Château d'Apremont (Cher)

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Château d'Apremont-sur-Allier
Apremont sur Allier.jpg
Ici : Le logis, l'aile principale, une partie de l'enceinte et l'une des tours du Château d'Apremont, à Apremont-sur-Allier.
Présentation
Type
Destination initiale
Destination actuelle
Demeure privée
Style
Architecte
Construction
2e moitié du XVe siècle
1re moitié du XVIIe siècle
1re moitié du XIXe siècle
1re moitié du XXe siècle.
Commanditaire
Propriétaire
Statut patrimonial
Site web
Château d'agglomération secondaire
Localisation
Pays
Région historique
Département
Commune
Adresse
Parc floralVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Le Château d'Apremont, ici : une vue de l'ancienne résidence seigneuriale en bordure des rives de l'Allier, rivière traversant la commune d'Apremont-sur-Allier.
Le Château d'Apremont[Note 2]

Le Château d'Apremont est localisé sur les terres de la commune d'Apremont-sur-Allier, dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire. Par ailleurs, l'ancienne résidence seigneuriale, de par son emplacement en léger surplomb, occupe une position dominante sur les rives de l'Allier[3].

Au milieu du Moyen Âge, en lieu et place de l'actuel château, s'élevait précédemment une place forte qui contrôlait l'unique route proche de l'axe fluvial formé par l'Allier[3]. Au cours de la guerre civile qui oppose les Armagnacs et les Bourguignons (à la fin du XIVe début du XVe siècle[Note 3], cette première forteresse subit une destruction complète[3]. Postérieurement à ce conflit civil, entre 1450 et 1500, la demeure seigneuriale Apremontoise est entièrement reconstruite pour devenir l'actuel Château d'Apremont[3],[Note 4],[4].

C'est probablement au cours de ces travaux, effectués pendant la deuxième moitié du XVe siècle, en 1477[4], que l'enceinte du fort est remaniée[3],[4]. Cette dernière se pare dès lors de 5 tours fortifiées, dont la tour dite « du Bourg » et la celle dite « de la Chappelle »[3]. Entre chacune d'entre elles sont déployés des remparts sous la forme de courtines[3].

Au commencement du XVIIe siècle, le logis seigneurial fait l'objet d'une surélévation le dotant ainsi d'un étage supplémentaire[3]. En outre, pendant cette même campagne de travaux, le corps de logis est également pourvu de nouvelles baies afin d'y accueillir d'autres huisseries[3].

Au siècle suivant, l'une des ailes du corps de bâtiment est réaménagée pour faire office d'atelier royal de verrerie [3]. La fondation de cet atelier est attribuée au milieu du XVIIIe siècle (en 1752)[3].

Pendant la première moitié du XIXe siècle, l'ancienne résidence seigneuriale bénéficie d'une importante restauration[3]. Des écuries sont alors construites en lieu et place de la verrerie royale[3]. L'élément d'enceinte qui raccorde la « tour du Bourg » avec celle « de la chapelle » est quant à lui détruit[3].

Entre 1934 et 1942, le Château apremontois fait l'objet d'une reconstruction[3]. Cette rénovation est supervisée et financée par l'industriel Eugène Schneider[3]. Cette opération est par ailleurs effectuée sous le patronage du décorateur De Galéa[3]. Les travaux réalisés pendant cette première moitié du XXe siècle dotent le Château d'Apremont d'un style architectural néo-gothique[3].

Le Château d'Apremont, ainsi que les écuries qui lui sont attenantes, bénéficient d'une inscription sur la liste de monuments historiques de France par arrêté du [3].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Guerche-sur-l'Aubois Cuffy Gimouille Rose des vents
N Saincaize-Meauce
O    Apremont-sur-Allier    E
S
La Chapelle-Hugon Neuvy-le-Barrois Mars-sur-Allier

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de ses différentes phases de construction, certaines parties de la demeure seigneuriale ont probablement été réalisées au moyen d'une pierre à caractère calcaire et de couleur jaunâtre[5],[6],[7]. Ce type de matériau, essentiellement exploité au cours des XVIIe et XVIIIe siècle, est issu des carrières de la ville d'Apremont-sur-Allier[5],[6],[7]. Les blocs de pierre, qui pourvoyait une vaste région englobant les territoires situés à proximité du bassin de la Loire, étaient alors acheminés par voie navigable en suivant le cours de l'Allier, puis celui de la Loire (pour les autres édifices) grâce à des embarcations à fond plat[5],[6],[7].

