Dominique Rocheteau

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Dominique Rocheteau
Dominique Rocheteau.jpg
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (61 ans)
Lieu Saintes[1] (France)
Taille 1,77 m
Période pro. 1972-1990
Poste Avant-Centre
Ailier droit
Parcours junior
Saisons Club
1966-1970 Drapeau : France Étaules
1970-1971 Drapeau : France La Rochelle
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1971-1980 Drapeau : France AS Saint-Étienne 197 0(57)
1980-1987 Drapeau : France Paris SG 255 (100)
1987-1989 Drapeau : France Toulouse FC 070 0(14)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1975-1986 Drapeau : France France 049 0(15)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Dominique Rocheteau est un footballeur français né le à Saintes[1] en Charente-Maritime. Il est le troisième meilleur buteur de l'histoire du PSG, derrière Pedro Miguel Pauleta et Zlatan Ibrahimović. Il a évolué aux postes d'ailier droit puis d'avant centre.

Biographie[modifier | modifier le code]

La carrière de Dominique Rocheteau est indissociable de Saint-Étienne, qui est dans les années 1970 l'équipe la plus populaire de l'hexagone. Arrivé dans le club stéphanois comme stagiaire en 1971, il joue son premier match pro avec Saint-Étienne en 1973 contre Nancy[2]. Il ne peut prendre vraiment part aux magnifiques doublés coupe-championnat de 1974 et 1975, ne jouant que quelques matchs à cause de multiples blessures. Enfin remis, il explose littéralement l'année suivante au sein du dispositif en 4-3-3 mis en place par l'entraîneur Robert Herbin. Il devient rapidement l'une des coqueluches du public, en particulier des supportrices. Ses dribbles élégants et ravageurs sur l'aile droite conjugués à sa longue chevelure bouclée, lui valent rapidement le surnom (qu'il déteste) d’Ange Vert attribué par le rédacteur en chef du magazine Onze, Jean-Pierre Frimbois.

L'ange vert en action[modifier | modifier le code]

En 1976, Rocheteau passe proche de l'exploit. Après un premier match de légende à Glasgow, où il inscrit un but et fait une passe décisive pour Hervé Revelli, il va participer à l'un des plus beaux retournement de situation de l'histoire du foot français. Opposée à l'un des grands favoris de la Coupe d'Europe des clubs champions 1976, le Dynamo de Kiev, emmené par le ballon d'or Oleg Blokhine, Saint-Étienne est nettement battu, 2 à 0, au match aller. Le match retour est homérique. Alors que la première mi-temps s'est achevée sur le score de 0 à 0, Blokhine est à deux doigts d'ouvrir le score, mais se fait prendre le ballon au dernier moment. Sur le contre, Saint-Etienne ouvre la marque par Hervé Revelli, puis égalise six minutes plus tard, sur coup franc, par Jean-Michel Larqué. Kiev, qui avait pris le contrôle du match, est sonné. Durant la prolongation, Dominique Rocheteau, blessé à la cuisse et épuisé, parvient à reprendre in extremis un centre de Patrick Revelli et marque le but de la victoire.

Joueurs en civils discutant. Une femme tient Robert Herbin et Ivan Curkovic.
Déplacement de l'AS Saint-Étienne en 1979 (de g. à d. : Johnny Rep, Ivan Ćurković, l'entraîneur Robert Herbin et Dominique Rocheteau).

Le club français élimine le PSV Eindhoven au tour suivant, grâce notamment à une prestation exceptionnelle du gardien Ivan Curkovic au match retour après la victoire (1-0) au match aller sur un coup franc obtenu par Rocheteau et transformé par Jean-Michel Larqué, et atteint la finale contre le Bayern Munich de Franz Beckenbauer, tenant du titre, qui l'avait éliminée l'année précédente en demi-finale. Blessé à la cuisse durant la seconde mi-temps du match contre le PSV, Rocheteau ne jouera malheureusement que les sept dernières minutes de cette rencontre, grâce à des infiltrations de novocaïne[3]. Dominatrice, l'équipe stéphanoise se fera surprendre contre le cours du jeu sur un coup franc tiré avant le coup de sifflet de l'arbitre. Elle ne pourra refaire son retard, malgré de multiples occasions dont un tir sur le poteau et un sur la barre transversale du gardien allemand Sepp Maier, auteur d'une remarquable partie. Cette année, Saint-Étienne remporte néanmoins son troisième titre de champion de France de rang, avant de conquérir, l'année suivante, la coupe de France face à Reims.

