Eric Burdon

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Eric Burdon
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Eric Burdon sur scène en 1973.

Informations générales
Naissance (75 ans)
Newcastle upon Tyne, Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Musicien, guitariste, chanteur
Genre musical Rock 'n' roll, blues rock, folk rock
Instruments Voix
Années actives Depuis 1962
Labels SPV, Polydor, Universal Music Group, Sony BMG, MGM, One Way Records, Repertoire Records, Avenue, Rhino Entertainment, Line Records, Teldec, Flying Eye, Sanctuary, Columbia, EMI, Decca, Readymade Records, Lojinx[1]

Eric Victor Burdon, né le à Newcastle[2] dans le Northumberland, est un chanteur de blues rock et de rock britannique, qui a notamment chanté au sein des groupes The Animals et War.

Eric Burdon, installé en Californie depuis 1967, est apparu dans plusieurs films, le plus souvent dans son propre rôle. À l'instar de celles d'un autre musicien anglais, John Mayall, sa maison californienne a brûlé à la fin des années 1970, perdant, lui aussi, l'intégralité de ses archives et autres œuvres, musicales comme personnelles.

Biographie[modifier | modifier le code]

The Animals[modifier | modifier le code]

Eric Burdon (debout, au fond à gauche), et The Animals vers 1964.

Eric Burdon grandit au sein d'une famille ouvrière de Newcastle. Durant son adolescence, attiré par le mouvement des Angry Young Men, il refuse la voie tracée par ses parents et décide de s'inscrire dans une école d'arts plastiques[3]. C'est là qu'il rencontre le batteur de jazz John Steel avec lequel il forme les Pagan Jazzmen[4]. En 1962, l'organiste Alan Price, rejoint le duo autour duquel viennent se greffer le bassiste Chas Chandler et le guitariste Hilton Valentine. Ce groupe prend pour nom The Animals et sort son premier single Baby Let me Take You Home en mars 1964, suivi en juin par son plus gros succès, une reprise d'un traditionnel noir américain The House of the Rising Sun. Le morceau se classe premier en Angleterre pendant une semaine, puis trois semaines d'affilée aux États-Unis.

Après le départ de Price en mai 1965, il change de musiciens pour former les New Animals en 1967, puis rejoint le groupe américain War en 1969. En fin 1966, les autres membres, dont le claviériste Alan Price et le batteur John Steel, quittent le groupe[5],[6]. Burdon et le batteur Barry Jenkins reforment le groupe sous le nom d'Eric Burdon and the Animals. Cette incarnation psychédélique fait participer le futur membre de Family John Weider et est souvent surnommé Eric Burdon and the New Animals. Le claviériste Zoot Money se joint à eux en 1968 jusqu'à la séparation du groupe en 1969[7]. Les chansons à succès du groupe incluent la ballade San Franciscan Nights, la chanson grungeheavy metal When I Was Young, Monterey, l'hymne anti-guerre du Vietnam, Sky Pilot, White Houses, et la reprise progressive de Ring of Fire.

Burdon quitte le groupe en 1971 pour suivre une carrière solo. War continue sans lui. Burdon reconstituera momentanément les Animals en 1975 et 1983. En 1977, le groupe publie l'album Before We Were So Rudely Interrupted[8]. En mai 1983, the Animals se réunissent de nouveau et publient l'album Ark le 16 juin 1983, qui comprend les singles The Night et Love Is For All Time. Une tournée mondiale suit.

En 2016, Burdon réunit The Animals qui se compose de Johnzo West (guitare/chant), Davey Allen (clavier/chant), Dustin Koester (batterie/chant), Justin Andres (guitare basse/chant), Ruben Salinas (saxophone/flute), et Evan Mackey (trombone)[9].

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Burdon se lance en solo en 1971 avec The Eric Burdon Band, toujours dans un style musical orienté hard rockheavy metal–funk. En août 1971, il enregistre l'album Guilty! qui fait participer Jimmy Witherspoon, et Ike White du groupe San Quentin Prison. En 1973, le groupe joue au Reading Festival et traverse New York en 1974. En mai 1978, Burdon enregistre l'album Darkness Darkness au Roundwood House de County Laois, en Irlande, aux côtés du guitariste et chanteur Bobby Tench du groupe The Jeff Beck Group. L'album est finalement publié en 1980[10]. En janvier 1979, Burdon change de groupe pour une tournée à Hambourg, en Allemagne et aux Pays-Bas. Le 28 août 1982, The Eric Burdon Band, aux côtés de Red Young (clavier), joue au Rockpalast Open Air Concert de Lorelei, en Allemagne. Burdon tourne ensuite avec son projet solo de mars 1984 à mars 1985. En 1986, Burdon publie une autobiographie intitulée I Used To Be An Animal, But I'm Alright Now[11].

En mars 1979, il joue lors d'un concert à Cologne et change le nom de son groupe pour Eric Burdon's Fire Department[12] dont la formation se compose de Jackie Carter de Silver Convention, Bertram Engel du Udo Lindenberg's Panik Orchester, et de Jean-Jaques Kravetz. En milieu 1980, ils enregistrent l'album The Last Drive. Eric Burdon's Fire Department tourne en Europe avec cette formation, aux côtés de Paul Millins et Louisiana Red en Espagne et en Italie. Le groupe se sépare en décembre 1980. En avril 1981, Christine Buschmann commence la réalisation du film Comeback (1971) avec Burdon en vedette. Ils lancent un nouveau Eric Burdon Band, dont la formation se compose de Louisiana Red, Tony Braunagle, John Sterling et Snuffy Walden. Le groupe enregistre des chansons live à Los Angeles.

