Foucart

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Foucart
La gare de Foucart - Alvimare.
La gare de Foucart - Alvimare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Cœur de Caux
Maire
Mandat
Antoine Servain
2014-2020
Code postal 76640
Code commune 76279
Démographie
Population
municipale
357 hab. (2015 en diminution de 0,28 % par rapport à 2010)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 52″ nord, 0° 35′ 46″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 149 m
Superficie 4,28 km2
Localisation

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Foucart est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Focart Escales vers 1210 ; Fouquart-Escales en 1319 ; Foucart-Escalles en 1337 ; Fouquart-Esqualles en 1431 ; Fourcart-Escalles en 1397-1399 ; Foucard-Escalles en 1691 ; Foucard en 1546 ; Fourcard en 1557 ; Foucard en 1580 ; Foulcard en 1564 ; Foucart en 1715 ; Foucard en 1740 ; Foucard-Escalles en 1757 ; Foucard en 1788 ; Foucart en 1953[1].

La forme simplifiée Foucard est usuelle dès le XVIe siècle, bien qu'on trouve encore des attestations sporadiques du toponyme originel Foucart-Escalles encore au XVIIIe siècle. La commune est créée avec le seul nom de Foucart.

Le second élément disparu Escal(l)es est issu de l'ancien scandinave skali « habitation temporaire »[2] ou de sa forme équivalente anglo-scandinave scale, de même signification ; cf. l'ancien saxon scala dans Escalles (Pas-de-Calais, Scala en 877) ou les nombreux Scales anglais.

Le premier élément Foucart représente l'anthroponyme germanique Folkhard, noté Fulcardus [3] dans les textes rédigés en latin médiéval et dont sont issus les patronymes normanno-picard Foucart et français Fouchard, tous anciens prénoms.

L'antéposition du prénom révèle une antériorité par rapport aux autres toponymes normands en E(s)calles-, comme Ecalles-Alix. Le mode de composition traditionnel se retrouve également dans le nom de lieu Touffrecal (Fresnoy-Folny, Torfrescalis XIIe siècle, combiné avec l'anthroponyme scandinave Thorfröd). On trouve également un type Bré(c)quecal, composé avec le scandinave brekka « dénivelé, déclivité, pente » à Tourlaville (Manche).

Histoire[modifier | modifier le code]

Construite sur une voie romaine, la paroisse est d'abord, sous le patronage de l'archevêque de Rouen, puis à partir de 1404, c'est le roi de France qui devient « patron présentateur à la cure » et l'église Saint-Martin devient « chapelle royale ». La seigneurie de Foucard a appartenu aux Pestel de Normanville et au XVIIe siècle, aux Houdetot. À Foucard, il y avait aussi le fief de Caumare appartenant aux Crespin de Mauny, famille qu'on retrouve aux Blanques d'Alvimare. Le dernier seigneur de Caumare sera Adrien de Rouen de Bermonville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Antoine Servain   Vice-président de la CC Cœur de Caux (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 357 habitants[Note 1], en diminution de 0,28 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
396 380 420 423 455 424 358 454 443
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412 452 478 452 424 428 355 332 333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
339 352 314 299 284 286 275 324 309
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
310 264 273 301 306 318 351 356 352
2015 - - - - - - - -
357 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Martin du XVIe siècle. Le clocher avec sa tour carrée a ceci de particulier qu'il n'a jamais été achevé, conférant à l'église un aspect trapu. Au XVIIe siècle, le roi avait pourtant donné, pour la construction de « son » église, la Chapelle royale, de grosses pièces de bois pour les charpentes. Le portail est de style Renaissance en forme d'anse de panier. Le chœur qui avait été réaménagé en style classique entre le XVIe et le XVIIe siècle, a été finalement rebâti en 1874 en style néo-gothique par les architectes Martin et Marical. La sacristie date de 1879. Les vitraux du XIXe siècle, dont certains sont du maître verrier Dewismes, évoquent des épisodes de la vie de saint Martin. Les fonts baptismaux sont du « règne de saint Louis ». Panneau en bois polychrome de la fin XVIIe, représentant saint Antoine l'Ermite. Chapelle Notre-Dame-des-Douleurs, aménagée en mémoire des morts pour la France de 1914/1918, avec un vitrail de Dewismes[9].
  • Manoir de Caumare (ancienne maison-forte) XVe-XVIe siècles et manoir de la Mare-aux-Roseaux (XVe et XVIe).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le vicaire Pierre Rigault, prêtre réfractaire (ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé) est arrêté en 1793, sous la Révolution. Conduit sur les pontons de Rochefort, il mourra en martyr et sera enterré en 1794, dans l'île Madame.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Beaurepaire (Charles de), Laporte (dom Jean), Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, Paris, 1982-1984 [1]
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, Genève, 1990-1991, Vol. 3.
  3. Ernest Nègre, op. cit..
  4. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 12 novembre 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Le Patrimoine des communes de Seine-Maritime, Tome 1, page 562 - Éditions FLOHIC et notice sur l'église de J.J. Thiercelin, pour la paroisse de Fauville