À partir de 1978, l'AS Saint-Étienne, gavée de succès durant tant d'années, opère un changement radical de politique. Le vivier formé par le centre de formation du club est de plus en plus délaissé au profit d'un recrutement onéreux de stars comme Zimako, Lacombe, Platini, Rep, Battiston. Saint-Étienne amorce alors son lent déclin. Après une très bonne saison 1978-1979 durant laquelle il marquera 21 buts et adressera 12 passes décisives, Rocheteau vivra un exercice 1979 - 1980 plus difficile. Malgré un bon départ (meilleur buteur du club après 15 journées) il se blesse gravement en Championnat de France contre Angers. Éloigné de longues semaines des terrains, son absence coïncide avec une période euphorique de l'ASSE (élimination du PSV Eindhoven en coupe de l'UEFA après un match retour historique) et à contrario son retour avec un passage à vide des Verts dans la saison. St-Étienne se fait alors éliminer de la Coupe de l'UEFA par Moenchengladbach puis de la Coupe de France par l'équipe de Montpellier alors en seconde division. Lors de ces deux confrontations, Dominique Rocheteau manquera des buts qui auraient peut-être changé la tournure des événements et certains au club ne manquent pas de lui en faire la remarque. Bien qu'il garde la confiance de Robert Herbin, Rocheteau sent une réserve à son égard au sein de la direction du club et préfère partir au Paris Saint-Germain qui lui propose de plus de quitter son aile droite pour un poste d'avant-centre. Lui qui se sentait bloqué dans son rôle d'ailier voit là l'occasion de donner un tournant à sa carrière.

Paris Saint-Germain, un nouveau départ[modifier | modifier le code]

Déçu par le duo Jean-François Beltramini-Saar Boubacar, qui n'a su (pu ?) faire oublier Carlos Bianchi et François M'Pelé, Francis Borelli recrute deux nouveaux attaquants, l'ange vert et Toko de Valenciennes. Georges Peyroche promet à Dominique le poste de n°9.

Dominique quitte donc l'AS Saint-Étienne et son poste d'ailier droit pour rejoindre le jeune club du Paris Saint-Germain, où il retrouve la position fétiche de sa prime jeunesse, celle d'avant-centre, qu'il avait dû céder à Hervé Revelli, puis à Johnny Rep, chez les verts. Mais son style reste très atypique. Peu enclin à rester à attendre le ballon dans la surface de réparation et à jouer dos au but ou en pivot, Dominique préfère user de son arme la plus efficace, le dribble, pour semer la panique dans les défenses adverses. Il joue donc la partition d'un joueur très mobile, libre d'évoluer sur tout le front de l'attaque. Très bon passeur, il ne se montre donc pas trop individualiste (parfois même pas assez). Il évoluera d'ailleurs parfois durant sa période parisienne aux côtés d'avant-centres typiques (Kees Kist, Richard Niederbacher, Vahid Halilhodžić ou Jules Bocandé) en tant qu'attaquant de soutien, partant de plus loin et participant activement à la construction des actions offensives.

Le Paris SG a beau être ambitieux, il obtient des résultats irréguliers. Dominique lui-même accusera plusieurs baisses de forme dues à de fréquentes blessures (il n'est guère épargné par les défenseurs) et à une certaine fragilité psychologique. Avec son nouveau club, il remporte néanmoins plusieurs titres. Il remporte la Coupe de France en 1982, après une finale épique disputée face au Saint-Étienne de Michel Platini, qui joue là son dernier match pour un club français. Le Paris SG l'emporte 6 à 5 aux tirs aux buts après un match nul 2 buts partout, Dominique inscrivant un but pour Paris, Michel Platini, les deux buts des verts. En 1983, Paris conserve son titre en l'emportant 3 buts à 2 face au tout nouveau champion de France, le FC Nantes, finale d'anthologie, toujours considérée comme l'une des plus grandes finales de coupe de France de tous les temps.

