Hôpital Raymond-Poincaré

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Hôpital Raymond-Poincaré
Image illustrative de l’article Hôpital Raymond-Poincaré
Hôpital Raymond-Poincaré, pavillon Brézin.
Présentation
Coordonnées 48° 50′ 17″ nord, 2° 10′ 49″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Garches
Adresse 104 boulevard Raymond Poincaré
Fondation 1936
Site web raymondpoincare.aphp.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Affiliation Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
Services
Nombre de lits 386
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine/France

L'hôpital Raymond-Poincaré est un établissement de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) situé à Garches (Hauts-de-Seine, anciennement en Seine-et-Oise) construit de 1932 à 1936.

Il porte le nom de Raymond Poincaré, président de la République française du au , soit essentiellement durant la Première Guerre mondiale et décédé le à Paris.

L'hôpital est partenaire de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines[1].

Poliomyélite[modifier | modifier le code]

Cet établissement situé dans l'ancien département de Seine-et-Oise comportait dans les années 1950 un service spécialisé dans la rééducation des malades atteints par le virus de la poliomyélite qui faisait alors beaucoup de victimes, notamment en France. C'est là qu'a été créé par le professeur André Grossiord, assisté du docteur Olivier Troisier, orthopédiste, le Centre national de traitement des séquelles de la polio.

Outre un service destiné aux enfants, il y avait 44 lits réservés aux adultes (22 pour les hommes et 22 pour les femmes) au pavillon Widal avec un personnel spécialisé de rééducatrices (-teurs) pour les soins qui comprenaient notamment l'hydrothérapie, des massages, la rééducation de la marche, etc.

Pavillon Brézin[modifier | modifier le code]

En 1954, l'hôpital Brézin est annexé à l'hôpital Raymond-Poincaré. Il s'agit initialement d'un hospice créé à la suite du testament de l'industriel Michel Brézin, sur sa propriété de Petit-l'Étang, léguée en 1828 aux Hospices de Paris. Ouvert sous le nom d'« hospice de la Reconnaissance » en 1833, il accueille des ouvriers âgés démunis ayant travaillé dans les forges. Quarante anciens forgerons, serruriers et mécaniciens forment ainsi le premier contingent de pensionnaires. D'un point de vue architectural, l'hospice est composé d'une galerie à arcades, semblable au cloître d'un monastère, une chapelle étant placée en son centre. Les architectes François-Jacques Delannoy et Martin-Pierre Gauthier sont chargés des travaux, et participent par la suite à l'agrandissement des bâtiments. En 1843, l'hospice compte 300 lits. Les retraités disposent de vastes dortoirs et d'un lopin de terre à cultiver. Depuis son rattachement à l'hôpital Raymond-Poincaré, le bâtiment est appelé « pavillon Brézin ». Un buste de Michel Brézin est par ailleurs installé dans la cour[2].

Infectiologie[modifier | modifier le code]

Le service d'infectiologie est dirigé par Christian Perronne, ancien membre de l'OMS et président de la commission des maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique[3],[4], professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, spécialiste des borrélioses, rickettsioses et pathologies connexes associées à la maladie de Lyme[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11].

Patients connus[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Dans Hippocrate, un film dramatique français sorti en 2014, la scène de salle de garde a été tournée dans celle de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches : à cette occasion, le metteur en scène Thomas Lilti a fait repeindre une fresque pour y faire figurer Jacques Gamblin qui incarnait un « grand patron » dans le film[13].

Dans Les Enfants de la chance, sorti le , avec Philippe Torreton, le réalisateur Malik Chibane a raconté l'histoire vraie de Maurice Grosman, enfant juif qui a évité de justesse la rafle du vel d'hiv en , grâce à une succession de hasards ce jour là, et suite à une jambe cassée[14]. Il a passé de à la Libération sa convalescence de jambe cassée, caché et protégé par le personnel de l'hôpital de Garches.

Références[modifier | modifier le code]

  1. UFR Simone Veil - santé
  2. Renée Grimaud, « Un fondeur généreux », Hauts-de-Seine insolites : Trésors cachés et lieux secrets, Parigramme, 2013, p. 54.
  3. Assistance publique - Hôpitaux de Paris, Pr Christian Perronne - Maladies infectieuses et tropicales, consulté le 05/04/2020
  4. Étienne Campion, « Christian Perronne : "Les tirs de barrage reçus par Didier Raoult sont aussi liés à des querelles d'égos" », Marianne,‎ (lire en ligne)
  5. Jean-Jacques Bourdin, « Maladie de Lyme: "C'est un vrai scandale sanitaire !" pour le professeur Christian Perronne », Bourdin Direct, RMC,‎ (lire en ligne [vidéo])
  6. Nicolas Demorand, producteur ; Eric Lainé, réalisateur ; Amélie Stadelmann, chargée de programmes, « La maladie de Lyme : un diagnostic compliqué et un traitement aléatoire », Le téléphone sonne, France Inter,‎ (lire en ligne [audio])
    Invités : Pr Christian Perronne, chef de service en infectiologie à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches ; Pr François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ; Véronique Julia, journaliste.
  7. Marina Carrère d'Encausse, Michel Cymes, Benoît Thévenet, « Maladie de Lyme : épidémie ou psychose ? : le débat », Enquête de santé, France 5,‎
    Participants au débat : Pr Christian Perronne, chef de service en infectiologie, hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP) ; Pr Christian Rabaud, chef de service des maladies infectieuses, CHRU de Nancy ; Agnès Gaubert-Picca, secrétaire adjointe de l'Association France Lyme ; Dr Louis Teulières, immunologiste et infectiologue ; Sophie Benarrosh, témoin
  8. « Maladie de Lyme : épidémie ou psychose ? : le documentaire », Enquête de santé, France 5,‎ (lire en ligne [vidéo])
    Interventions du Pr Christian Perronne aux minutages suivants :
    13:10 à 13:32
    13:49 à 14.13
    20:56 à 21:33
    34:09 à 24:58
    50:10 à 50:30.
  9. Natacha Polony, « La terrible vérité sur la maladie de Lyme », Les Terriens du dimanche !, C8 « Zone Libre »,‎ (lire en ligne [vidéo])
    Intervention du Pr Christian Perronne à partir du minutage → 08:42.
  10. Anne-Élisabeth Lemoine, « L'enfer de la maladie de Lyme », C à Vous, France 5,‎ (lire en ligne [vidéo])
    L’interview commence au minutage → 02:45
    Évocation du Conseil de l’Ordre des médecins au minutage → 05:36
  11. Jean-Marc Morandini, Jean-Michel Cohen, « Professeur Perronne : "Des malades auraient pu être sauvés s’ils avaient pris de la chloroquine. J’hallucine et je ne comprends pas le manque de décision politique !" », Morandini Live, CNews « Exclu – Coronavirus : édition spéciale »,‎ (lire en ligne [vidéo])
    Pr Christian Perronne, chef de service d’infectiologie – hôpital Raymond-Poincaré (92)
  12. Notice « Azéma, David, François » (magistrat à la cour des comptes, né en 1960), page 167 in Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 44e édition pour 2013 éditée en 2012, 2371 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-053-4).
  13. Propos de Thomas Lilti recueillis par Florence Rosier, page 4 du supplément « Sciences & Médecine » du quotidien Le Monde daté du vendredi 11 février 2015 (version papier).
  14. https://www.lejdd.fr/Culture/Cinema/Les-Enfants-de-la-chance-la-bonne-etoile-d-un-enfant-juif-pendant-l-Occupation-827803