Jean-Marc Vivenza

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Jean-Marc Vivenza
Jean Marc Vivenza.jpg

En 2011 à Paris.

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Jean-Marc Vivenza (né en 1957) est un essayiste, musicologue et philosophe français.

Après avoir été compositeur, chercheur en électroacoustique et théoricien du « bruitisme futuriste », il s'oriente vers l'ésotérisme. Il étudie notamment la pensée de Nāgārjuna et l'œuvre de René Guénon, puis le martinisme et des auteurs tels que Jacob Boehme, Joseph de Maistre, Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le [1] à Vinay (Isère), Jean-Marc Vivenza a effectué des études en philosophie, histoire de l'art et musicologie[Lesquelles ?][c 1].

Expériences musicales[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Vivenza a développé à partir de 1976 une étude des principes spécifiques de l'art sonore[2], théorisant une pratique « bruitiste » originale[3], se plaçant sur le terrain du lien avec les Futuristes Italiens et Constructivistes Russes[4]. En 1983, il fonde l'Electro-Institut[5] où il poursuit sa recherche musicologique[c 2] à partir des conceptions du bruitisme futuriste[6], évacuant la moindre trace instrumentale en exprimant les forces telluriques des usines[7].

Cet Institut devient, à Grenoble[8], une sorte de centre expérimental de la matière sonore ; c'est là où seront pensés et réalisés les travaux qui marqueront fortement de par leur radicalité la « musique industrielle » de 1980 à 1990[9], faisant à l'époque de Vivenza une référence unique[10] à l'intérieur du milieu musical contemporain[11],[12]. Il développe une activité internationale[13] où il donne à entendre et à voir le résultat de ses conceptions sonores et visuelles[14]. Sous son nom patronymique, Vivenza, ce dernier se livrant parfois à des expériences radicales surprenantes[15], sera plusieurs fois programmé dans de nombreux festivals internationaux de musique d'avant-garde aux côtés de Iannis Xenakis, Brian Eno, Hans-Joachim Roedelius, Laibach, Test Deptetc.[16]. Vivenza cherchant à fournir un corpus théorique à sa pratique du bruitisme futuriste, critiquant l'orientation de la musique acousmatique[11], élabora une conception dite de « l'essence futuriste de la technique » qui se voulait un « art objectif » fidèle à Luigi Russolo[17], ce qui entraîna une polémique avec les thèses de la musique concrète[18].

Il réalise, en 1985, les « Servomécanismes »[19], qui incorporent les notions « bruitistes » du futuriste italien Luigi Russolo (1885–1947)[20], avec les techniques contemporaines d'asservissement acoustique conjuguées à un souci du formalisme visuel[21]. Ces pièces sont aujourd'hui la propriété du Musée d'art contemporain de Lyon[n 1],[22]. Elles ont fait l'objet de nombreuses installations dans plusieurs pays (Allemagne, Hollande, Italie, Japon et États-Unis).

L'intégralité de l'œuvre bruitiste de Vivenza est en cours d'édition par le label phonographique Rotorelief.

Il fait paraître, entre 1987 et 1993, deux revues d'orientation bruitiste-futuriste : L'Œuvre bruitiste (nos 1 à 3 ; 1987–1989), et Volonté futuriste (nos 1 à 27 ; 1989–1993)[23].

Recherche théorique[modifier | modifier le code]

Vivenza a engagé depuis ses premiers travaux une réflexion portant sur le sens philosophique de la puissance du négatif[24],[25]. Elle porte sur l’être de la technique[26], compris comme « forme du devenir dialectique »[c 3] ; il considère que « la technè est au cœur du Logos, au cœur du dynamisme vital de la matière[c 4] »[27] ; de ce fait, pour lui, « l'homme ne domine pas la nature par la technique[c 5] », il porte à jour des virtualités, des puissances, des forces nocturnes, des principes propres à la substance de « l'être »[c 6].

