Fernão Mendes Pinto

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Fernão Mendes Pinto
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Portrait de Fernão Mendes Pinto.

Naissance
à Montemor-o-Velho Flag Portugal (1495).svg Royaume de Portugal
Décès 8 juillet 1583 (74 ans)
à Almada Drapeau du Portugal Royaume de Portugal
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Portugais

Œuvres principales

Fernão Mendes Pinto (Montemor-o-Velho, c. 1509/1514Almada, Pragal, 8 juillet 1583) est un écrivain, soldat, diplomate, aventurier et explorateur portugais. Il est vraisemblablement l'un des premiers Européens à avoir foulé le sol japonais. Sa Pérégrination, qui témoigne de l'épopée collective des Portugais en Orient, est actuellement considérée comme l'un des plus grands récits de voyage du XVIe siècle[1],[2]. Traduite dans la plupart des langues européennes dès le XVIIe siècle[3],[4],[5], elle est un classique de la littérature portugaise[5]. Elle est également une source historique fondamentale pour la connaissance des sociétés asiatiques de la période Moderne[6]. En plus de son œuvre monumentale, Mendes Pinto laisse deux lettres, l'une écrite à Malacca datée du 5 décembre 1554, et l'autre écrite à Macao datée du 20 novembre 1555[2].

Symbole de la Renaissance et de l'Âge d'or du Portugal, Fernão Mendes Pinto est un écrivain majeur de la littérature portugaise et mondiale. Il a contribué, aux côtés de son contemporain le poète Luís de Camões, à enrichir et à faire évoluer la langue portugaise[7]. Il laisse par ailleurs un témoignage essentiel sur les mœurs populaires dans les Indes portugaises. Il a reçu d'innombrables hommages au Portugal et dans le monde. Il est l'un des personnages représentés sur le Monument aux Découvertes de Belém, inauguré en 1960 à Lisbonne. Une statue sculptée par António Duarte, inaugurée le 31 décembre 1983, est érigée en son honneur à Pragal, dans la ville d'Almada[8]. Son nom est également attribué à la place sur laquelle elle figure, le Largo Fernão Mendes Pinto, entre la rue Cidade de Ostrava et la rue Direita, près de l'école primaire de Pragal[8]. En 2011, le Portugal célèbre les 500 ans de sa naissance en faisant frapper une pièce commémorative de 2 euros[9]. La TAP-Air Portugal lui rend également hommage en attribuant son nom à l'un de ses aéronefs[10]. Un grand nombre d'écoles portent son nom dans le monde lusophone. Il existe en outre des rues Fernão Mendes Pinto un peu partout dans le monde, à Lisbonne, Porto, Montemor-o-Velho, Guimarães, Portimão, Ovar, Freixo de Espada à Cinta et Loures au Portugal, à Rio de Janeiro et São Paulo au Brésil, à Luanda en Angola, à Maputo au Mozambique et à Macao en Chine[11].

Naissance et départ pour l'océan Indien[modifier | modifier le code]

Lisbonne au début du XVIe siècle, tiré de la Crónica de Dom Afonso Henriques, de Duarte Galvão.

Fernão Mendes Pinto naît entre 1509 et 1514 à Montemor-o-Velho, dans la province de Beira Litoral[2]. Issu d'une famille pauvre, il a deux frères et au moins deux sœurs. Alors qu'il est encore très jeune, le 13 décembre 1521, un oncle l'emmène à Lisbonne et le met au service de la maison de George de Lancastre, fils bâtard du roi Jean II de Portugal (D. João II), duc de Coimbra, Grand-Amiral du Portugal, maître de Santiago, et administrateur de l'ordre Saint Benoît d'Avis[2]. Il y reste durant presque cinq ans et devient même pendant deux ans garçon de chambre (moço de câmara) attaché directement au service de George lui-même, à Setúbal, poste plus élevé que de ce que laissait augurer la situation économique précaire de sa famille[2].

