Jardin médicinal

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Reconstitution d'un jardin des simples au château de Caen, en France.

Un jardin médicinal, ou jardin de simples — appelé en latin hortus medicus, herbularius, erbarium botanicum, hortus botanicus (au sens plus large de jardin botanique) — est un lieu où l'on cultive particulièrement des plantes aux vertus médicinales appelées également simples ou plantes officinales. On y retrouve aussi souvent des plantes condimentaires comme le thym, la sauge, la mélisse, l'hysope.

Après avoir été largement oubliées, leur nombre augmente de nos jours. On les trouve chez des personnes qui se soignent par phytothérapie et dans des parcs à but scientifique ou culturel liés au patrimoine (tel le prieuré d'Orsan, en France).

Historique[modifier | modifier le code]

La culture de plantes médicinales a une longue histoire. Au temps de la Rome antique, ces dernières occupaient plusieurs professionnels : le iatralipice (spécialistes des onguents), les pharmacopolae (vendeurs des produits médicinaux), unguentarii, aromatarii (préparateurs de produit médicinaux)[1]. La pharmacopée végétale était très usitée.

Après la chute de l'Empire romain, c'est dans les jardins de monastère que les moines ont continué à faire vivre cette tradition. Le Jardin des simples de Florence (en Italie), créé en 1545 sous Cosme Ier de Toscane est, avec celui de Pise (également en Italie), l'un des plus anciens jardins botaniques au monde.

Le jardin botanique de Bordeaux (en France), créé en 1629, a été confié à l'école d’apothicaires, comme le jardin des plantes de Nantes (en France) en 1687.

Après la révolution industrielle, l'industrie pharmaceutique a repris ces rôles, en se passant souvent de l'utilisation de plantes.

Aujourd'hui, de nombreux sites tels que les jardins du prieuré d'Orsan, nés en 1992 et ouverts au public en 1994, proposent la reconstitution et la visite de jardins de simples où les plantes sont cultivées dans des carrés de terre surélevés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste de ces professions dans le Corpus Inscriptionum Latinarum

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]