À compter de 1990, alors qu'il prend ses distances d'avec le monde de la création contemporaine, Vivenza réoriente son activité vers une réflexion métaphysique[c 7] dans laquelle il intègre les principales données de ses conceptions antérieures portant sur les forces telluriques et le devenir dialectique de la nature[c 8], dans une analyse générale de la puissance du négatif[c 9] qu'il résume en édifiant une théorie de « l'ontologie négative »[c 10], qui devient l'objet principal de son activité intellectuelle[c 11],[c 12]. Ceci le conduit, après avoir animé pendant quelque temps le cercle philosophique « Hélios »[c 13] inspiré par l'œuvre de Julius Evola et de Martin Heidegger[c 14],[28] avec son ami le philosophe et poète italien Omar Vecchio (1962–2000)[29], à entamer une étude du nihilisme[30],[31], qui l'amène à s'intéresser à l'idée de « non-être »[32], de « rien » [33],[34] de « néant »[c 15],[35],[36] de pure « vacuité » (sûnyatâ)[c 16],[37],[38] et à se mettre à l'école[39] de son principal théoricien en Orient[40], le penseur bouddhiste indien du IIIe siècle Nāgārjuna[c 17],[41].

Le Pôle philosophique Hélios, dont les membres furent parfois invités à s'exprimer lors des universités d'été de Synergies européennes[42], organisation dirigée par Robert Steuckers, édita une revue publiée et rédigée par Vivenza (Hélios nos 1 à 13 ; 1994–2000).

Ésotérisme[modifier | modifier le code]

Vers 1993, Jean-Marc Vivenza réincorpore dans son étude la notion de « tradition »[43] se consacrant, par l'écriture d'un dictionnaire[44],[45], à un examen de l'œuvre de René Guénon[46],[47] et de Jacob Boehme[48],[49] puis, s’apercevant de la pertinence des thèses de l'ésotérisme occidental[50], repense les grands axes de sa métaphysique à la lumière de la pensée de Joseph de Maistre[51]. Cela l’amène à s'intéresser à l'œuvre de Martinès de Pasqually[52], Louis-Claude de Saint-Martin[53] et Jean-Baptiste Willermoz[54], trouvant dans les principes de l’illuminisme initiatique[55] du XVIIIe siècle[56],[57], une source doctrinale[58] capable de véritablement « penser » la notion de « chute » (ou « péché originel » selon la terminologie de la théologie chrétienne), et de se confronter aux idées de « corruption » et de « dégradation »[59], thèmes qui reprennent, en l'éclairant, la problématique de « l’ontologie négative »[60], portant à une authentique confrontation avec les racines mêmes du mal par le biais de l'ésotérisme[61].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Vivenza, au titre du courant Futuriste en lien avec Enzo Benedetto[62], qui reconstitua avec les artistes historiques (Giovanni Acquaviva, Alessandro Bruschetti, Tullio Crali, Gerardo Dottori, Alberto Sartoris, etc.) le mouvement[63] après-guerre en publiant en 1963 le Manifeste Futurismo-Oggi[64], et éditant ensuite la revue[65] du même nom, animant en France le Futurisme européen révolutionnaire (FER)[66],[67],[68], a été membre du groupe nationaliste révolutionnaire[69], classé à l'extrême droite, Troisième Voie[70] ; en 1989 il participe à son bureau politique, aux côtés de Christian Bouchet ou Bertrand Burgalat[71]. Il rompt avec cet engagement politique[72], lors de la scission de Troisième Voie en août 1991, théorisant cette décision[73] qui conduisit à la fondation du Pôle philosophique Hélios[c 18],[c 19].

