Jean Tristan de France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean Tristan de France
Jean Tristan de France.jpg

Jean Tristan de France

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 20 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Frères
Sœurs
Conjoint
Autres informations
Conflits
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean de France et Jean de Nevers.

Jean surnommé Jean Tristan, né à Damiette le 8 avril 1250, mort à Tunis le 3 août 1270, comte consort de Nevers (1265-1270) et comte de Valois (1268-1270), quatrième fils de Saint Louis, roi de France, et de Marguerite de Provence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armoiries de Jean Tristan de France

Naissance[modifier | modifier le code]

Le prince Jean nait pendant que ses parents menaient la septième croisade et avaient pris la ville de Damiette le 4 juin 1249, mais son père ayant été fait prisonnier dans la nuit du 5 au 6 avril 1250, la cité elle-même se trouve menacée par les Égyptiens. Marguerite de Provence, enceinte, déclare à un chevalier qu'elle préfère qu'on les tue, elle et son enfant, plutôt que tomber aux mains des musulmans. Elle accouche peu après et ajoute « Tristan » au prénom choisi pour son fils en raison des circonstances dramatiques qui accompagnent la naissance du prince[1]. Peu après, le sultan égyptien est renversé et son successeur négocie la liberté du roi contre la restitution de la ville de Damiette le 6 mai 1250. Saint Louis séjourne ensuite en Terre sainte jusqu'au 25 avril 1254 pour la réorganiser et lui donner quelques chances de résister[2].

Prince de France[modifier | modifier le code]

Saint Louis ne revient à Paris qu'au début octobre 1254. En 1258, Jean Tristan est fiancé à Yolande de Bourgogne (1247-1280), comtesse de Nevers, fille d'Eudes de Bourgogne. Le mariage intervient en 1266 et la même année, à la suite de la mort d'Eudes à Acre, il devient comte de Nevers. Le 24 avril de l'année suivante a lieu à Vézelay une ostension des reliques de la Madeleine. Son père lui donna ensuite en apanage en 1269 le comté de Valois avec Crépy-en-Valois, la Ferté-Milon et Villers-Cotterêts ; toutefois Jean Tristan est toujours dénommé « Jean comte de Nevers » [3].

Jean Tristan accompagna son père durant la huitième croisade, mais l'armée fut victime d'une épidémie de dysenterie. Jean Tristan compta parmi les victimes et mourut le 3 août 1270[4], et l'on dit que l'annonce de sa mort acheva Saint Louis, également malade[5]. Tous deux étant morts loin de leur patrie, la technique funéraire du mos Teutonicus leur fut pratiquée[6].Il est inhumé comme son père à dans l'église de l'abbaye royale de Saint-Denis

Jean Tristan disparait sans descendance et sa veuve Yolande de Bourgogne se remarie dès 1272 avec Robert III de Dampierre, comte de Flandre, et lui apporte son comté de Nevers. En revanche, le comté de Valois, apanage du défunt, retourna à la Couronne.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine de Lévis-Mirepoix, Saint-Louis roi de France « Le Mémorial des Siècles: XIIIe siècle, les hommes  ». Albin Michel Paris 1970 p. 107
  2. Antoine de Lévis-Mirepoix, Op.cit « Chronologie » p. 24-25
  3. Colette Beaune « La légende de Jean Tristan fils de saint Louis ». Dans: Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes T. 98, no 1. 1986. p. 143-160
  4. Gérard Sivéry, "Philippe III le Hardi", février 2003, édition Arthème Fayard, p. 52
  5. Le roi de France fut frappé par la même maladie et décéda le 25 août.
  6. Alain Erlande-Brandenburg, Le roi est mort. Étude sur les funérailles, les sépultures et les tombeaux des rois de France jusqu'à la fin du XIIIe siècle, Arts et métiers Graphiques,‎ , p. 30

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :