Lait végétal

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Un lait végétal est une boisson produite à base de végétaux qui présente des aspects proches de ceux des laits d’origine animale, malgré une composition nutritionnelle très différente.

Depuis le 22 octobre 2007, cette appellation est interdite par le Conseil de l'Union européenne[1]. Le , ce règlement est appliqué par la Cour de justice de l'Union européenne[2], jugement rapporté par de nombreux médias[3],[4].

Composition[modifier | modifier le code]

Les laits végétaux n'ont de « lait » que l'aspect et le nom, mais leur composition est extrêmement différente. Notamment, ces laits sont généralement beaucoup moins énergétiques, étant notamment pauvres en sucres ou en lipides. Les laits végétaux sont à la base généralement pauvres en calcium, mais sont fréquemment supplémentés en calcium d'origine minérale ou végétale pour leur donner un taux proche de celui du lait de vache.

Les laits végétaux sont en réalité des émulsions de farine végétale en suspension dans de l'eau. Par exemple, le lait de soja est préparé industriellement à partir de graines trempées, dépelliculées, broyées, mélangées à de l'eau, puis cuites. L'ensemble est homogénéisé puis conditionné de manière stérile. Techniquement, c'est une « suspension colloïdale »[5]

Consommation[modifier | modifier le code]

Le lait végétal est un aliment et comme tel consommé pour une variété de raisons, y compris de santé (dont intolérance au lactose, allergie au lait, problèmes de santé aggravés par la consommation de protéines animales), le choix d'une alimentation végétalienne ou ovo-végétarienne, par véganisme, pour des raisons éthiques (opposition à l'exploitation animale), pour des raisons environnementales (pollution des eaux), climatiques (gaz à effets de serre issus de l'exploitation de bovins), pour des raisons religieuses, le refus du lait de vache ou d'autres mammifères, considéré comme malsain ou désagréable, ou tout simplement par goût.

Substitution au lait d'origine animale[modifier | modifier le code]

Les laits végétaux n'ont pas la plupart des propriétés du lait animal, et ne peuvent donc s'y substituer dans certaines recettes de cuisine ou dans certains régimes. De plus, comme les laits d'origine animale[6],[7], ils sont inadaptés pour servir tels quels de substituts au lait maternel pour les nourrissons : le lait de soja est trop riche en protéines, les autres (amande, noisette, riz, avoine) trop pauvres, et la plupart sont trop pauvres en lipides[8]. Seuls les laits infantiles, d'origine animale ou végétale, couvrent l'ensemble des besoins du nourrisson. Ainsi, un nourrisson est mort de malnutrition en Belgique en 2017 après avoir été nourri avec des laits végétaux classiques au lieu de laits végétaux infantiles[9].

Comme tout aliment autre que le lait maternel, un lait végétal peut cependant être considéré chez le bébé comme pouvant participer à sa diversification alimentaire au moment où la diversification alimentaire commence. Il faudra alors ne l'introduire qu'assez tardivement et très progressivement dans son alimentation, surtout lorsqu'il est constitué d'un aliment potentiellement allergène, comme les fruits à coque. Les aliments les plus allergènes sont en effet à introduire le plus tard et le plus progressivement possible dans l'alimentation du bébé. Chez un adulte, ils sont à introduire progressivement s'il n'en a jamais consommé.

De nombreux Occidentaux ont parfois considéré le lait végétal comme un « substitut » au lait d’origine animale, le mot « lait » se référant généralement au lait de vache, le plus répandu dans les pays occidentaux, occasionnant des confusions alimentaires parfois malheureuses. Ainsi, le la Cour européenne de justice a rendu un arrêt selon lequel les produits végétaux ne pourront plus être désignés par des formules réservées aux produits laitiers animaux, tels que « lait », « beurre », « crème », etc., désormais réservés exclusivement aux produits issus de lait animal[4],[10]. Certaines appellations anciennes pourraient toutefois conserver leur nom sous certaines conditions, comme le « lait d’amande » ou encore la « crème de riz »[4].

Exemples[modifier | modifier le code]

Parmi les laits végétaux, on compte le lait d'amande, qui remonte au Moyen Âge[11], le lait de coco, le lait de riz, le lait d'arachide (en), le lait de chanvre (en), le lait d'avoine ou encore lait de pistache, ainsi que le lait de soja, la variété la plus commune.

Laits de « noix » ou/et d'oléagineuses[modifier | modifier le code]

Bol de lait de coco.

Laits de légumineuses protéagineuses[modifier | modifier le code]

Laits de céréales[modifier | modifier le code]

  • Lait d'avoine[12]
  • Lait de blé de Khorasan Kamut
  • Lait d'épeautre
  • Lait de millet
  • Lait d'orge
  • Lait de riz
  • Lait de seigle

Laits de pseudo-céréales[modifier | modifier le code]

  • Lait de quinoa
  • Lait de sarrasin

Autres laits végétaux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]