Réception de ses travaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Nâgârjuna et la doctrine de la vacuité, Éditions Albin Michel, 2001, (2e édition 2009, coll. Spiritualités vivantes) (notice BnF no FRBNF37223880).
  • Le Dictionnaire de René Guénon, Le Mercure Dauphinois, 2002 lire en ligne [PDF] (2e édition 2005), traduction italienne : Arkéios, 2007 (notice BnF no FRBNF38809596).
  • Qui suis-je ? Maistre, Éditions Pardès, 2003 (notice BnF no FRBNF38969561).
  • Qui suis-je ? Saint-Martin, Pardès, 2003 (notice BnF no FRBNF39099362).
  • François Malaval (1627-1719) et la contemplation de la « Divine Ténèbre », Arma Artis, 2004 (notice BnF no FRBNF42023892).
  • La Métaphysique de René Guénon, Le Mercure Dauphinois, 2004 (notice BnF no FRBNF39160995).
  • B.A.-BA, des Rose-Croix, Pardès, 2005 (2e édition, 2006) (notice BnF no FRBNF39954589).
  • Qui suis-je ? Boehme, Pardès, 2005 (notice BnF no FRBNF40059472).
  • Le Martinisme, l’enseignement secret des maîtres : Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin, et Jean-Baptiste Willermoz, Le Mercure Dauphinois, 2006, traduction espagnole : Editorial Manakel – Colección Martinista, 2010 (notice BnF no FRBNF40153289).
  • La Prière du cœur selon Louis-Claude de Saint-Martin dit le « Philosophe Inconnu », Arma Artis, 2007 (notice BnF no FRBNF42023949).
  • René Guénon et le Rite Écossais Rectifié, Les Éditions du Simorgh, 2007, traduction espagnole : Editorial Manakel – Colección Martinista, 2009.
  • La Sophia et ses divins mystères, Arma Artis, 2009 (notice BnF no FRBNF42168441).
  • Tout est conscience, Albin Michel, 2010 (notice BnF no FRBNF42203774).
  • Les élus coëns et le Régime Écossais Rectifié : de l'influence de la doctrine de Martinès de Pasqually sur Jean-Baptiste Willermoz, Le Mercure Dauphinois, 2010 (notice BnF no FRBNF42339581).
  • Histoire du Grand Prieuré des Gaules, "Le Régime Écossais Rectifié des origines à nos jours", Les Éditions du Simorgh, 2011.
  • Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges : de la théurgie des élus coëns à la doctrine angélique saint-martiniste, Arma Artis, 2012 (notice BnF no FRBNF42801335).
  • René Guénon et la Tradition primordiale, Les Éditions du Simorgh, 2012.
  • La doctrine de la réintégration des êtres, Éditions la Pierre Philosophale, 2012 (2e édition 2013) (notice BnF no FRBNF44452341).
  • La Clé d'or, et autres écrits maçonniques, Éditions de l'Astronome, 2013 (notice BnF no FRBNF43545818).
  • L'Église et le sacerdoce selon Louis-Claude de Saint-Martin, Éditions La Pierre Philosophale, 2013 (notice BnF no FRBNF45060338).
  • Le culte "en esprit" de l'Église intérieure, Éditions La Pierre Philosophale, 2014 (notice BnF no FRBNF45063045).
  • Pratique de la prière intérieure pour conduire l'âme à l'union avec la Divinité, Éditions La Pierre Philosophale, 2015 (notice BnF no FRBNF45063043).
  • Le mystère de l’Église intérieure ou la « naissance » de Dieu dans l’âme, Éditions La Pierre Philosophale, 2016 (OCLC 969940581), (notice BnF no FRBNF45060333)
  • Entretiens spirituels et écrits métaphysiques, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, , 320 p. (ISBN 978-2-35662-499-4, présentation en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Willermoz, Fondateur du Régime Écossais Rectifié (textes choisis et présentés par Jean-Marc Vivenza), Montélimar, Éditions Signatura, coll. « Les maîtres de l'éveil » (no 3), , 125 p. (ISBN 2-915369-24-0, OCLC 859431822, notice BnF no FRBNF43518797)
  • Joseph de Maistre : Prophète du « christianisme transcendant » (textes choisis et présentés par Jean-Marc Vivenza), Saint-Martin-de-Castillon, Éditions Signatura, coll. « Les maîtres de l'éveil » (no 5), , 150 p. (ISBN 2915369372, OCLC 933429284, notice BnF no FRBNF44460190)

Études musicologiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les « Servomécanismes », exposés pour la première fois en mai 1985, font parfois l'objet de présentations ponctuelles au Musée d’Art Contemporain de Lyon.

