en 1977[1].

« Je ne savais pas où je mettais les pieds mais j'étais sûr de vouloir quitter l'Espagne pour retrouver ma place chez les Oranje. Dès mon arrivée, ils m'ont baladé. À ma descente d'avion, je souhaitais voir le stade, connaître mes conditions de travail, et eux voulaient absolument m'emmener à la meilleure table de l'île. Après un long repas, j'ai voulu faire un tour à Furiani et ils m'ont traîné à Saint-Florent où les paysages sont paradisiaques. Pareil ensuite avec Porto-Vecchio. Le soir, de guerre lasse, j'ai signé et je me suis endormi, harassé. Le lendemain, je me suis quand même rendu au stade avec Jules Filippi. J'ai eu un choc. Si je l'avais vu avant, je n'aurais jamais signé, mais je ne l'ai jamais regretté. »

Le SECB vient de perdre Dragan Dzajic et Zimako à l’intersaison, mais accueille un renfort de taille en la personne de Johnny Rep. Les joueurs de Pierre Cahuzac terminent 3e du championnat en 1977 et décrochent leur ticket pour la Coupe de l’UEFA la saison suivante.

Au terme d’une formidable épopée européenne 1978, les Bleus échouent en finale face au PSV Eindhoven. « C'est vraiment dommage de l'avoir perdue. On avait joué le match aller (0-0), en Corse, sur un très mauvais terrain. Un match qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Au retour, aux Pays-Bas, on était arrivé exténués. On avait joué trois matches en une semaine. C'était bien trop ! Moi, en plus, je n'avais pas joué pendant quatre semaines avant cette finale à cause d'une luxation du coude. Cela avait vraiment été très difficile ! », déclare-t-il.

Les années vertes (1979-1983)[modifier | modifier le code]

Joueurs en civils discutant. Une femme tient Robert Herbin et Ivan Curkovic.
Déplacement de l'AS Saint-Étienne en 1979 (de g. à d. : Johnny Rep, Ivan Ćurković, l'entraîneur Robert Herbin et Dominique Rocheteau).

Élu meilleur joueur étranger du championnat, il quitte le Sporting Club de Bastia à l’intersaison 1979 pour rejoindre l'AS Saint-Étienne, en même temps que Michel Platini[2]. Il y retrouve son ancien coéquipier Bastiais Jean-François Larios[3].

En 1981, l’ASSE est sacrée championne devant le Football Club de Nantes, mais s'incline en finale de la Coupe de France face à l'ancienne équipe de Rep : Bastia.

L'affaire de la caisse noire ainsi que le déclin sportif de l'AS Saint-Étienne poussent Johnny Rep à quitter le club au terme de la saison 1982/1983, non sans regrets.

Dans une interview au magazine So Foot en 2015, il déclare être toujours très attaché à Saint-Étienne et qu'il n'aurait probablement pas quitté le club sans les déboires juridiques. Il est aujourd'hui toujours très apprécié par les supporters des Verts[4].

Fin de carrière aux Pays-Bas (1983-1987)[modifier | modifier le code]

Rep, alors âgé de 32 ans, décide de rentrer aux Pays-Bas.

Il rejoint le petit club de Zwolle durant une saison, puis passe deux saisons au Feyenoord Rotterdam avant de raccrocher définitivement les crampons en 1987, après une dernière saison au HFC Haarlem.

Carrière en sélection[modifier | modifier le code]

Johnny Rep en 1972.

En 1974, il participe avec l'équipe nationale des Pays-Bas, à la Coupe du Monde 1974. Les Oranje, comme on les surnomme, brillent durant cette compétition grâce à leur fameux football total, un style de jeu basé sur la rapidité des passes et la justesse technique (Encore réputé aujourd'hui[5])[6].

Les Néerlandais sont cependant défaits en finale du tournoi par la République Fédérale d'Allemagne, le pays hôte, sur le score de 2 buts à 1[7].

Quatre années plus tard, quelques semaines après sa signature à Bastia, Rep retrouve la sélection nationale et s’envole pour l’Argentine pour y disputer la Coupe du monde 1978.

Privés de Johan Cruyff (absent en partie pour ne pas cautionner la dictature argentine)[8], les Pays-Bas réalisent un beau parcours mais s'inclinent de nouveau en finale face au pays organisateur, 3 buts à 1 cette fois-ci[9].

Johnny Rep totalise 42 matches les couleurs de la sélection, pour 15 buts inscrits entre 1973 et 1982.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Après sa carrière, il travaille comme entraîneur puis recruteur.

