Jacques de Bascher

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Jacques de Bascher
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Biographie
Naissance
Décès
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GarchesVoir et modifier les données sur Wikidata

Jacques de Bascher dit Jacques "de Bascher de Beaumarchais", né le à Saïgon (Indochine) et mort le à Garches, est un dandy parisien, membre de la jet set française, qui fut le compagnon de Karl Lagerfeld de 1971 à sa mort et, plus brièvement, d'Yves Saint Laurent en 1973.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre de la Famille Bascher, il est le fils d'Antony de Bascher et d'Armelle Petit. Son enfance se passe dans un milieu bourgeois, entre un appartement à Neuilly-sur-Seine qui donne sur le bois de Boulogne et le château de la Berrière près de Nantes[1].

À vingt ans, il fait son service militaire dans la Marine nationale. « Multipliant les provocations » , il purgera un mois de prison au camp d'Arue, à Tahiti, tenu par la Légion étrangère[1].

Rentré à Paris, il fréquente les clubs en vogue où il rencontre, à l'âge de 22 ans, Karl Lagerfeld. Ils vont vivre ensemble, jusqu'en 1989, sans jamais partager le même appartement, dans une relation sentimentale et non physique[1],[2].

En 1973, Yves Saint Laurent, à l'époque compagnon de Pierre Bergé, tombe amoureux de Jacques de Bascher. Alors que Karl Lagerfeld ferme les yeux, Yves Saint Laurent et Jacques de Bascher auront une liaison déséquilibrée et destructrice. À leur rupture commencera une « descente aux enfers » pour Yves Saint Laurent[1].

Au cours de ces années, Jacques de Bascher qui ne travaille pas (il est entretenu par Karl Lagerfeld), multiplie les mauvaises fréquentations, se radicalise dans des pratiques sexuelles et des propos réactionnaires, et la drogue et l'alcool finissent pas accentuer un état paranoïaque[1].

Selon les propos de Gilles Martin-Chauffier, pendant quinze ans, Jacques de Bascher « a évolué comme un serpent dans l’herbe » entre les jardins des Tuileries, les cinq-étoiles, les backrooms parisiens, Le Palace, la rue Sainte-Anne, (Le Sept), La Main bleue à Montreuil, le château de sa famille et les grandes fêtes du milieu de la mode[3].

En 1984, Jacques de Bascher se découvre positif au test du VIH[1].

Il meurt des suites du sida à l'hôpital de Garches en 1989, veillé par Karl Lagerfeld, qui avait fait installer un lit d'appoint à son chevet[2]. L'année suivante, Karl Lagerfeld achète près de Hambourg une maison qu'il nomme Villa Jako en sa mémoire. Il lance en 1998 un parfum baptisé Jako.

« Boire, se droguer, faire l’amour et bien s’habiller auront constitué la vie de comète de Jacques de Basher, parangon jusqu’à la caricature du petit monde des arts et de la mode parisienne des années 70 et 80 (...), personnage proustien, dilettante et fourbe, une allure émaciée, une fine moustache rétro, habillé comme un prince viscontien »[4].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Dans les deux biopics consacrés à Yves Saint Laurent en 2013 et 2014, le personnage de Jacques de Bascher est interprété par Xavier Lafitte (Yves Saint Laurent de Jalil Lespert) et Louis Garrel[5] (Saint Laurent de Bertrand Bonello).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Ottavi, Jacques de Bascher, dandy de l'ombre, 290 p., Séguier, 2017
  • Philippe Heurtault (textes et photos) - Christian Dumais-Lvowski (préface), Jacques de Bascher, 209 p., éditions Michel de Maule, 2017 ;

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]