Citations[modifier | modifier le code]

  1. Vivenza 2017, p. 30.
  2. Vivenza 2000, p. 47–51.
  3. J.-M. Vivenza, « Le bruitisme futuriste et sa théorie », Inter : Art actuel,‎ numéro 103, automne, 2009, p. 26–33. (lire en ligne)
  4. J.-M. Vivenza, Une abstraction subjective : la musique dite « concrète », Electro-Institut, L'Œuvre bruitiste, 1994, p. 3.
  5. Vivenza 1994, p. 3 : « La technique écrit Vivenza, n'est pas un outil, mais un sujet qui s'inscrit à l'intérieur du mouvement dialectique de la nature. »
  6. J.-M. Vivenza, L'ontologie de la technique, Conférence, Paris Sorbonne, 1989 : « La révélation de la vérité de l'être passe par la compréhension de l'essence de la technique comme transposition réelle du devenir dialectique de la nature. »
  7. J.-M. Vivenza, « L'orientation ontologique », Hélios, no 2,‎ , p. 1–2.
  8. J.-M. Vivenza, « La métaphysique, l'ouverture fondatrice à l'Être », Hélios n°III,‎ , p. 1-2.
  9. J.-M. Vivenza, « La mort, l'épreuve de l'accès au Rien », Hélios, n° VII,‎ , p. 1–2.
  10. J.-M. Vivenza, La Voie de l'impossible liberté, Strasbourg, Hélios-Ariane, , 63 p. (lire en ligne [PDF]), p. 14–15.
  11. J.-M. Vivenza, « L'essence du nihilisme (Essai d'Ontologie Négative) », Volonté Futuriste, n° 22-23-24,‎ janvier-mars 1993, (lire en ligne [PDF])
  12. J.-M. Vivenza, « Le Rien : L'abîme de l'être (Essai d'ontologie négative II) », Volonté Futuriste, no 25-26-27,‎ avril-septembre 1993.
  13. J.-M. Vivenza, « Hélios, pôle prospectif », Hélios,‎ , p. 1–8.
  14. J.-M. Vivenza (Dossier Heidegger), « La Parole, le dire silencieux comme indication de la signification et du dévoilement de l'Être », Vouloir, no 7,‎ , p. 27–28.
  15. J.-M. Vivenza, « La Nuit éternelle », Antaios, no 6-7,‎ , p. 133–135.
  16. J.-M. Vivenza, « Analyse du Traité sur l’inépuisable Lampe du zen de Torei (1721-1792) et sa vision de l’Éveil, Institut belge des Hautes études chinoises, d’après la traduction de Michel Mohr », Connaissance des religions, no 60,‎ (ISSN 0296-1288).
  17. J.-M. Vivenza, « La doctrine de la vacuité (sûnyatâvadâ) comme dialectique de la non-substance », Connaissance des religions, no 61-64,‎ (ISSN 0296-1288).
  18. Jean-Marc Vivenza, « Raisons d’une nécessaire rupture idéologique avec le Nationalisme-Révolutionnaire, § 8.5 « La mort de la politique » », F.E.R.,‎ octobre-novembre 1991.
  19. Vivenza 2017, p. 14 : « Ayant perçu cette origine de la tendance au « nihil », notre décision fut d’abandonner tout but positif extérieur rendu irréalisable, non pas parce que cette époque serait celle de la « dissolution générale », mais parce qu’il était nécessaire de comprendre que la détermination au négatif est inscrite, depuis toujours, dans l'Être […] « l’apolitia » s’imposa à nous donc comme règle […] en tant qu’attitude constante de présence au monde et discipline de vie, loi spirituelle et voie ontologique. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF no FRBNF12165312w.
  2. David Cantin, Le Devoir, Québec, 14.XI.1999 : « Depuis la fin des années 1970, Jean-Marc Vivenza met à l'œuvre un ambitieux processus de réactivation de la pensée bruitiste futuriste. S'inspirant des intuitions fondatrices de l'Art des Bruits, publié en 1913 par Luigi Russolo, cet artiste sonore théoricien (...) ne cesse encore aujourd'hui, d'élargir son champ d'influence sur la musique dite « industrielle ». »
  3. Thierry Raspail, Vivenza est tout entier dans l'apparence, Grenoble, Catalogue d'Exposition, Musée d'Art Moderne de Grenoble,
  4. Giovanni Lista, Qu'est-ce que le futurisme ? suivi du Dictionnaire des futuristes, Paris, Gallimard, coll. « Folio, inédit, essais » (no 610), , 1168 p. (ISBN 978-2-07-045080-0, notice BnF no FRBNF44451971, lire en ligne).