Le 13 avril 2004, il publie un album « comeback », My Secret Life, son premier album avec de nouvelles chansons depuis 16 ans. Après le décès de John Lee Hooker en 2001, Burdon écrit la chanson Can't Kill the Boogieman. Mi-2005, il sort un album en public : Athens Traffic et, au début de l'année 2006, il retourne aux sources du blues avec un nouvel album studio Soul of a Man. À 71 ans, Burdon enregistre un EP avec le groupe de garage originaire de Cincinnati, The Greenhornes intitulé Eric Burdon and the Greenhornes[13].

En 2013, Eric Burdon publie un nouvel album solo intitulé, Til Your River Runs Dry. Le single principal qui en est extrait est intitulé Water, et s'inspire d'une conversation qu'il a eue avec l'ancien premier ministre soviétique Mikhail Gorbachev[14].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1967 : Winds of Change
  • 1968 : The Twain Shall Meet
  • 1970 : Eric Burdon Declares War
  • 1971 : Black Man's Burdon
  • 1971 : Guilty!
  • 1974 : Sun Secrets
  • 1975 : Stop
  • 1977 : Survivor
  • 1980 : Darkness, Darkness
  • 1980 : The Last Drive
  • 1982 : The Comeback Soundtrack
  • 1983 : Ark
  • 1983 : Power Company
  • 1984 : Rip It to Shreds : The Greatest Hits Live
  • 1985 : That's Live
  • 1988 : Wicked Man
  • 1988 : I Used to Be an Animal
  • 1992 : Good Times
  • 1993 : Access All Areas
  • 1995 : Lost Within the Halls of Fame
  • The Official Live Bootleg (1998, 2000, 2001)
  • 2002 : Live In Seattle
  • 2004 : My Secret Life
  • 2005 : Athens Traffic (live)
  • 2006 : Soul of a Man
  • 2013 : Til Your River Turns Dry

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1964 : Get Yourself a College Girl
  • 1964 : Whole Lotta Shakin'
  • 1965 : Pop Gear
  • 1965 : The Dangerous Christmas of Red Riding Hood
  • 1967 : World Of The Animals
  • 1967 : The War
  • 1967 : It's a Bikini World
  • 1967 : Tonite Let's Make All Love in London
  • 1968 : All My Loving
  • 1968 : Monterey Pop
  • 1973 : Mirage (jamais tourné)
  • 1975 : Hu-Man
  • 1979 : 11th Victim
  • 1980 : Gibbi
  • 1982 : Comeback
  • 1991 : The Doors
  • 1999 : Snow on New Year's Eve
  • 2001 : Plaster Caster
  • 2001 : Screamin' Jay Hawkins: I Put a Spell on Me
  • 2003 : Fabulous Shiksa In Distress
  • 2003 : Yes, You Can Go Home
  • 2007 : The Blue Hour
  • 2008 : Nowhere Now: The Ballad of Joshua Tree
  • 2010 : Remembering Nigel

Œuvres écrites[modifier | modifier le code]

  • (en) I Used to Be an Animal, but I'm All Right Now. Faber and Faber, 1986. (ISBN 0-571-13492-0).
  • (en) Don't Let Me Be Misunderstood: A Memoir (avec deux coauteurs). Thunder's Mouth Press, 2001. (ISBN 1-56025-330-4).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Holly George-Warren (dir.) et Patricia Romanowski (dir.), The Rolling Stone Encyclopedia of Rock & Roll : Revised and Updated for the 21st Century, New York, Fireside (Simon & Schuster), , 3e éd. (1re éd. 1983), 1114 p. (ISBN 978-0-7432-0120-9 et 0-7432-0120-5)
  • (en) Jeff Kent, The Last Poet: The Story of Eric Burdon, Witan books,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « eric burdon & the greenhornes, the ep, buy the digital download or 12 inch vinyl ep », Lojinx.com,‎ (consulté le 25 août 2015).
  2. Rolling Stone Encyclopedia, p. 129
  3. Magazine Rock & Folk no 552, août 2013.
  4. Google books.
  5. (en) Johnson, Pete. "POPULAR RECORDS." Los Angeles Times 4 September 1966. ProQuest. Print.
  6. (en) Greenblatt, Mike. "The Beast in Burdon." Goldmine Fall 2013: 42-4. ProQuest. Print.
  7. (en) Johnson, Pete. One More Shift for the Animals. Los Angeles Times, 13 mai 1968. ProQuest. Print.
  8. (en) « Before We Were So Rudely Interrupted by The Animals », MTV,‎ (consulté le 25 août 2015).
  9. (en) « ericburdon », sur ericburdon.
  10. (en) « Darkness Darkness - Eric Burdon | Songs, Reviews, Credits, Awards », AllMusic (consulté le 24 avril 2014).
  11. (en) « '60s British Star Recalls Impact of Era's Music », latimes.
  12. (en) « Career Timeline », Ericburdon.com (consulté le 25 août 2015).
  13. (en) « Eric Burdon and the Greenhornes: Eric Burdon and the Greenhornes », sur Rolling Stone,‎ (consulté le 13 août 2016).
  14. (en) « Eric Burdon, "Til Your River Runs Dry" – Album Review », ultimateclassicrock.com,‎ (consulté le 24 avril 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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