Jean-Antoine Courbis

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Jean-Antoine Courbis, né le à Tournon, massacré le à Nîmes, est un avocat et homme politique français.

Il fut notamment maire de Nîmes sous la Révolution française à Nîmes, avant de finir massacré.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un marchand, Jean-Antoine Courbis est avocat au Parlement de Toulouse et devient procureur de la sénéchaussée de Nîmes en 1785. Électeur et membre du club des Amis de la Constitution de cette ville en 1790, il devient officier municipal le , dominée par les marchands patriotes. Toutefois, il se rapproche des sans-culottes, adhérant en à la Société populaire, composée majoritairement d'artisans du textile. En , il est élu procureur-syndic du district de Nîmes.

Lors de la révolte fédéraliste du Midi, en juin-, il doit se cacher. En , les représentants Rovère et Poultier le nomment maire de Nîmes et membre du comité de surveillance du Gard, dont il est élu président. En revanche, il refuse la place de président du tribunal criminel que les deux représentants en mission lui offraient[1].

La rigueur avec laquelle il pourchasse les fédéralistes lui vaut, à la demande du représentant Boisset, d'être destitué et arrêté le 8 nivôse an II (). Toutefois, la convention le réintègre dans ses fonctions, sur la demande de Borie, le 8 ventôse an II ().

Chef des Jacobins locaux, soutenu par la société populaire de Nîmes, il poursuit avec violence les anciens fédéralistes, les déserteurs et ceux qui transgressent la loi du maximum général et obtient le maintien du tribunal du Gard le 26 floréal an II (). Celui-ci condamne ainsi à mort, le 1er thermidor an II (), 17 notables de Nîmes, dont Jean Valz, tous membres de la municipalité à l'époque du fédéralisme[2].

Le 20 thermidor an II (), il est destitué et arrêté comme robespierriste. Il demeure en prison jusqu'à la Terreur blanche. Dans la nuit du 22 au 23 floréal an III (), des inconnus armés forcent les portes de la citadelle et le massacrent avec deux autres jacobins, Jean Allien, ancien concierge de la maison d'arrêt des Capucins, et Moulin, ancien inspecteur des convois militaires. Les cadavres de Courbis et d'Allien sont retrouvés dans la cour, celui de Moulin dans un cachot. Courbis avait une « plaie profonde par l'épigastre dans la poitrine, les deux mains fracassées et une plaie sur la crâne », Allien la « figure toute fracassée, un doigt coupé, une plaie au côté gauche », Moulin « une pioche implantée dans le crâne, à une profondeur de cinq pouces; la jambe droite fracassée, une plaie au cou et plusieurs autres sur le corps »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapport de Voulland au comité de sûreté générale, dans la Gazette nationale ou le Moniteur universel, n° 172, 12 mars 1794 (Réimpression de l'ancien Moniteur, A. Ray, 1861, 676).
  2. Hippolyte Fajon, Pièces et documents officiels pour servir à l'histoire de la Terreur à Nîmes, p. 41.
  3. Pièces et documents officiels pour servir à l'histoire de la Terreur à Nîmes et dans le département du Gard, 1867, p. 53.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]