  5. Général Hiver, « BLITZ! - Chronique d´albums numéro 2 », sur BLITZ !, .
  6. Giovanni Lista, Le Futurisme, Paris, Éditions Saint-André des Arts, , 207 p. (ISBN 2-7434-2542-3, OCLC 492622802, notice BnF no FRBNF38879155), p. 202 : « La postérité du futurisme est perceptible dans d’autres domaines. En musique Cage affirme que le manifeste de Russolo l’Art des bruits, par la richesse de ses propositions, a été pour lui, dès les années trente, « d’un grand encouragement ». (…) L’Anglais Trevor Horn, qui fonde le groupe The Art of Noise, ou les français Nicolas Frize, Jean Voguet et Jean-Marc Vivenza se réclament d’un héritage idéal du bruitisme futuriste. »
  7. Rod Glacial, « Le travail c'est le synthé », Standard Magazine, no 37,‎ , p. 136–137 (lire en ligne).
  8. Gilles Picard, Quais, n° 6/7, 1987 : « L'exploration de ce terrain encore non balisé de l'art devait amener Vivenza soixante dix ans plus tard [après les avant-gardes constructivistes et futuristes des années 1920], à poursuivre les recherches bruitistes dans le cadre de l'Electro-Institut. »
  9. Michel Sévigny, Sculpture et bruit, Québec, Université de Québec à Chicoutimi, 1994, 61 p. (OCLC 781773959, lire en ligne [PDF]), p. 28–30 : « Actuellement, les recherches et les travaux effectués par le mouvement artistique futuriste au début du siècle sur le bruit, constituent un centre d’intérêt pour certains artistes, dont l’un des principaux représentants est, de mon point de vue, Jean-Marc Vivenza.(...) Les travaux de Vivenza constituent pour moi le prolongement de l'idéologie futuriste recherchant une reconstruction de l'univers par une fusion de l'Art et de la vie où l'Art détermine le contenu de cette fusion selon des critères esthétiques qui lui sont propres. »
  10. (it) Paolo Bertoni, « Fondements bruitistes d'action », Blow Up, no 163,‎ , p. 46–51 (lire en ligne [PDF]).
  11. a et b Bernard Gueffier, « Vivenza : Fondements bruitistes », Notes, no 27,‎ , p. 7 : « Vivenza reprend l'expérimentation futuriste là où elle s'était arrêtée. Il bénéficie de tout l'apport de la technologie actuelle du son. (...) Bien que ne revendiquant pas l'étiquette de la musique industrielle, il produit pourtant une des seules, pour ne pas dire la seule véritable musique industrielle quant à son matériau sonore (usines, aciéries, etc.)... il en ressort la stylisation d'une méga-usine qui combinerait en un tout unique la multiplicité et la diversité de mille bruits dispersés dans la réalité. »
  12. J.-M. Lombart, « Des fondements bruitistes à la matérialité objective du bruit », Catalogue du Musée d'Art Contemporain de Lyon, mai 1985, p. 68–69 : « La spécificité du travail de Vivenza lui donne une place toute particulière à l'intérieur de la musique industrielle (...) se réclamant de l'héritage historique des Constructivistes russes et Futuristes italiens, il se place sur le terrain du lien théorique avec ces courants. »
  13. Didier Arnaudet, « Jean-Marc Vivenza l’incarnation du rêve Futuriste », Art Press, no 143,‎ , p. 44–45 (présentation en ligne).
  14. Christian Jacob, Crystal Lake, 1988, p. 15 : « Vivenza est un « musicien bruitiste » de réputation internationale qui travaille à Grenoble. Ars ElectronicaLinz en Autriche] nous a permis de nous rencontrer. (...) La musique de Vivenza peut être qualifiée de « musique industrielle », et se situe sur un arrière fond théorique très élaboré, celui du futurisme italien et russe, et de la théorie bruitiste de Luigi Russolo. »
  15. Alexandre Xavier, « L’imaginaire par satellite », 23 juin 1987, dans Stéphan Barron, Université Paris VIII, Esthétiques, Sciences et Technologies des Arts, 2002, p. 17.
