Forces armées moldaves

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Forces armées moldaves
Drapeau de la Moldavie
Drapeau de la Moldavie
Branches Armée de terre moldave
Armée de l'air moldave
Commandement
Commandant en chef Marian Lupu (Président de la République de Moldavie par intérim)
Ministre de la défense Marinuţa Vitalie[1]
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 ans pour le service militaire, 17 ans pour l'engagement volontaire
Disponibles au service militaire 1 143 440 (16-49 ans (2010 est.)[2] hommes
1 156 958 (16-49 ans) (2010 est.)[2] femmes
Aptes au service militaire 875 224 (16-49 ans) (2010 est.)[2] hommes
Atteignant l'âge militaire chaque année 28 213 (2010 est.)[2]  hommes
26 614 (2010 est.)[2] femmes
Actifs 11800 (2006 est.)
Déployés hors du pays 6 observateurs militaires (Libéria et Côte d'Ivoire)

Les Forces armées de Moldavie sont composées de l’Armée de terre moldave (près de 6000 hommes), de l’Armée de l'air moldave (1300 hommes) et d’une Marine moldave embryonnaire (150 hommes) sur le Danube et le Dniestr.

La Moldavie a pris le contrôle des armes dont elle avait hérité de l’Union soviétique, à l’exception de l’escadrille de MiG 29 basée à l’aérodrome de Tiraspol, qui a rallié la Russie, et de l’arsenal de Colbasna (près de Rîbnița), sous contrôle de l’état autoproclamé pro-russe de Transnistrie[3]. Le 30 octobre 1992, à l’issue de la guerre du Dniestr, la Moldavie, vaincue par la 14-ème armée russe du général Alexandre Lebed après avoir tenté de prendre le contrôle de la Transnistrie, a ratifié le Traité sur les forces conventionnelles en Europe, qui limite le nombre de certaines catégories d’armes conventionnelles et qui recommande la destruction de tout excédent. Elle a adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en octobre 1994 à Washington (district de Columbia). Elle ne possède pas d’armes nucléaires, biologiques ou chimiques. La Moldavie a rejoint le programme Partenariat pour la Paix de l’Organisation du traité de l'Atlantique nord le 16 mars 1994.

La défaite de la guerre du Dniestr mit en évidence la nécessité de créer une armée de métier de 12 000 à 15 000 volontaires. En 1995, les forces armées totalisaient près de 11 000 volontaires et planifiaient la création d'une armée professionnelle sur le modèle de l’armée américaine.

Forces terrestres[modifier | modifier le code]

Emblema Armatei Nationale.png

En 1994, l’armée de terre moldave (dépendant du Ministère de la Défense) était composée de 9800 hommes répartis en trois brigades armées motorisées, une brigade d’infanterie et une brigade de reconnaissance et d’assaut. Ses équipements militaires comprennent cinquante-cinq missiles balistiques de défense, soixante-dix-sept véhicules de transport de troupes, et soixante-sept pouvant en faire office, dix-huit pièces d’artillerie de 122 mm et cinquante-trois de 152 mm, neuf mortiers de 120 mm, soixante-dix AT-4 Spigot, dix-neuf AT-5 Spandrel, et vingt-sept armes guidées anti-tank AT-6 Spiral, un lanceur sans recul 73 mm SPG-9, quarante-cinq canons anti-tanks MT-12 de 100 mm, trente ZU-23 23 mm et douze canons de défense aérienne 57 mm AZP S-60.

Jusqu’à 2006-7, l’armée de terre moldave a été réduite à une force de 5710 hommes composée de trois brigades motorisées, une brigade d’artillerie, un bataillon de génie, et une unité de garde indépendante. L’équipement comprenait 44 BMD-1 AIFV, et 266 APCs, y compris 91 TAB-71s, aussi bien que 227 pièces d’artillerie[4].

Troupes moldaves paradant à Sofia, Bulgarie : les uniformes et le pas sont proches du modèle russe, la manière de marcher au pas, proche du modèle italien.
Chaloupe militaire à Giurgiulești.

Actuellement, 355 militaires sont déployés au sein de la PKF chargée de maintenir le statu quo face à la Transnistrie, conformément aux accords signés avec la Russie après la guerre du Dniestr.

Forces aériennes[modifier | modifier le code]

En 1994, l’Armée de l’air moldave comptait 1300 hommes répartis entre un régiment de combat, un escadron d'hélicoptères et une brigade de missiles. Les équipements utilisés comprenaient 31 avion MiG-29 Fulcrum, de 8 hélicoptères Mi-8, 5 avions de transport (dont un Antonov An-72) et 25 missile sol-air SA-3 Goa/SA-5 Gammon. En 2006, il ne restait aucun des quelques MiG 29 basés à l’aérodrome de Chișinău, vendus ou retirés.

Forces navales[modifier | modifier le code]

La Marine moldave est réduite aux quelques chaloupes du port de Giurgiulești et de Soroca sur le haut-Dniestr, affectées à la surveillance des frontières. Elle n’est, de fait, composée que de sub-unités des garde-frontières de l’armée de terre. Par le delta du Danube, elle pourrait théoriquement accéder à la mer Noire, comme le font les navires moldaves de commerce, mais ce n’est pas le cas, faute de bâtiments et d’accords avec les pays voisins.

Engagements internationaux[modifier | modifier le code]

L’armée moldave est peu engagée dans des opérations internationales. Le 19 mai 2011, six militaires moldaves étaient déployés en Afrique[5]:

Autres forces militaires présentes en Moldavie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forces armées transnistriennes.

L’armée transnistrienne officielle compte environ 6 500 hommes au total[6]. S’y ajoutent 1000 volontaires cosaques et aussi une armée russe, l’ancienne 14-ème armée soviétique, victorieuse de la Moldavie en 1992 et aujourd’hui appelée « Groupe opérationnel des forces russes en Moldavie »[7]. Elle comptait en septembre 2009 environ1 500 militaires[8]. Elle comportait, en 2005, la 8e brigade des fusiliers motorisés de la Garde, le 1162e régiment de roquettes anti-aériennes, un régiment de transmissions, et d’autres éléments de soutien[9]. Au total, les forces russes ou pro-russes (9000 hommes) sont numériquement au moins aussi importantes que les forces moldaves gouvernementales (8000 hommes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de la défense moldave
  2. a, b, c, d et e CIA World FactBook
  3. Xavier Deleu, Transnistrie , la poudrière de l'Europe; éd. Hugo & Cie 2005, 223 p., ISBN 2755-6005-5-1, et Olga Căpăţînă, воинам / Cartea războiului, éd. de l'association des mères des soldats abattus, Chișinău 2000, ISBN 9975-9562-0-3.
  4. Routledge/IISS, IISS Military Balance 2007, p.170
  5. [ http://www.operationspaix.net/Moldovie]
  6. Law enforcement and armed forces of Pridnestrovie, Pridnestrovie.net
  7. Richard Humphries, dans The Japan Times du 8 octobre 2001 sur Transnistria: relic of a bygone era, retrieved 01-04-2008.
  8. List of Russian military bases abroad (en)
  9. (ru) Что такое современная армия России, Kommersant, 21 février 2005

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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