Galerie Agathe Gaillard
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Paris (3, rue du Pont-Louis-Philippe, 75004) |
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| Fondatrice | |
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La Galerie Rouge (auparavant : Galerie Agathe Gaillard jusqu'en 2019), est une galerie d'art photographique installée dans le 4e arrondissement de Paris, pionnière sur le marché du tirage photographique.
Historique
[modifier | modifier le code]Agathe Gaillard ouvre sa galerie le au 3 rue du Pont-Louis-Philippe, dans un local appartenant à la mairie de Paris et situé au cœur du quartier du Marais[1]. Elle est alors encouragée par ses amis photographes Jean-Philippe Charbonnier, Henri Cartier-Bresson, André Kertesz, Édouard Boubat, Robert Doisneau.
Sa galerie est la première à Paris consacrée uniquement à l’art de la photographie avec, comme objectif, de faire entrer celle-ci dans l'art contemporain en tant qu'art spécifique[2]. Le premier exposant est l’américain Ralph Gibson[1].
Agathe Gaillard présente presque toujours des photographes vivants ou aujourd'hui disparus, qu'elle a personnellement rencontrés[3].
La galerie d'Agathe Gaillard trouve ainsi ses ressources presque systématiquement dans la vente de tirages. Elle a ainsi aidé de grandes collections publiques et privées à se constituer.[réf. nécessaire]
De mai à septembre 2015 a lieu l'exposition intitulée À découvrir, consacrée aux trois derniers photographes découverts par Agathe Gaillard : Juliette Diemer, Hervé Baudat, et Céline Vomiero. Une façon de boucler la boucle pour Agathe Gaillard[4].
En février- a lieu la dernière exposition mémorielle, avec les photographies d’Édouard Boubat, Manuel Álvarez Bravo, Jean-Philippe Charbonnier, Luc Choquer, Ralph Gibson, André Kertesz[5].
En , Agathe Gaillard réalise son dernier accrochage, avec les photographies du lauréat du prix Henri Cartier-Bresson, Claude Iverné[6].
En 2017, Agathe Gaillard quitte la direction de la galerie, qui est rachetée par le banquier David Azéma[7].
En , avec le nouveau propriétaire David Azéma, elle présente, sous la direction d'une nouvelle directrice artistique, Fiona Sanjabi, l’exposition « Hommage à la beauté »[8] puis, en , une exposition intitulée De la couleur des photographies de Claude Iverné[9].
Suivent, en , Manuel Álvarez Bravo et Colette Alvarez Urbajtel (es)[10],[11] et, en , Claude Iverné : Nubie.
En mai 2020, la galerie change de nom pour devenir La Galerie Rouge, en référence à la couleur rouge vermillon de sa façade[12],[1].
Photographes exposés par Agathe Gaillard de 1975 à 2012 (Liste non exhaustive)
[modifier | modifier le code]- Manuel Álvarez Bravo
- Arnaud Baumann
- Édouard Boubat
- Bill Brandt
- Henri Cartier-Bresson
- Toni Catany
- Jean-Philippe Charbonnier
- Luc Choquer
- Gilles Dacquin
- Robert Doisneau
- Sandra Eleta
- Jean-Pierre Evrard
- Bernard Faucon
- Louis Faurer
- Gisèle Freund
- Ralph Gibson
- Thierry Girard[13],[14]
- Patricia de Gorostarzu
- Florence Gruère
- Hervé Guibert
- Bernard Guillot
- Jean-Pierre Haigneré
- Izis
- Michel Kempf
- André Kertész
- Roland Laboye
- Erica Lennard
- Don McCullin
- Fernand Michaud
- Arno Rafael Minkkinen[15]
- Pierre Molinier
- Marie-Paule Nègre
- Pierre Reimer
- Marc Riboud
- Willy Rizzo
- Tomio Seike
- Jérôme Soret
- Jean-François Spricigo[16]
- Jean-Louis Swiners
- Peter Turnley
- Ed van der Elsken
- Hugues de Wurstemberger[17]
Publications
[modifier | modifier le code]- André Kertesz, Paris, éditions Pierre Belfond, coll. « Les grands photographes », 1980, 123 p.-[16] p. de pl. (ISBN 2-7144-1347-1).
- Mémoire d’une galerie, Paris, Gallimard, coll. « Témoins de l'art », 2013, 165 p. (ISBN 978-2070140312)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Louis Mespla« L’histoire de la photo perd sa galerie parisienne », L’Obs, 25 janvier 2017.
- ↑ Nathalie Moureau et Dominique Sagot-Duvauroux, « La construction du marché des tirages photographiques », dans Études photographiques, no 22, septembre 2008.
- ↑ Jeanne Millécamps, « La galerie Agathe Gaillard (1975-1984) : la photographie à l’épreuve du marché de l’art », dumas.ccsd.cnrs.fr, , p. 233 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Trois photographes à découvrir chez Agathe Gaillard », sur www.reponsesphoto.fr, (consulté le ).
- ↑ « Évènements Archive », sur La Galerie Rouge (consulté le )
- ↑ Hervé This, « Une consistance sur le fil », Pour la Science, vol. N° 557 – mars, no 3, , p. 96–96 (ISSN 0153-4092, DOI 10.3917/pls.557.0096, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Eric Le Mitouard, « Paris : la galerie Agathe Gaillard reprend sa liberté et devient une enseigne », Le Parisien, 22 septembre 2017.
- ↑ Anaïs Viand, « Agathe Gaillard passe le flambeau », sur fisheyemagazine.fr, .
- ↑ « Claude Iverné, De la couleur », sur L'Œil de la photographie, .
- ↑ Dominique Georges Bègue, « Chez Agathe Gaillard, les songes mexicains ensorcellent l'hiver », sur www.reponsesphoto.fr, .
- ↑ « Colette Urbajtel et Manuel Álvarez Bravo, Songes mexicains », sur L'Œil de la photographie, .
- ↑ Lou Tsatsas, « Visions et destins croisés ou Héritages en mutation », Fisheye, 1er juin 2020.
- ↑ Claire Guillot, « Thierry Girard et le désert français », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Claire Guillot, « Thierry Girard. Galerie Agathe Gaillard », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Arno Rafael Minkkinen. Galerie Agathe Gaillard », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Voir sur rencontres-arles.com.
- ↑ Hervé Le Goff, « Hugues de Wurstemberger », dans Encyclopædia Universalis (lire en ligne).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Michel Guerrin, « Agathe Gaillard, galeriste », Le Monde, (lire en ligne).
- Hervé Guibert, « Spéculations sur la photographie », Le Monde, (lire en ligne).
- Jeanne Millécamps, La galerie Agathe Gaillard (1975-1984) : la photographie à l’épreuve du marché de l’art (mémoire de master Histoire), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, (présentation en ligne).
Liens externes
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