  16. (en) Hugh Davies, The Sound WEorld, Instruments and Music of Luigi Russolo. The Expanding Medium. Lmc, Volume 2 Number 2 1994, (lire en ligne), « The musical style of Russolo was basically no more advanced than that of Pratella and other contemporary Italian composers. Throughout this century many other musicians have in several of their works made use of noise as an important basic element, or even the only one, from Carol-Bérard (Symphonie des forces mécaniques, already in 1908), Erik Satie (Parade, 1917), George Antheil (Ballet mécanique, 1923) and the film-maker Walter Ruttmann (Weekend, 1929; the first surviving recorded collage of everyday sounds - recently rediscovered and now issued on a French CD) to the Imaginary Landscapes (starting in 1939) and Living Room Music (1940) of John Cage, Mikrophonie I (1964) by Karlheinz Stockhausen and in the work of Vivenza […]. ».
  17. J.-M. Lombard, « Vivenza ou la révolution bruitiste », Vouloir, Bruxelles,‎
  18. Michel Chion, L'Art des sons fixés ou La musique concrètement, Fontaine, Metamkine/Nota Bene/Sono-Concept, , 104 p.
    Michel Chion avait, avant la sortie de cet ouvrage, publié en 1990 dans Le Monde de la musique no 134, une tribune pour affirmer ses divergences avec Vivenza, ce dernier ayant à son tour fait une réponse publiée dans le no 136 du Monde de la musique.
  19. « Musée d'Art contemporain de Lyon - expositions 1994-1983 », sur MAC Lyon.
  20. Création sonore de Luigi Russolo sur UbuWeb.
  21. Franck Ancel, « 25 ans d'art à l’état digital, UFR LACC. Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand », Lance,‎ , « Le Musée d'Art Contemporain de Lyon participa à cette manifestation avec un prêt des Servomécanismes de l'artiste Jean-Marc Vivenza issus de sa collection, acquis juste un an avant, alors que ce créateur avait déjà été invité par des institutions internationales majeures et historiques des arts technologiques comme V2 en Hollande ou Ars Electronica en Autriche. Ces structures culturelles sont encore en fonctionnement à ce jour. » (lire en ligne)
  22. « Jean-Marc Vivenza 4 / 1264 », sur Musée d'Art Contemporain de Lyon, 1985.
  23. Volonté futuriste sur sudoc.fr.
  24. Rébellion 2017, p. 11.
  25. « Libre-Livre - Hérault-Tribune », sur Hérault-Tribune.com,
  26. « Vivenza, Intonarumori », sur La Semana del sonido,  : « La technique n’est rien sans le sens qu’on veut donner ou dévoiler. Vivenza m’a ouvert cet espace infini du son. Il m’a enseigné cet art de prendre le réel, il a renversé les principes établis dans sa matérialité objective du bruit...théorie radicale et sans concession. (Yann Vu). »
  27. Michel B. Fincoeur, « Musique futuriste et aérobruitisme dynamique », Antaïos, n°6/7,‎ , p. 136–137 (lire en ligne [PDF]).
  28. Fabrice Midal, Quel bouddhisme pour l'Occident ?, Paris, Editions du Seuil, , 447 p. (ISBN 978-2-02-100888-3, lire en ligne)
  29. (it) Omar Vecchio, Essenza nichilistica dell'Occidente cristiano, Milan/Saluzzo, Barbarossa, coll. « Prospettive » (no 3), , 150 p. (OCLC 24897382).
  30. Richard Martel, Inter, no 79, 2002, p. 79 : « On connaissait le Vivenza de la musique industrielle, ou celui spécialiste du futurisme, ou celui de la pensée nihiliste, mais [avec Nâgârjuna et la doctrine de la vacuité] c’est le Vivenza philosophe. Vivenza a passé plusieurs années à analyser la pensée de Nâgârjuna, moine bouddhiste des IIe et IIIe siècles, renommé pour être le fondateur de l’école philosophique dite du ‘‘Milieu’’. On le considère comme la quatorzième patriarche indien dans la succession du Bouddha. »
  31. C. Gérard, « L'Œuvre Bruitiste », Antaios, no 2,‎ , p. 51 :