Cependant, confronté à des problèmes dans le cadre de son service, il est forcé de fuir et s'embarque le 11 mars 1537 pour l'Orient[2] où il pense retrouver des membres de sa famille. Des lettres prouvent que son frère Álvaro est présent à Malacca en 1551 et d'autres indiquent que son autre frère a souffert le martyre dans cette même ville. Nous savons également qu'un riche cousin, Francisco García de Vargas, est présent à Cochin en 1557[1]. À l'époque, l'expatriation vers l'océan Indien est une pratique courante pour échapper à la justice[6].

L'épopée en Orient[modifier | modifier le code]

De 1537 à 1558, tour à tour trafiquant, naufragé, pirate, mercenaire à la solde des gouvernants locaux, esclave, négociant aisé, ambassadeur, « treize fois captif et dix-sept fois vendu », il voyage en Abyssinie, parcourt l'Arabie, l'Inde, Malacca, Sumatra, Java, l'actuelle Birmanie, le Siam, le Tonkin, la Chine et le Japon[2].

Une caraque portugaise à Nagasaki, XVIIe siècle.

Si l'on se base sur sa relation, la Peregrinação (Pérégrination), peu de temps après son arrivée, alors qu'il est réquisitionné par la Couronne portugaise pour effectuer une expédition en mer Rouge en 1538, « Mendes Pinto participe à un combat naval contre les Ottomans, où il est fait prisonnier et vendu à un Grec, [puis] par celui-ci à un Juif qui l'emmène à Ormuz, où il [est] racheté par des Portugais. » Après un passage par Goa, la capitale des Indes portugaises, il accompagne le capitaine Pedro de Faria à Malacca. Partant de Malacca, il parcourt, pendant vingt-et-un ans, les côtes de Birmanie, du Siam, de l'archipel de la Sonde, des Moluques, de la Chine et du Japon[2]. Il pratique notamment la piraterie avec le pirate Antonio de Faria au large du Champa et de la Chine. Il fréquente les communautés de mercenaires portugais de Birmanie et de Thaïlande[6]. Ayant rejoint la communauté marchande de Liampo (Ningbo), il prend part à la première expédition portugaise qui atteint le Japon, à Tanegashima, en 1543. Il est à ce titre l'un des introducteurs des armes à feu dans l'archipel. Celles-ci provoquent une profonde mutation de la société nippone pendant les cinquante années qui suivent, qui about à l'unification politique du Japon[2].

Revenu à Goa, en janvier 1545, alors qu'il se prépare à retourner au Portugal avec Anjirō, un criminel japonais devenu son ami, il rencontre S. François Xavier. Influencé par sa personnalité, il décide d'entrer dans la Compagnie de Jésus et de promouvoir une mission jésuite au Japon. Il libère ses esclaves, lègue toutes ses richesses à la Compagnie, et s'y rend donc, comme novice et comme ambassadeur du Vice-Roi D. Afonso de Noronha auprès du daimyo de Bungo, sur l'île de Kyushu. Il navigue en compagnie du Père Belchior Nunes. Mais le voyage est un désenchantement pour lui, en raison du comportement de son compagnon, et du fonctionnement la Compagnie[12]. Cette partie de sa vie, dont il ne reste pas un mot dans sa Pérégrination (probablement expurgée par les Jésuites), ne nous est connue que par le témoignage du père Francisco de Sousa, dans son histoire de la Compagnie de Jésus, l'Oriente conquistado, publié à Lisbonne en 1710[12]. Au terme de sa mission, déçu, Mendes Pinto abandonne le noviciat et décide de retourner au Portugal. Après une longue absence de vingt-et-un ans, il arrive à Lisbonne le 22 septembre 1558, la veille de ses cinquante ans[2].

Fin de vie à Almada et publication de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Statue de Fernão Mendes Pinto, à Pragal, dans la ville d'Almada, au Portugal.

