Louis Cécile Flacheron

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Louis Cécile Flachéron
Présentation
Naissance
Lyon (France)
Décès (à 62 ans)
Lyon (France)
Nationalité française
Mouvement Architecture

Louis Cécile Flachéron est un architecte lyonnais. Né à Lyon le 9 mai 1772, il a occupé le poste d’architecte de la ville de Lyon ainsi que de contrôleur des travaux avant de prendre sa retraite en 1831. Il meurt à Lyon le 12 mars 1835.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Louis Cécile Flachéron est le fils de Pierre Flachéron, un maître tireur d’or, et de Charlotte Andrée Mongez, une nièce de l’abbé Rozier. Cette famille Flachéron est connue dans la région lyonnaise pour son implication dans le domaine artistique, notamment architectural. La famille Flachéron est probablement à rapprocher du « citoyen Flachéron, garde des fortifications » qui, en 1799 assiste l’officier du Génie Jars pour lever un plan de Lyon (Vincennes, archives du Génie Militaire, article 8, section 2, Lyon.) De son union avec Jeanne Legrand (1777-1847), Louis Cécile Flachéron aura quatre fils.

  • Grégoire Isidore Flachéron (appelé Isidore), né à Lyon le 29 avril 1806 et mort à Hyères en 1873. Élève de l’École des Beaux-Arts de Lyon (1824-1827) sous Pierre Révoil, il est peintre et a laissé beaucoup de paysages représentants les campagnes dans lesquelles il a voyagé.
  • Jean Claude Raphaël Flachéron (appelé Raphaël), né à Lyon le 19 février 1808 et mort à Lyon le 27 août 1866. Architecte.
  • Pierre Alexandre Pyrrhus (appelé Alexandre), né à Lyon le 24 février 1811 et mort à Lyon le 3 octobre 1841. Élève à l’École des Beaux-Arts de Lyon entre 1830 et 1831, il est lui aussi architecte.

Carrière[modifier | modifier le code]

Louis Cécile Flachéron est un architecte qui a beaucoup contribué à façonner Lyon durant la première moitié du XIXe siècle. Il est ainsi contrôleur des travaux entre 1807 et 1810, avant d’être nommé architecte en chef de la ville de Lyon de 1815 à 1831. Sa période d’activité est riche en production architecturale (voir plus bas). En 1818, il rejoint l'Académie des Sciences, Belles-Lettre et Arts de Lyon, où il produira plusieurs mémoires et études. En 1819, il est nommé membre d’une commission destinée à compléter le travail statistique précédemment entrepris sur les monuments du Moyen-âge présents dans Lyon. À noter que Flachéron perd de sa renommée et de sa prédominance dans le domaine architectural avec l’arrivée de l’architecte Louis-Pierre Baltard à partir de 1823. Louis Flachéron prend finalement sa retraite en 1831.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Architecture [modifier | modifier le code]

Louis Flachéron a été candidat en 1808 pour effectuer le levé du plan général de la ville de Lyon. Ce marché est finalement attribué à L.B Coillet. Il propose aussi un projet d’aménagement de la place Sathonay, de l’Orangerie et de la Serre du Jardins de Plantes. Entre 1806 et 1823, il dépose cinq projets de rénovation pour le Palais de Justice. Plus concrètement, Flachéron, en tant qu'architecte de la ville de Lyon, a dirigé ou réalisé plusieurs projets architecturaux :

  • Grilles de l’archevêché sur place Montazet (1830)

Écrits[modifier | modifier le code]

Flachéron publie en 1814 un Eloge artistique de Philibert Delorme, prix d’un concours de l’Académie. Lors de sa réception en tant que membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon, il présente un Mémoire sur l’emploi économique de l’asphalte. En 1825, il présente un Mémoire sur la pierre de choin de Fay. La production écrite de l'architecte inclut aussi des Notices sur les découvertes faites dans l’emplacement de la Déserte, et une traduction de la Basilica Lugdunensis (hôtel de ville) du P. Jean de Bussière. Flachéron collaborait aussi parfois aux Archives du Rhône, dirigées par son cousin N.F Cochard qu’il fréquentait aussi à l’Académie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • AUDIN M; E VIAL, Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art du Lyonnais, Paris, Bibliothèque d'Art et d'Archéologie, 1918-1919, 2 vol.
  • BERTIN Dominique ; MATHIAN Nathalie, Lyon silhouette d’une ville recomposée. Architecture et urbanisme, 1789 – 1914, Editions Lyonnaises d’Art et d’Histoire.
  • BERTIN Dominique, BODET Catherine, CADIOT Christian, CHOMER Gilles, DALZOTTO Maryse, MARTIN Sylvie, VIOUT Jean-Olivier, La justice à Lyon, d’un Palais à l’autre (XVIIe- XXe siècles), Pré inventaire des monuments et richesses artistiques du Rhône, 1995.
  • Forma Urbis, les plans généraux de Lyon, XVIe- XXe siècles, in Les dossiers des archives municipales 10, Lyon, archives municipales, 1997.
  • Sine Dolo, par une société de gens d’histoire, n°4, octobre 2002, Lyon.

Notes et références[modifier | modifier le code]