Bouteille en plastique

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Une bouteille en plastique est un emballage destiné à contenir, protéger et transporter des liquides. Le plastique offre une très grande commodité d'élaboration (fabrication de la bouteille dans l'usine d'embouteillage, pas de transport de bouteille vide comme pour le verre) et son poids, jusqu'à dix fois plus faible que le verre, réduit énormément le rejet de CO2 dans le transport des liquides.

Les premières bouteilles en plastique sont apparues dans les années 1960, elles étaient en PVC et utilisées pour les produits alimentaires et ménagers.
Elles sont fabriquées par le procédé de moulage par soufflage. Elles nécessite un quart de leur volume en pétrole pour être produites, distribuées, puis recyclées [réf. nécessaire].

Processus d'injection, puis soufflage de la paraison obtenue.

Le premier brevet français de la bouteille en plastique a été déposé le 13 mars 1963 par la société Elco-Lesieur.

Le plastique est néfaste pour l'environnement et dangereux pour la faune marine. S'il est jeté dans la nature, il finit dans les océans où il va se fragmenter et alimenter les vortex de déchets rencontrés dans tous les océans de la planète. De façon plus écologique de nouvelles bouteilles en bio plastique sont maintenant fabriquées par quelques industriels.

Polymères utilisés[modifier | modifier le code]

PVC[modifier | modifier le code]

Code du PVC. Le PVC ou polychlorure de vinyle, sous sa forme rigide (non plastifié), était utilisé depuis la fin des années 1960 jusque dans les années 1990, mais son radical chlore se transforme lors de la combustion en acide chlorhydrique. Ces vapeurs sont toxiques et, en raison de la médiocre filtration des fumées d'incinération de l'époque, furent à l'origine des pluies acides qui ont détérioré certaines forêts. Le PVC a été remplacé par le PET, pour les bouteilles d'eau potable.

Il ne faut pas confondre le PVC rigide des bouteilles avec le PVC souple qui est susceptible de libérer certains éléments plastifiants qui lui ont été ajoutés :

Les bouteilles en PVC sont élaborées par extrusion-soufflage.

PEHD[modifier | modifier le code]

Code du PEHD. Le PEHD, ou HDPE, polyéthylène haute densité : bouteilles semi-rigides, opaques, utilisées pour les bouteilles de lait et les flacons de produits liquides d'entretien.

Les bouteilles en PEHD sont élaborées par extrusion-soufflage.

PET[modifier | modifier le code]

Paraison en PET.

Code du PET.

Article connexe : EcoARK.

Le PET, ou polytéréphtalate d'éthylène, abrégé aussi en PETE, est le matériau le plus utilisé pour les bouteilles d'eau gazeuse. Apparu en 1992, le PET a remplacé le PVC à la fin des années 1990, pour les bouteilles d'eau, réduisant d'un tiers le poids des bouteilles (30 g pour une bouteille de 1,5 L en PET, contre 50 g pour une bouteille en PVC de même capacité).

Les bouteilles en PET sont élaborées par injection-soufflage qui part d’une paraison réalisée par moulage par injection.

Le PET fait suffisamment barrière aux gaz pour conditionner l'eau gazeuse.

Les bouteilles en PET sont susceptibles de relarguer des traces de trioxyde d’antimoine, utilisé comme catalyseur lors de la polymérisation du polyéthylène haute densité (PEHD). Toutefois, les valeurs maximales mesurées sont de l'ordre de 0,5 μg·L-1, soit dix fois moins que la norme européenne qui est de 5 μg·L-1 d'antimoine[1].

PC[modifier | modifier le code]

Le PC ou polycarbonate est, à la différence des matériaux précédents, stérilisable comme le verre. Cette qualité comme son prix le destinent à un usage de bouteilles réutilisables. C'est le matériau de prédilection des biberons. Pour l'emballage du lait, on le rencontre en Allemagne et en Autriche, les bouteilles sont alors consignées. Elles sont absolument incassables, ce qui est très apprécié de la grande distribution (moins de risque, moins de perte). Il faut cependant signaler la présomption de toxicité du BPA, un constituant du polycarbonate, résidu de sa polymérisation. Voir « Risque du plastique BPA » dans l'article sur le biberon.

PP[modifier | modifier le code]

Le PP ou polypropylène, commence à apparaître dans l'élaboration des bouteilles.

PLA[modifier | modifier le code]

Le PLA ou acide polylactique est annoncé comme la réponse verte à l'envahissement des bouteilles PET. Certaines marques (Biota Brands aux États-Unis, en faillite, ou Vegetal & Mineral Water en Champagne) ont opté pour ce matériau compostable. Mais le compostage, qui réduit effectivement le volume de déchets enfouis ou incinérés, est parfois considéré comme peu adapté. Les bouteilles qui échappent au compostage risquent de perturber la chaîne de recyclage faute de les distinguer du PET ; cette distinction nécessiterait des investissements dans des techniques existantes de la part de l'industrie du recyclage. La biodégradation d’un bioplastique en milieu anaérobie génère du méthane, un puissant gaz à effet de serre (près de 23 fois plus que le CO2) ; il faut donc comparer ce bilan (plastique produit avec des plantes puis composté) avec celui des plastiques produits avec des ressources fossiles puis enfouis ou incinérés. Une autre solution de fin de vie des produits en PLA est le procédé de recyclage Loopla de la société Galactic ; il permet de retransformer les matériaux à base de PLA en acide lactique en éliminant les autres composants ; ce système est bien sûr particulièrement adapté aux collectes spécifiques, par exemple lors de grandes manifestations où seuls des bouteilles et gobelets en PLA sont utilisés. C'est un procédé de recyclage chimique.

Économie[modifier | modifier le code]

La production mondiale en 2008 a atteint environ 200 milliards de bouteilles en PET, la consommation étant de 50 milliards aux États-Unis en 2006[2], dont 75 % ne sont pas recyclées[3]. Pourtant, des pays comme la Suisse frôlent les 100 % de recyclage des bouteilles plastiques. La France se situe aux alentours de 45 %, ce taux progresse régulièrement. Le recyclage du « PET bouteille » permet de fabriquer du PET fibre (le « polyester ») pour couettes et anoraks. Depuis 2009, quelques procédés sont homologués en UE pour refaire des bouteilles pour boissons à partir de bouteilles usagées.

En 2015, aux États-Unis, quatorze parcs nationaux, plusieurs dizaines d'écoles et universités[4] et la ville de Concord (Massachusetts)[5] ont interdit les bouteilles d'eau en plastique et la ville de San Francisco en interdit la vente dans l'espace public[6].

Alternatives aux bouteilles en plastique[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Picot, « L'Antimoine, un vieux toxique toujours méconnu » [PDF], atctoxicologie (consulté le 11 janvier 2013).
  2. (en) « BOTTLED WATER FACTS », sur https://www.banthebottle.net/ (consulté le 25 mars 2016).
  3. (en) Emily Arnold et Janet Larsen, « Bottled Water: Pouring Resources Down the Drain », Earth Policy Institute,‎ (consulté le 11 janvier 2013).
  4. (en) « Map of Campaigns », sur https://www.banthebottle.net/ (consulté le 25 mars 2016).
  5. « Bouteilles d’eau en plastiques interdites dans le Massachussetts », sur http://www.consoglobe.com/,‎ (consulté le 14 mars 2016).
  6. Sandra Besson, « San Francisco interdit les bouteilles d’eau en plastique », sur http://www.actualites-news-environnement.com,‎ (consulté le 17 mars 2016).

Articles connexes[modifier | modifier le code]