Dominique Rocheteau acquiert également son dernier titre de champion de France en 1986, le premier pour le club parisien, entraîné alors par Gérard Houllier et ce après une première partie de championnat hallucinante (vingt-six matches d'affilée sans défaite, record de l'époque, battu huit ans plus tard). Cette année-là, il sera même vice roi des buteurs du championnat, avec 19 buts, derrière le goleador de Metz, Jules Bocandé, qui par ailleurs, deviendra deux mois plus tard son coéquipier. Entretemps, avec Paris, Dominique aura atteint également la finale de la Coupe de France en 1985 (défaite 1 à 0 face à Monaco) et disputé un quart de finale de coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe lors de la saison 1982-1983.

L'ange plane aussi en bleu[modifier | modifier le code]

Rocheteau est certainement le joueur français qui a été sélectionné le plus rapidement en équipe de France. Après une démonstration en match de préparation à la saison 1975-1976 contre Leeds (il entre en seconde mi-temps et renverse à lui tout seul la situation en marquant deux buts), le sélectionneur des bleus Stefan Kovacs présent ce jour-là au stade Geoffroy-Guichard lui lance comme une boutade : « On se voit en sélection, hein petit ? ». Mais quelques jours plus tard, associé à Emon et Molitor en attaque et servi par son coéquipier Larqué, il joue en 1975 son premier match amical en bleu face au Real Madrid et y inscrit encore deux buts. Malgré l'apport du jeune prodige, l'équipe de France, déjà mal engagée dans les qualification de l'euro 1976 se fait finalement éliminer par la Belgique et la R.D.A. La donne change avec l'arrivée de Michel Hidalgo. Les Bleus vont connaître un vrai renouveau grâce à l'arrivée de cet entraîneur atypique, Michel Hidalgo et à celle d'une exceptionnelle génération de joueurs, emmenée par Michel Platini. L'attaquant stéphanois participe ainsi activement à la Coupe du monde de football 1978 disputée en Argentine, après avoir inscrit le premier but du France-Bulgarie (3-1) décisif lors des éliminatoires.

Cette compétition est l'occasion pour Rocheteau d'afficher une véritable conscience politique, en exprimant ouvertement ses réticences quant au fait de disputer une compétition sportive dans un pays alors sous le joug d'une dictature militaire[4]. Jugé à court de condition physique par Michel Hidalgo, il ne figure pas sur la feuille de match lors de la première rencontre perdue 2 à 1 face à l'Italie. Il fait son retour dans la formation pour le second match contre l'Argentine, durant lequel il retrouve à l'attaque Lacombe et Six. Mais cela n'empêche pas la formation d'essuyer une nouvelle défaite 2 à 1 qui précipite son élimination de la Coupe du monde argentine. Le dernier match contre la Hongrie, alors également éliminée, devient donc sans enjeu, sinon l'honneur ; la France s'impose 3 à 1. Dominique Rocheteau marque le troisième et dernier but français de cette Coupe du monde.

Puis, au sein d'une équipe de France arrivée à maturité, il dispute deux nouvelles Coupe du monde. En 1982, évincé des titulaires après un très mauvais match initial face à l'Angleterre (défaite 3 à 1), il remplace Bernard Lacombe, blessé, contre l'Autriche, lors du premier match du second tour. À peine entré en jeu, Rocheteau obtient le coup franc victorieux tiré par Genghini, la doublure de Platini. Il ne lâchera plus le poste. Il prend donc part, en demi-finale, au terrible France-Allemagne de Séville, quelques jours après un magnifique doublé marqué contre l'Irlande du Nord. Son tir au but réussi, lors de la séance après prolongation, ne suffit pas à empêcher les Allemands de l'emporter et de se qualifier pour la finale.

