Jean Chalopin (réalisateur)

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Jean Chalopin
Naissance
Nationalité Drapeau de la France française
Profession producteur et scénariste

Jean Chalopin est un producteur et scénariste français. Il est né le (67 ans).

Au cours des années 1980 et années 1990, il a participé à la création de nombreux dessins animés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Chalopin est né le [1] à Saint-Christophe-des-Bois (Ille-et-Vilaine). Sa passion pour l'écriture, qu'il entretient depuis ses neuf ans[2], se concrétise en 1961, lorsqu’il présente sa première œuvre au concours d'art dramatique du casino d'Enghien[2]. Il s’intéresse alors également au théâtre et aux publications relatives au théâtre et au cinéma[2] de L'Avant-scène[Note 1]. Il quitte l'école après l'obtention du BEPC en 1964 et travaille ensuite comme plongeur, laveur de wagon et distributeur de prospectus[2].

En 1965, le voisin de palier de Jean Chalopin, Paul Guimezanès, alors professeur aux beaux-arts de Tours, lui aurait présenté Bernard Deyriès[2][réf. insuffisante]. Il effectue un bref passage à la Jeune Force poétique française de Michel-Georges Micberth où il rencontre Bernard Deyriès[réf. nécessaire]. Il crée le club de l'« Arche Crypthéope » (pour crypte théâtre poésie peinture)[2] produisant différents artistes locaux dans un café du vieux Tours, le « Trou dans le mur ». Chalopin y récite ses poèmes ; il y retrouve Bernard Deyriès, qui chante et joue à la guitare.

En 1968, Jean Chalopin crée sa société de distribution de prospectus publicitaires, l'OGAP (Office de Gestion et d'Action Publicitaire)[2], dont les premiers contrats sont signés avec des commerçants du quartier d'abord, puis des entreprises de Tours. La société gagne en importance et distribue sur les villes alentours[2]. La télévision se développant en France, L'OGAP rachète en 1969 le studio de films publicitaires « Pierre Dubiau »[3]. La société crée alors des films publicitaire pour lesquels Jean écrit les scénarios qui seront réalisés par Dominique Ferrandou[3]. Jean contacte alors le circuit de distribution des cinéma UGC « Circuit A » dirigé par Jean-Charles Edeline, ce qui permet des contrats supplémentaires, grâce à l'appui de Michel Luneau et avec Pierre Colombel[3] ; l'OGAP se lance aussi dans la réalisation de films institutionnels.

En 1971, grâce à l'apport de 20 000 francs de la part du quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest[3], l'OGAP devient la SARL DIC (Diffusion Information Commerciale). Le directeur financier du quotidien La Nouvelle République, Philippe de Closet, accompagne Jean dans son apprentissage de la finance[3], ce qui lui permet de développer DIC. À l'occasion d'une demande de l'association professionnelle des opticiens et acousticiens d'Orléans qui souhaitent réaliser un dessin animé publicitaire, Jean Chalopin contacte Bernard Deyriès qui enseigne alors l'animation à l'école Brassart[3]. Avec l'aide de Marie-Pierre Journet, ils vont réaliser une bande annonce animée d'environ une minute[3]. Lorsqu'il prend contact avec « Vidéogrammes de France »[Note 2], Jean fait la rencontre de Jasmine Delacroix qui s'est occupé de la publicité institutionnelle pour France Inter pendant quinze ans, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de prospection pour DIC[4].

En 1974, Bernard Deyriès rejoint DIC en tant que directeur artistique et embauche Marie-Pierre Journet, Jasmine Delacroix intègre l'équipe ainsi que Max Saldinger, en tant que directeur de production[5]. La plupart des émissions vendues sont des dessins animés et un studio d'animation est créé à Tours ; un autre suivra à Paris en 1980.

Jean Chalopin décide de créer une filiale de DIC au Japon, afin de se rapprocher du lieu de production, et crée KKDIC[6] qui produira notamment Jayce et les Conquérant de la lumière, Pole Position, MASK, etc[7].

En 1978, il participe à la création du dessin animé Les Mystérieuses Cités d’or.

En 1987, Jean Chalopin revend ses parts de DIC pour créer une autre société, C&D[Quoi ?]. Cette transaction est une fusion/acquisition par DIC de Computer Memories Inc. par échange d'action permettant à Andy Heyward d'acquérir plus de 50% des parts[8].