Au Portugal, Mendes Pinto parvient se procurer des documents prouvant les sacrifices consentis pour la patrie en Orient avec l'aide de l'ancien gouverneur des Indes Francisco Barreto. Ceux-ci lui donnent théoriquement droit à une pension, mais il finit par ne jamais la recevoir. Désillusionné, il s'installe au Vale de Rosal, à Almada, où il reste jusqu'à sa mort, consulté comme spécialiste des questions orientales, et où il écrit, entre 1570 et 1578, l'œuvre monumentale qu'il lègue à ses enfants, la Pérégrination. Celle-ci n'est éditée que trente ans après la mort de l'auteur, en 1614, et l'on redoute que l'original n'ait souffert quelques altérations, des coupures notamment, auxquelles les jésuites ne seraient pas étrangers[2][13]. En dépit de la censure, l'ouvrage, écrit dans un style populaire très libre, reste un roman autobiographique dense, inclassable, à la fois récit de voyage, roman initiatique, épopée en prose, roman picaresque, constitué d'aventures, d'anecdotes, d'observations très pointues, de réflexions, de témoignages directs ou indirects[2]. Écrit par un homme du peuple, le livre conserve, à tous égards, un caractère extraordinaire, tant sur la forme que sur le fond, au point qu'on ne croit pendant longtemps pas à la véracité de ses propos. Cet aspect inclassable et surprenant font que le nom de l'auteur se prête même par la suite à un jeu de mot : Fernão Mendes Minto, sous-entendant : Fernão, mentes ? Minto !, c'est-à-dire « Fernand Mendes Je-mens », ou « Fernand tu mens ? Oui je mens ! »

Peregrinação (Peregrinaçam)[modifier | modifier le code]

« Maintenant je vais vous raconter brièvement ce que nous avons traversé, n'en écrivant cependant pas le centième, parce que pour tout écrire, il faudrait que la mer fût de l'encre, et le ciel du papier. »[14]

Première page de la première édition de la Pérégrination.

D'un point de vue historique, Mendes Pinto vit ses aventures au point culminant de l'expansion maritime portugaise, tout en assistant à la paradoxale décadence interne du pays. Pendant la seconde partie de sa vie, le Portugal s'associe à l'Espagne en la personne de Philippe I de Habsbourg (Philippe II d'Espagne (1556-1598)), après le désastre de la bataille d'Alcacer Québir (Ksar El-Québir). La puissance de l'Inquisition, instituée par décret papal de Paul III en 1536, un an avant le départ de l'auteur, et effective au Portugal en 1547, sur les instances du roi Jean III, devient de plus en plus importante et pensante.

Selon toute vraisemblance, la Pérégrination est écrite entre 1569 et 1578, cette date étant indiquée dans l'œuvre elle-même. Le texte original est déposé à la Casa Pia dos Penitentes, la « maison pieuse des Pénitents », qui ne le publie que trente et un ans après la mort de l'auteur[12]. La diffusion différée du livre est peut-être due au départ à la peur de Mendes Pinto lui-même face à l'Inquisition, en raison de certains passages très critiques et relativistes, et ensuite à celle de ses descendants.

Si l'on se replace dans le contexte de l'époque, cette peur est à bien des égards justifiée, l'auteur étant une figure publique reconnue, et de fait, dans la version imprimée on remarque beaucoup de phrases effacées ou corrigées, ainsi que la complète disparition des références à la Compagnie de Jésus, un des ordres religieux les plus actifs en Orient, dont Mendes Pinto a fait partie[2]. Les dimensions de l'œuvre, plus de 700 pages écrites d'un bloc, sont aussi un obstacle considérable à cette époque, surtout sans l'aide financière d'une institution ou d'un mécène.

Malgré tout, en 1603, alors qu'apparaissent les premiers accrocs entre Portugais et Castillans, et que les Portugais s'efforcent de relavoriser leur culture et leur histoire, la Casa Pia soumet les écrits de Mendes Pinto au crible de l'Inquisition, qui l'autorise cette même année. Il faut encore attendre une dizaine d'années, pour que le fameux éditeur Pedro Craesbeeck accepte sa publication en 1614[15]. Le livre, organisé par le frère Belchior Faria, est alors publié sous le titre suivant :