En 1986, au Mexique, il dispute peut-être son plus beau mondial[réf. nécessaire]. Bien que légèrement blessé à l'entrainement avant le début de la compétition, il participe sans grande réussite au premier match contre le Canada (victoire 1 à 0). Henri Michel décide alors de le laisser au repos pour se soigner lors du second match contre l'U.R.S.S. (1 à 1). Dominique Rocheteau entre donc à nouveau en jeu lors du troisième match contre la Hongrie. Son entrée donne tout de suite un nouvel allant à l'attaque française, le Parisien offrant une passe décisive à Jean Tigana puis marquant lui-même le troisième but d'une probante victoire 3 à 0. L'équipe de France est maintenant bien lancée dans la compétition après son départ poussif. Qualifiée pour les huitièmes de finale, la France domine ensuite copieusement le champion du monde italien, l'emportant 2 à 0 sur un rythme effréné. Rocheteau délivre lors de ce match deux nouvelles passes décisives pour Platini et Stopyra. Il en réussira une dernière pour Platini, portant son total à quatre, ce qui fait de lui l'un des meilleurs passeurs de la compétition, lors de la rencontre d'anthologie qui oppose en quarts de finales les artistes français au Brésil de Zico, Socrates et Careca, qui comptent parmi les meilleurs techniciens de la planète. Cette rencontre exceptionnelle (qualifiée de plus beau match de l'histoire du football par Pelé lui-même) s'achèvera aux pénaltys par une victoire française, après des retournements de situation incroyables.

Blessé durant cette rencontre et remplacé par Bruno Bellone, il ne pourra malheureusement pas participer à la demi-finale face à l'Allemagne. Il verra ses coéquipiers, épuisés par le quart de finale d'anthologie disputé face au Brésil, perdre 2 buts à 0. Son absence aux avant-postes oblige Michel Platini à se tenir plus haut, près des attaquants pour gêner la défense allemande. Rocheteau décidera de ne pas prendre part au match pour la troisième place (remporté par la France 4 à 2 face à la surprenante Belgique), et mettra, à l'issue de la compétition, un terme à sa carrière internationale.

Ses prestations lors de cette compétition lui permettront quelques semaines plus tard d'être sélectionné dans l'équipe FIFA du Reste du Monde sous la double responsabilité de Franz Beckenbauer et Johan Cruijff qui est opposée à une sélection des Amériques emmenée par Diego Maradona lors d'un match au profit de l'U.N.I.C.E.F à Los Angeles le 27 juillet 1986. La sélection des Amériques l'emportera aux tirs au buts après un match nul 2 à 2.

Entre les deux, il remporte l'Euro 1984 disputé en France. Cette compétition lui laissera un arrière-goût amer, puisqu'il ne prendra part qu'à deux rencontres, Michel Hidalgo lui préférant Bernard Lacombe et hésitant à associer les deux hommes à la pointe de l'attaque. remplaçant lors du premier match face au Danemark (1 à 0), il entre en cours de jeu face à la Belgique (5 à 0). Mais lors du match suivant, face à la Yougoslavie, Dominique Rocheteau, positionné en pivot dans un rôle qu'il déteste, peine et finit par être remplacé par Thierry Tusseau. Il ne reviendra plus sur le terrain de la compétition et verra ses coéquipiers l'emporter en demi face au Portugal (3 à 2) puis en finale face à l'Espagne (2 à 0).

Un an plus tard, en revanche, ses prestations avec Paris lui assurent une place de titulaire lors de la finale de la coupe intercontinentale disputée en 1985 contre l'Uruguay d'Enzo Francescoli. Il marque l'un des deux buts de la brillante victoire française, l'autre étant inscrit par José Touré, avec lequel il forme un duo d'attaque prometteur, qui sera brisé quelques mois plus tard, le jeune attaquant nantais ayant été grièvement blessé lors du quart de finale de coupe de l'UEFA face à l'Inter de Milan.

Fin de carrière à Toulouse[modifier | modifier le code]

Après une dernière saison délicate avec le PSG, dont il devient néanmoins le meilleur buteur avec cent réalisations (il n'est dépassé que par Pauleta et Zlatan Ibrahimović bien des années plus tard), Rocheteau, rejoint en 1987 les rangs du Toulouse Football Club. Il y retrouve son ancien coéquipier stéphanois Jacques Santini, devenu entraîneur, et Yannick Stopyra, avec lequel il avait formé un duo redoutable lors de la coupe du monde 1986. Il y effectuera deux saisons mitigées, et une dernière participation à la coupe d'Europe.