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Dans les années 1980, DIC est le plus gros producteur au monde de dessins animés pour la jeunesse[réf. nécessaire].

Jean Chalopin a créé des concepts originaux et des histoires originales qu'il faisait réaliser par des studios de l'Asie du Sud-Est, du Japon et de la Corée du Sud. Parfois, Chalopin produira ses réalisations dans son propre studio de production KK DIC / KK C&D Asie mais aussi avec d'autres studios.[pas clair]

Dans la fin des années 1980, il lance un projet de parc d'attraction intérieur : planète magique. Ce parc très novateur pour l'époque (utilisation de technologies naissantes comme les écrans tactiles) ne connaîtra pas le succès escompté. Ayant été fini à la hâte pour ouvrir pour les fêtes de fin d'année en 1989, il décevra le public. Des mises aux normes et un nouvel investissement seront effectuées mais le parc sature facilement et les pannes sont récurrentes. Il sera définitivement fermé en 1991 car les recettes ne couvraient même pas les salaires des employés. Il a été détruit pour laisser place à un centre des arts numériques et musiques actuelles, la Gaîté-Lyrique.

En 2002, il lance le site web StoryPlus, qui propose des histoires pour enfant[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean Chalopin se marie avec la top-model Singapourienne[10] Ethel Fong[11] en 1989[réf. souhaitée]. Ils ont deux enfants[12] : Janvier (1991) et Tanis (1994)[13].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Animation[modifier | modifier le code]

DIC[modifier | modifier le code]

C&D[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Prise de vue réelle[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'Avant-scène est également le nom de plusieurs périodiques français qui présentent à chaque numéro textes et photos d'une représentation artistique contemporaine.
  2. Vidéogrammes de France est une société créée par l'ORTF et Hachette pour l'exploitation commerciale des enregistrements des émissions télévisuelles : Rovan 1974, p. 38

Références[modifier | modifier le code]

  1. KaZo, « Jean Chalopin », sur Les Mystérieuses Cités d'Or - ELIOSDEN, (consulté le 25 mai 2013)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Eluasti et Zemrak 2012, p. 8
  3. a, b, c, d, e, f et g Eluasti et Zemrak 2012, p. 9
  4. Eluasti et Zemrak 2012, p. 10
  5. Eluasti et Zemrak 2012, p. 11
  6. Chalopin Jean. Interview par Acerdim. Jean Chalopin. 10. (consulté le 03/02/2017).
  7. Stéphane CLEMENT, « Planète Jeunesse - KKDIC », sur www.webmail.planete-jeunesse.com (consulté le 3 février 2017)
  8. (en) Andrea Adelson, « For Maker of Cartoons, A Chance to Go Public », The New York Times, (ISSN 0362-4331, consulté le 3 février 2017) : « If the stock deal, worth about $75 million, is approved by shareholders, Computer Memories Inc. will no longer exist and DIC, based in Burbank, Calif., will absorb the company's $25 million in cash. The computer company's stockholders will receive a one-third interest in DIC (pronounced DEEK), which is now more than 50 percent owned by Mr. Heyward, its president. »
  9. William Coop, « En ligne avec... Les histoires de Jean Chalopin », lexpress.fr,‎ (lire en ligne)
  10. (en) Melody Zaccheus, « Celebrating 51 years of local fashion », (consulté le 3 février 2017) : « Among the luminaries was former model Ethel Fong, who in the 1980s was one of the rare Asian faces on international runways. »
  11. (en) Genevieve Jiang, « 10 questions with Ethel Fong », Prestige Singapore, (consulté le 3 février 2017)
  12. (en) Wong Kim Hoh, « Ethel Fong is living the good life », sur news.asiaone.com, The Straits Times, (consulté le 3 février 2017) : « She quit the catwalk 23 years ago to marry entrepreneur Jean Chalopin, a Frenchman with a 700-year-old mediaeval castle, and raise two children, both of whom are now in university. »
  13. (en) Melissa Heng, « Not following in mum's footsteps », The Straits Times, (consulté le 3 février 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Maroin Eluasti et Nordine Zemrak (préf. Jean Chalopin), Les séries de notre enfance, Wambrechies, Pollux, , 208 p. (ISBN 978-2-9543363-0-5). 
  • Joseph Rovan, La télédistribution et l'action culturelle des associations, coll. « Communications / La télévision par câble : une révolution dans les communications sociales ? » (no 21), (ISSN 2102-5924, DOI 10.3406/comm.1974.1313, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]