Parcours d'entraineur
Période Club Compétition Fonction
1994-1996 VV Zwarte Schapen Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas KNVB Amateurs Entraîneur
1996-2001 FC Omniworld Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas KNVB Amateurs Entraîneur
2002-2005 Texel'94 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas KNVB Amateurs Entraîneur
2007- RKSV Pancratius Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas KNVB Amateurs Entraîneur

Il collabore au journal De Telegraaf en 2016[1], il est régulièrement chargé de noter les joueurs après les matches[4].

En 2013, il déclare avoir pris des amphétamines au cours de sa carrière[1].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Joueur très polyvalent, il pouvait prendre tous les postes en attaque, il est surtout connu pour l'esthétisme de son jeu et sa « vista ». Une bonne vitesse de course, le sens du dribble et de l'appui de ses partenaires lui faisaient marquer beaucoup de buts. Il avait aussi un bon jeu de tête. Il savait se faire oublier pour conserver ses qualités sur la durée des matches.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Drapeau des Pays-Bas Ajax Amsterdam :

Drapeau de la France SEC Bastia :

Drapeau de la France AS Saint-Étienne :

En Équipe des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Johnny Rep en 2006.

Dans la musique[modifier | modifier le code]

En 2004, le groupe Mickey 3D, originaire de la région de Saint-Étienne, a écrit la chanson Johnny Rep en hommage au joueur de l'ASSE.

La chanson évoque le coup du chapeau (24e, 52e sp, 69e) réalisé par Johnny Rep le , au stade Geoffroy-Guichard, lors du match retour du premier tour de la Coupe de l'UEFA 1979-1980 contre le Widzew Łódź (victoire 3-0[10])[11].

Johnny Rep séduit également là où il n'a pas joué, puisque le groupe irlandais de rock indépendant Johnny Rep a choisi de s'appeler ainsi en hommage au joueur[12].

Dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Rep apparait notamment dans le jeu Pro Evolution Soccer 2005[13].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Mik Schots, Rep : Een roerig (voetbal)leven, Singel Uitgevers, , 181 p. (ISBN 978-9029573740).
  • Rodolphe Hassold et Olivier Rey, Johnny Rep : Feu vert, Calmann- Lévy, , 127 p. (ISBN 978-2-7021-0340-1).
  • Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), L'Harmattan, 1997.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Bruno Lesprit ainsi que Bram Budel (photos), « On a retrouvé... Johnny Rep, l'Oranje amer. », sur lemonde.fr, Le Monde,
  2. a et b « 25 novembre 1951 : Naissance de Johnny Rep », sur www.poteaux-carres.com (consulté le )
  3. « DOSSIER. Les Verts de Saint-Etienne et la Corse, une belle histoire d'amour », sur Corse Matin, (consulté le )
  4. a et b « Johnny Rep : « C'est à Saint-Étienne que j'ai été le plus heureux » », sur SOFOOT.com (consulté le )
  5. « Qu'est-ce que le football total, inventé par Johan Cruyff ? », sur RTL.fr (consulté le )
  6. Jérémy Talbot et Mis à jour le 09/01/12 15:17 Linternaute.com, « Le football total des Pays-Bas (années 1960-70) », sur www.linternaute.com (consulté le )
  7. FIFA.com, « Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 1974 - FIFA.com », sur www.fifa.com (consulté le )
  8. Le Point magazine, « Pourquoi Johan Cruyff n'a pas joué le Mondial 1978 », sur Le Point, (consulté le )
  9. FIFA.com, « Coupe du Monde de la FIFA, Argentine 1978 - FIFA.com », sur www.fifa.com (consulté le )
  10. Statistiques du match
  11. La chanson intègre le commentaire radio du match de Jacques Vendroux. La bande originale ayant été perdue, celui-ci accepta d'en refaire un le plus proche, de mémoire, de l'original. À signaler deux erreurs dans cette reconstitution : une confusion des deux gardiens stéphanois Ivan Ćurković et Jean Castaneda. Jacques Vendroux mentionne également qu'il reste huit minutes à jouer alors que le troisième but de Johnny Rep est inscrit à la soixante-neuvième minute de jeu, il reste donc vingt-et-une minutes (Le Footichiste, mai 2011).
  12. (en) « Jonny Rep on Breaking Tunes », sur breakingtunes.com (consulté le )
  13. (en-US) « Rep PES 5 Stats », sur PES Master (consulté le )