Description[modifier | modifier le code]

Corps de logis[modifier | modifier le code]

Enceinte[modifier | modifier le code]

Courtines[modifier | modifier le code]

Tours[modifier | modifier le code]

Écuries[modifier | modifier le code]

Le parc et les jardins[modifier | modifier le code]

Mise en valeur du monument[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En plus d'être de posséder le statut de seigneur d'Apremont, Philibert de Boutillat remplissait les fonctions, vers au Bas Moyen Âge (XVe siècle), de bailli de Nevers et de trésorier du Royaume de France[1].
  2. Ici : une vue de l'ancienne résidence seigneuriale en bordure des rives de l'Allier, rivière traversant la commune d'Apremont-sur-Allier.
  3. C'est-à-dire au sein du contexte historique de la guerre de cent ans.
  4. Cette campagne de reconstruction est commanditée par le seigneur Philippe Boutillat alors chargé du baillage de la cité médiévale de Nevers[4]

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. De Barante, Histoire des ducs de Bourgogne de la Maison de Valois 1364-1477, vol. 2, Société Typographique Belge, , 779 p. (lire en ligne), page 580, note 2.
  2. « Château d'Apremont-sur-Allier », notice no PA00096630, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s « Notice Mérimée : Château d'Apremont-sur-Allier », sur Base Mérimée, (consulté le 23 novembre 2016).
  4. a b c et d Jean-Bernard de Vaivre, « Un primitif tiré de l'oubli : le panneau de Philippe Pot de Notre-Dame de Dijon (note d'information). », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 149e année, no 2,‎ , page 822 ; note 37 (DOI 10.3406/crai.2005.22898, lire en ligne, consulté le 23 novembre 2016).
  5. a b et c Sylviane Albertan-Coppola (dir.), Antony McKenna (dir.) et al., « Françoise de Person : Bateliers sur la Loire 17e-18e siècles., 2001. », dans Sylviane Albertan-Coppola (dir.), Antony McKenna (dir.) et al., Christianisme et Lumières, vol. 34, Dix-huitième Siècle, (lire en ligne), page 609.
  6. a b et c Franck Tournadre, « Châteauneuf-sur-Loire : Découvertes inédites sur la grande salle du château. », Bulletin Monumental, vol. tome 168, no 4,‎ , pages 377 et 378 ; note 29 (DOI 10.3406/bulmo.2010.7606, lire en ligne, consulté le 23 novembre 2016).
  7. a b et c Caroline Holmes et Odile Menegaux (trad. oui), « Le château d'Apremont : Apremont-sur-Allier », dans Caroline Holmes, Tim Knox (introduction) et Odile Menegaux (traduction), Folies et fantaisies architecturales d'Europe, Paris, Citadelles & Mazenod, (ISBN 978-2-85088-261-6), pages 218 à 221.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif - DIREN (Direction Régionale de l'Environnement), « Apremont-sur-Allier : Le Château et le village », dans Direction Régionale de l'Environnement, Atlas des sites du département du Cher., Centre du développement durable, , 110 p. (lire en ligne [PDF]), pages 25 à 30.
  • Michel Balard (dir.), Jean-Philippe Genêt (dir.) et al., Des Barbares à la Renaissance, vol. 14/456/9, t. 20, Paris, Hachette, coll. « Initiation à l'Histoire », , 280 pages et 42 cartes p. (ISBN 978-2-010-06274-2).
  • Jacqueline Soyer, « Les fortifications circulaires isolées en France. », Annales de Normandie, vol. 15e année, no 3,‎ , pages 353-414 (DOI 10.3406/annor.1965.6731, lire en ligne, consulté le 16 novembre 2016).
  • Jacqueline Soyer, « Cadastres romains et terroirs circulaires. », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 10,‎ , pages 330 et 331 (DOI 10.3406/dha.1984.1631, lire en ligne, consulté le 16 novembre 2016).
  • Querrien Armelle, « Parcellaires antiques et médiévaux du Berry. », Journal des savants, no 2,‎ , pages 235 à 366. (DOI 10.3406/jds.1994.1580, lire en ligne, consulté le 16 novembre 2016).
  • J. N. Morellet, S. B. Barat et E. Bussière, Le Nivernois : Album historique et pittoresque, la bibliothèque de l'État de Bavière Zajol, (lire en ligne), pages 190 à 200.
  • Pierre De Cossé Brissac, Le Château d'en face, Grasset, , 240 p. (lire en ligne), pages.
  • Caroline Holmes et Odile Menegaux (trad. oui), « Le château d'Apremont : Apremont-sur-Allier », dans Caroline Holmes, Tim Knox (introduction) et Odile Menegaux (traduction), Folies et fantaisies architecturales d'Europe, Paris, Citadelles & Mazenod, (ISBN 978-2-85088-261-6), pages 218 à 221.
  • Monique De Saint Martin, « Une grande famille. », dans Monique De Saint Martin, Le capital social, vol. 31, Actes de la recherche en sciences sociales., (DOI 10.3406/arss.1980.2070, lire en ligne), pages 4 à 21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]