Usé par dix-sept ans de professionnalisme, au cours desquels il aura été souvent la cible préférée de rugueux défenseurs, il raccroche définitivement les crampons après une ultime rencontre contre le Racing Club de Paris, au sein duquel son ancien coéquipier de l'équipe de France, Maxime Bossis, semble jouer lui, coïncidence, aussi son dernier match professionnel (en fait, Bossis sortira de sa retraite un an plus tard pour jouer une ultime saison avec son club formateur de Nantes). Rocheteau termine sa carrière avec seulement trois cartons jaunes à son palmarès : un avec Saint-Étienne en Coupe d'Europe contre le PFC CSKA Sofia et deux avec l'équipe de France (contre la Hollande lors des éliminatoires du Mondial 1982 et le dernier contre la Hongrie en coupe du monde 1986).

Reconversion[modifier | modifier le code]

Pendant quelques numéros, Dominique Rocheteau, alors qu'il joue encore à Saint-Etienne, livre des chroniques au mensuel de football Onze. Dans ces chroniques au contenu plutôt personnel, il parle de ses passions, évoquant notamment ses liens avec la musique... Il fait de même de 1986 à 1987 pour le magazine Mondial avec sa rubrique "Disco Rocheteau".

Reconverti un temps dans la fonction d'agent de joueur, il arrête à la suite de problèmes avec David Ginola. Il est actuellement président de la Commission d'éthique de la FFF.

Dominique Rocheteau s'est également un temps laissé tenter par le cinéma. On a pu ainsi le voir tenir un rôle important dans le film Le Garçu de Maurice Pialat, où il partageait notamment l'affiche avec Gérard Depardieu. Il apparaît également dans le film Casablanca Driver où il joue son propre rôle. Il a aussi publié un ouvrage On m'appelait l'ange vert…, aux éditions Le cherche midi, en avril 2005.

Amoureux du Viêt Nam, Rocheteau crée une académie de football au sud de Hô-Chi-Minh-Ville pour les jeunes du pays et en devient le conseiller technique bénévole.

Dominique Rocheteau a créé le centre de stages de football Footatlantic, où il encadre des jeunes de 8 à 16 ans à Pâques et en été. Il leur inculque la pratique du football et ses valeurs essentielles, pour les faire progresser sur le terrain mais aussi en dehors.

Le 29 juin 2010 il est nommé vice-président du conseil de surveillance de l'AS Saint-Étienne.

Statistiques détaillées[modifier | modifier le code]

Statistiques de Dominique Rocheteau au 13 janvier 2015[5]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : France France Total
Division M B M B M B C M B M B M B
1972-1973 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 2 0 - - - - - - - - - 2 0
1973-1974 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 4 0 2 1 - - - - - - - 6 1
1974-1975 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 4 0 1 0 - - - - - - - 5 0
1975-1976 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 22 11 1 0 - - C1 8 3 3 0 34 14
1976-1977 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 27 3 7 0 - - C1 6 0 4 1 44 4
1977-1978 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 26 5 1 0 - - C2 2 0 5 2 34 7
1978-1979 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 37 21 5 0 - - - - - 3 0 45 21
1979-1980 Drapeau de la France AS Saint-Étienne Division 1 31 11 6 1 - - C3 5 0 1 0 43 12
Sous-total 153 51 23 2 - - - 21 4 16 3 213 60
1980-1981 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Division 1 37 16 3 2 - - - - - 4 0 44 18
1981-1982 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Division 1 22 10 8 6 - - - - - 8 3 38 19
1982-1983 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Division 1 26 11 9 3 - - C2 3 0 3 2 41 16
1983-1984 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Division 1 30 9 1 0 - - C2 3 0 8 2 42 11
1984-1985 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Division 1 31 15 10 2 - - C3 3 3 - - 44 20
1985-1986 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Division 1 35 19 7 1 - - - - - 10 5 52 25
1986-1987 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Division 1 23 3 1 0 1 0 C1 2 0 - - 27 3
Sous-total 204 83 39 14 1 0 - 11 3 33 12 288 112
1987-1988 Drapeau de la France Toulouse FC Division 1 26 4 4 1 - - C3 4 2 - - 34 7
1988-1989 Drapeau de la France Toulouse FC Division 1 34 7 2 0 - - - - - - - 36 7
Sous-total 60 11 6 1 - - - 4 2 - - 70 14
Total sur la carrière 417 145 68 17 1 0 - 36 9 49 15 571 186

