Folies

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Folies
Folies
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Pierre Kaczmarek
2020-2026
Code postal 80170
Code commune 80320
Démographie
Population
municipale
156 hab. (2019 en augmentation de 18,18 % par rapport à 2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 38″ nord, 2° 40′ 18″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 106 m
Superficie 5,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Moreuil
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Folies

Folies est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Par la route, le village est situé à 32 km d'Amiens, 17 km de Montdidier et 6 km de Rosières[1].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Carte de la commune (Cliquer sur la carte pour agrandir).

Sol, sous-sol, relief[modifier | modifier le code]

En surface, une couche de limon des plateaux qui peut atteindre cinq mètres d'épaisseur recouvre des lits de calcaire à silex et de la craie marneuse[1]. Le territoire est d'une uniformité presque parfaite. Seules quelques faibles dépressions animent la plaine : les lieudits la Fosse aux Chats et le Fond de la Vallée.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Une nappe phréatique située, à la fin du XIXe siècle, à une vingtaine de mètres de profondeur alimente les puits qui fournissent une eau calcaire peu potable. Quelques mares procurent alors de l'eau pour les bêtes[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Folies est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (99,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,7 %), zones urbanisées (5,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Folies est relevé dès 1214, Folye en 1334.

Le nom du village indiquerait un lieu couvert de feuillages[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Raoul de Folies, seigneur du lieu, aurait donné ses biens au chapitre d'Amiens. Il aurait alors été tué par son neveu[1].

Des muches (souterrains-refuges) ont été creusées de l'église à la rue d'Arvillers. Existantes à la fin du XIXe siècle, elles comportaient des habitations et des étables pour les animaux[1]. De nombreuses sont encore connues en 2011[9].

En 1417, le village est ravagé par les Anglo-bourguignons établis à Arvillers et à Hangest[1].

Le village se trouvait dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale[10].

Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[12]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rosières-en-Santerre[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[14].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[15],[16],[17]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[18], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [19].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Édouard Boquet[22]    
2014[23] En cours
(au 27 mai 2020)
Pierre Kaczmarek   Exploitant agricole
Réélu pour le mandat 20020-2026[24]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].

En 2019, la commune comptait 156 habitants[Note 3], en augmentation de 18,18 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
396420359424408423435440425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413417397354332335335294273
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
263255219132150150135138137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
118102106858886111118132
2018 2019 - - - - - - -
149156-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes de Bouchoir, Le Quesnel, Warvillers, Beaufort et Folies se sont organisées en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) pour la gestion de l'enseignement primaire local[28]. Les élèves sont scolarisés à Le Quesnel et à Bouchoir.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Folies, M. Leigné, 1er janvier 1899, lire en ligne, sur le site des Archives de la Somme.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. P. Pannet, M. Desesquelles, M. Mulot et P. Neveu, BRGM, Inventaire des cavités souterraines, hors mines, du département de la Somme (80) : Rapport final, , 133 p. (lire en ligne [PDF]), p. 60 et 90-91.
  10. Section photographique de l'armée, « Photo : Beaufort (entre Folies et). Central téléphonique d'artillerie. Intérieur du poste », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  11. Journal officiel du 6 novembre 1920, p. 17584.
  12. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le ).
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  16. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  17. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  18. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  19. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  20. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le ).
  21. « Les maires de Folies », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  22. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le ).
  23. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le ).
  24. « Le maire de Folies reconduit dans ses fonctions », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Pierre Kaczmarek a été reconduit dans ses fonctions, tout comme la première adjointe Martine Voirin ».
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. Gaël Rivallain, Anne Kanaan, « Une ultime classe sauvée : L'académie est revenue mardi sur la suppression à Bouchoir, de nouveaux postes sont prévus à Abbeville. », Courrier picard,‎ , p. 11.
  29. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Folies, d'après nature, 17 juin 1876 », Documents numérisés, fonds Macqueron,, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).
  30. Oswald Macqueron, « Carte postale : Guerre 1914-1915 - Folies (Somme) - L'église après le 2e bombardement, 1915 (avec mention du visa de la censure) », Documents numérisés, fonds Macqueron,, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le ).
  31. lieutenant Chanteau, Section photographique de l'armée, « Photo : Folies. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 15, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le ).
  32. « Nouveaux travaux dans l’église de Folies : L’église de Folies devait être inaugurée le 31 mai. Mais le nouveau conseil municipal en a décidé autrement. Explications », Le Courrier picard `,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. Ludovic Lascombe, « Dans les pas de Madeleine Riffaud, résistante oubliée du Santerre : À l’occasion de la sortie d’une bande dessinée autobiographique, Madeleine Riffaud, l’une des dernières grandes résistantes françaises encore en vie, revient sur sa jeunesse picarde dans un village qui l’a un peu oubliée », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).