« "Peregrination de Fernam Mendez Pinto où il rend compte de très nombreuses et très étranges choses qu'il a vues & entendues dans le royaume de Chine, dans celui de Tartarie, celui de Sornau, que vulgairement on nomme Siam, celui de Calamignan, celui de Pegu, celui de Martaban, & en d'autres nombreux royaumes & seigneuries des régions orientales, dont il n'y a, dans les nôtres d'Occident, que très peu ou pas de nouvelles. Et rend compte également de nombreuses aventures particulières arrivées tant à lui qu'à de nombreuses autres personnes. Et à la fin il traite brièvement des certaines choses, & de la mort du Saint Père François xavier, unique lumière & flambeau de l'Orient, et recteur universel en ces régions de la Compagnie de Jésus." »

Divers[modifier | modifier le code]

  • Miniature Netsuke de Fernão Mendes Pinto, par le sculpteur japonais Yomeisai, XIXe siècle, ivoire, hauteur 132 mm.
    La vie et l’œuvre de Fernão Mendes Pinto ont fait l'objet d'innombrables documentaires télévisuels et audiolivres[16] dans le monde lusophone, notamment dans les émission Grandes Livros[17], Ensina RTP[18], etc.
  • En raison de plusieurs passages critiques vis-à-vis de la politique et de l'action des Portugais en Orient, le livre Pérégrination a très souvent été censuré ou publié dans des éditions épurées jusqu'au XXe siècle au Portugal.
  • La Pérégrination a fait l'objet d'une adaptation scénique dans un spectacle de marionnettes du Teatro de Formas Animadas, mis en scène et réalisé par Marcelo La Fontana, qui effectue des tournées dans toute l'Europe[19],[20].
  • La vie et l’œuvre de Fernão Mendes Pinto sont régulièrement l'objet d'études universitaires un peu partout dans le monde en histoire, en anthropologie, en géographie, en sociologie, en sémantique et en littérature[21],[3][5].
  • La Pérégrination a été qualifiée de « Livre de l’Éblouissement » par les conservateurs de la Bibliothèque Générale de l'université de Coimbra. À l'instar de Don Quichotte, ce chef-d’œuvre singulier est considéré par beaucoup comme « le plus prodigieux banquet de fantaisie de la littérature portugaise »[5].
  • En mars 2015, le cinéaste portugais João Botelho affirme préparer une adaptation cinématographique de la Pérégrination, qu'il espère avoir achevée avant 2018, et qu'il souhaite filmer sous forme d'un voyage fabulé et fabuleux « dans le monde entier », faisant le lien avec « le Japon, avec la Chine, avec Macao »[22],[23].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b D'après l'historien de la littérature António José Saraiva, et le chercheur en littérature et en linguistique Óscar Lopes.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Peregrinação, de Fernão Mendes Pinto, Publicação Europa-América, 1996.
  3. a et b (en) Catarina Fouto (King’s College London), « Revisiting Baroque Poetics in Fernão Mendes Pinto’s Peregrinação: The Hermeneutics of Worldview », ellipsis, The American Portuguese Studies Association, no 12 (2014),‎ , p. 65-89 (lire en ligne)
  4. 18 éditions en 6 langues dès le XVIIe siècle, plus de 167 éditions jusqu'à nos jours.
  5. a, b, c et d (pt) « A Peregrinação de Fernão Mendes Pinto: “O Livro do Deslumbramento” », sur www.uc.pt - Université de Coimbra,‎ 11-01-2015, 16:27 (consulté le 1 juillet 2015)
  6. a, b et c Sanjay Subrahmanyam, L'Empire portugais d'Asie 1500-1700. : Histoire économique et politique, Paris, Maisonneuve et Larose,‎
  7. Un certain nombre de mots d'origine malaise, japonaise ou chinoise ont été lusitanisés et sont passés dans la langue portugaise sous la plume de Fernão Mendes Pinto.
  8. a et b (pt) « Visitar - Monumento a Fernão Mendes Pinto (escultura) », sur http://www.m-almada.pt (consulté le 30 juin 2015)
