Doggy bag

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Siu mei (en) cantonais dans un contenant en polystyrène expansé à emporter.

Un doggy bag est un terme anglais qui désigne l'emballage dans lequel le client d'un restaurant peut emporter les restes de son repas.

La traduction littérale de « sac à toutou » reflète le prétexte invoqué : ces restes serviront à nourrir le chien[1]. Cette pratique est assez fréquente dans les restaurants, notamment italiens et asiatiques, qui combinent consommation sur place et vente à emporter. Depuis les années 2010, cette pratique s’inscrit de plus en plus dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire[1].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le doggy bag, conséquence indirecte des privations de la guerre, était courant aussi en Israël dès l'arrivée des premiers rescapés de la Shoah[2].

Utilisation dans le monde[modifier | modifier le code]

Khanom khrok (en), des beignets thaïlandais composés d'œufs et de noix de coco, dans un contenant en polystyrène expansé à emporter.

Australie[modifier | modifier le code]

En Australie, la loi interdit aux restaurants de distribuer des sacs pour récupérer les restes de table, car cette pratique présente des risques sanitaires si les aliments ne sont pas conservés à la température appropriée[3].

Chine[modifier | modifier le code]

En Chine, le gaspillage de nourriture est tel que plus de 12 000 restaurants du Jinan, capitale de la province du Shandong, ont placé des cartes sur la table, rappelant aux clients de ne commander que ce qu'ils peuvent manger ou d'emporter les restes[4].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Cette pratique est très commune aux États-Unis[1] où, par exemple, 80 % des clients de la chaîne The Cheesecake Factory repartiraient avec les restes de leur repas[5].

Europe[modifier | modifier le code]

En Europe, elle est acceptée dans quelques restaurants signalés dans les guides touristiques, comme le Petit Futé[6],[7],[8].

France[modifier | modifier le code]

En France, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, la principale organisation patronale de la restauration, annonce le avoir signé un accord avec la start-up TakeAway[9] pour promouvoir l'usage du doggy bag en France, afin de lutter contre le gaspillage alimentaire[10]. Peu ancré dans la culture française[1], le doggy-bag n'est pas obligatoire mais seulement recommandé[11].

La pratique a du mal à s'imposer en France mais se démocratise quelque peu depuis les années 2010, le doggy bag pouvant être demandé, et accepté, auprès des restaurants les plus prestigieux, voire dans certains restaurants étoilés[1]. La plupart du temps, son appellation varie : « gourmet bag », « box anti-gaspi » ou bien « outil de take away »[1]. Selon Denis Courtiade, directeur de salle du restaurant Alain Ducasse au Plaza Athénée, cette pratique « ne fait pas partie de notre culture »[1]. « Aux États-Unis, en Asie ou même au Moyen-Orient, les portions sont généreuses et les plats conviviaux, quand en France, les assiettes sont généralement moins fournies et travaillées de façon plus individuelles (...) De plus, dans de nombreuses familles, on apprend très tôt aux enfants à finir leurs assiettes »[1].

Contrairement à une idée reçue, la loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire[12] n'ordonne pas aux restaurateurs de proposer systématiquement un doggy bag à leurs clients. Le texte les enjoint à réviser leur politique de tri sélectif et l'utilisation des invendus. Si la loi « recommande fortement » de proposer ce service, elle ne les y oblige cependant pas[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Est-ce bien raisonnable de demander un "doggy bag" dans un restaurant étoilé ? », Anne-Laure Mignon, Le Figaro.fr, 18 juillet 2017.
  2. Josy Adida-Goldberg, Les deux pères, Éditions L'Harmattan, 2008, p. 234 (ISBN 2296038212), (ISBN 9782296038219) (Google Livres)
  3. (en) « A Malaysian in France », (consulté le 9 novembre 2008)
  4. 60 milliards de nourriture gaspillée tous les ans
  5. Psychomédia
  6. Alexander Knetig, Camille Acket, Nicolas Maréchal & Aline Van Meenen, Le Petit Futé Berlin, Paris, 2008, p. 143 (Google Livres)
  7. Jean-Paul Labourdette & Dominique Auzias, Le Petit Futé Marseille, Paris, 2010, p. 105 (Google Livres)
  8. Cécile Dupuy, Gauvain Peleau-Barreyre & Aude Richard, Le Petit Futé Gironde, Paris, 2010, p. 93 (Google Livres)
  9. « "Doggy Bag" & "Wine Bag" à la Française », sur Takeaway-group.com (consulté le 5 août 2015)
  10. « Le principal syndicat hôtelier veut promouvoir le "doggy-bag" », L'Express.fr avec AFP, 24 juin 2014.
  11. http://testavis.fr/doggy-bag/
  12. « LOI n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire (1) », Légifrance.fr (consulté le 18 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alex P. de Rieux, Dictionnaire des idiomes anglais et américains, Édition Publibook, p. 124.
  • Roy Fuller, Les expressions animalières en anglais, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2000, p. 48-49.
  • New York Week-end, Les Guides Verts Michelin, 2009, 143 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]