    « J.-M. Vivenza pense que notre véritable mission consiste à se confronter radicalement à la question du sens du destin, question qui est celle du nihilisme, question fondamentale car question des fondements de notre "être-au-monde" »

  32. Alexis Cossette-Trudel, De l’école du Milieu : Transcendance, langage et raison dans la pensée de Wittgenstein et Schopenhauer. Thèse de doctorat en sciences des religions, Montréal, Université de Québec à Montréal, , 319 p. (lire en ligne [PDF]), p. 168 :

    « Vivenza y voit la possibilité d'un nouveau rapport à l'être, non par une ontologie particulière, mais par l'auto-abolition de l'ontologie commune, non par une ontologie négative, mais par la négation de toute ontologie possible »

  33. Jacques Vigne, La Mystique du silence, Paris, Albin Michel, , 384 p. (ISBN 978-2-226-33590-6), p. 49.
  34. Laurent Stehlin, Mondes du soi et lieu des mondes chez Nishida Kitarô, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New-York, Oxford, Wien, Peter Lang, , 229. p. (ISBN 978-3-03911-676-8, lire en ligne), p. 55.
  35. Bertrand Delcour, « Pourquoi nous sommes morts (J-M Vivenza) », Nouvelles de Synergies Européennes, no 14,‎ septembre-octobre 1995 (lire en ligne)
  36. Dominique Berns, « L'« homme sans appui » n'a pas peur du néant », Le Soir Bruxelles,‎ (lire en ligne)
  37. Marine Manouvrier, 50 notions clés sur le Bouddhisme, Paris, First Editions, , 255 p. (ISBN 978-2-7540-7496-4), p. 111 :

    « La vacuité explique Jean-Marc Vivenza, va fonctionner comme un principe qui balaie absolument toute trace de certitude positive ou négative sur son passage »

  38. Éric Vartzbed, Le Bouddhisme au risque de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, , 197 p. (ISBN 978-2-02-111765-3, lire en ligne)
  39. Georges Leroux, « Le bouddhisme philosophique - Le penseur du milieu », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
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  69. Christophe Bourseiller, Les ennemis du système, Paris, Robert Laffont, , 218 p. (ISBN 978-2221058534).
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Annexes[modifier | modifier le code]

Ressources consultées[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]