  9. « 2 € Portugal 2011 - Fernao Mendes Pinto », sur www.lamonnaiedelapiece.com (consulté le 1 juillet 2015)
  10. (en) « Airbus A340 - MSN 41 - CS-TOA - Opérateur TAP Air Portugal (Named Fernão Mendes Pinto) », sur www.airfleets.fr (consulté le 1 juillet 2015)
  11. « %22Rua Fern%C3%A3o Mendes Pinto%22 - Recherche Google », sur www.google.fr (consulté le 30 juin 2015)
  12. a, b et c (pt) Francisco de Sousa ((S.I.)), Oriente conquistado a Jesu Christo pelos padres da Companhia de Jesus da Provincia de Goa: segunda parte, na qual se contèm o que se obrou desdo anno de 1564 atè o anno de 1585, Volume 2, Na officina de Valentim da Costa Deslandes,‎ , 620 pages p. (lire en ligne)
  13. Pérégrination : récit de voyage, de Fernão Mendes Pinto, traduit du portugais et présenté par Robert Viale. - Paris : La Différence, 2002. - 987 p. ; 17 cm. - (Minos, 13).
  14. Agora brevemente lhe contarei o que depois passámos, não lhe escrevendo, todavia, o que passámos de cem partes uma, pois que para escrever tudo era necessário que o mar fosse tinta e o céu papel.
  15. (pt) Isabel Osório da Costa - Área de Impressos, « Peregrinação », sur http://purl.pt - Biblioteca Nacional de Portugal (consulté le 1 juillet 2015)
  16. Peregrinação", Fernão Mendes Pinto (lire en ligne)
  17. Peregrinação (lire en ligne)
  18. Peregrinação (lire en ligne)
  19. Marcelo La Fontana Peregrinação (lire en ligne)
  20. (pt) Inês Nadais, « Fernão Mendes Pinto, o irredutível português », Público,‎ (lire en ligne)
  21. (en) István Rákóczi (ELTE University, Budapest, and researcher at the Centro de História do Além - Mar, Lisbon), « Resenha critica de Fernão Mendes - Alves, Jorge Santos. Fernão Mendes Pinto and the “Peregrinação” », e-JPH, Portuguese Brazilian Studies, no Vol. 10, number 1, Summer 2012,‎ (lire en ligne)
  22. (pt) « João Botelho prepara filme inspirado na "Peregrinação" de Fernão Mendes Pinto », sur http://www.sapo.pt,‎ 26 de março de 2015, às 16:02 (consulté le 1 juillet 2015)
  23. (pt) « João Botelho prepara filme inspirado na "Peregrinação" de Fernão Mendes Pinto », sur http://www.cmjornal.xl.pt (consulté le 1 juillet 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernão Mendes Pinto, Peregrinação, en 2 volumes, Publicação Europa-América, 1996.
  • Pérégrination : récit de voyage, de Fernão Mendes Pinto, traduit du portugais et présenté par Robert Viale. - Paris : La Différence, 2002. - 987 p. ; 17 cm. - (Minos, 13). (ISBN 2-7291-1430-0)
  • Dicionário bibliográfico português, de Innocencio Francisco da Silva, Lisbonne, 1987.
  • A. J. Saraiva, Óscar Lopes, História da Literatura Portuguesa, Porto Editora, 2010, (ISBN 978-972-0-30170-3)
  • Catarina Fouto (King’s College London), « Revisiting Baroque Poetics in Fernão Mendes Pinto’s Peregrinação: The Hermeneutics of Worldview », Ellipsis, The American Portuguese Studies Association, no 12 (2014), 2014, p. 65-89.
  • Sanjay Subrahmanyam, L'Empire portugais d'Asie 1500-1700 : Histoire économique et politique, Paris, Maisonneuve et Larose, 1999.
  • István Rákóczi (ELTE University, Budapest, and researcher at the Centro de História do Além - Mar, Lisbon), « Resenha critica de Fernão Mendes - Alves, Jorge Santos. Fernão Mendes Pinto and the “Peregrinação” », e-JPH, no Vol. 10, number 1, Summer 2012, Portuguese Brazilian Studies, été 2012
  • Faria, Francisco Leite de - As muitas edições da "Peregrinação" de Fernão Mendes Pinto. Lisboa : Academia Portuguesa de História, 1992 (Subsídios para a História Portuguesa ; 24)
  • Albuquerque, Luís de - Dicionário de História dos Descobrimentos Portugueses. Lisboa : Caminho, 1994.- 2 vol. (ISBN 972-21-0925-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]