Palmarès[modifier | modifier le code]

En Sélection[modifier | modifier le code]

Avc l'équipe de France amateur, il est finaliste des Jeux Méditerranéens en 1975.

Puis lors de ces quarante-neuf sélections entre 1975 et 1986, il remporte le Championnat d'Europe en 1984 et la Coupe Intercontinentale des Nations en 1985 en marquant en finale. Il termine également à la troisième place de la Coupe du monde en 1986, après avoir terminé à la quatrième place en 1982. En quarante-neuf sélections il aura marqué 15 buts et distillé 12 passes décisives.

Dominique Rocheteau fait également partie du cercle très fermé des joueurs français a avoir été sélectionnés dans des équipes internationales reconnues par la FIFA. La première fois le 22 juillet 1984, lors d'un match entre l'équipe FIFA XI et le New York Cosmos au bénéfice de l'U.N.I.C.E.F. Lors de ce match en compagnie de joueurs tels que Keegan, Kempès, Beckenbauer, Hugo Sanchez, ou encore Krol, Rocheteau marque le but égalisateur de la victoire finale 3 à 1 de la sélection FIFA. Sa seconde sélection a lieu le 27 juillet 1986 lors du match Amériques contre Reste du Monde (victoire des Amériques 2-2, 4 t.a.b. à 3) dans l'équipe mondiale dirigée conjointement par Franz Beckenbauer et Johan Cruijff.

En Club[modifier | modifier le code]

Formé à l'AS St-Étienne, il est finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1976. Sur le plan national, il est Champion de France à trois reprises en 1974, 1975 et 1976 et remporte la Coupe de France en 1977.

Parti ensuite au Paris SG, il est de nouveau champion de France en 1986 et remporte la Coupe de France à deux reprises en 1982 et 1983 et perd en finale en 1985. Il remporte également le Tournoi International de Paris en 1981, 1984 et 1986 et le Tournoi International de Troyes en 1980 avec le Paris SG.

Distinctions Personnelles[modifier | modifier le code]

Sur le plan individuel, Dominique Rocheteau est élu révélation de l'année France Football en 1975. L'année suivante, il fait partie du Onze de bronze. Il est second meilleur buteur du championnat de France en 1986 avec dix-neuf réalisations et second meilleur passeur de la Coupe du monde 1986 avec quatre passes décisives, devancé seulement par Diego Maradona.

Le 29 avril 1985, il est fait chevalier de l'ordre national du Mérite.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Dirand & Pierre Joly, Rocheteau, Calmann-Lévy, 1976.
  • Christian Deville-Cavelin, Dominique Rocheteau, PAC, 1984.
  • Gérard Le Scour, Football raconté par Dominique Rocheteau, Hatier & Rageot, 1986.
  • Dominique Rocheteau & Christophe Quillien, On m'appelait l'Ange Vert, le Cherche-Midi, 2005.
  • Patrice Burchkalter, Le Rocheteau, Jacob Duvernet éditions, Collection Album Miroir, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Étaules selon Rocheteau.com, Biographie. Saintes selon FFF.
  2. Rocheteau et ses débuts
  3. Vincent Duluc, Un printemps 76, Stock, , p. 97
  4. Alexandre Borde, « La Coupe du monde à travers l'histoire : Argentine 1978 », Le Point,‎
  5. « Statistiques de Dominique Rocheteau », sur footballdatabase.eu

Liens externes[modifier | modifier le code]

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