Affaire Schuller-Maréchal

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L'Affaire Schuller-Maréchal est une affaire politico-financière en marge de l'affaire des fausses factures des HLM de Paris et de l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, concernant le financement occulte du RPR qui s'est déroulée en France à partir de décembre 1994[1].

Didier Schuller, conseiller général RPR des Hauts-de-Seine du canton de Clichy, directeur général de l'office HLM du département est directement concerné par l'enquête du juge Halphen.

Le 20 décembre 1994[1], le docteur Jean-Pierre Maréchal, beau-père du juge anti-corruption Éric Halphen, est mis en examen pour trafic d'influence et extorsion de fonds. Il est accusé d’avoir voulu soutirer une importante somme d’argent au conseiller général des Hauts-de-Seine, Didier Schuller, menacé par l'enquête, pour solliciter la clémence de son gendre.

Selon Jean-Pierre Maréchal et Didier Schuller[2], cette affaire aurait été entièrement montée par Charles Pasqua et le RPR du 92, pour faire dessaisir le juge Halphen[3],[4].

À la demande du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), saisi par le président François Mitterrand, le juge Éric Halphen est dessaisi du volet Hauts-de-Seine de l'affaire des HLM de Paris, confié aux juges Philippe Vandingenen et Serge Portelli. Il en conserve cependant le volet parisien.

Le 27 février 1996, la chambre criminelle de la Cour de cassation, confirmant intégralement une décision de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris en date du 8 février 1995, a déclaré nulle la procédure qui avait été suivie contre le docteur Jean-Pierre Maréchal. La chambre criminelle a allégué d'une part la nullité des écoutes effectuées par des officiers de police judiciaire sans l'autorisation d'un juge et d'autre part le fait que la procédure lancée contre Maréchal était fondée sur une machination, les faits mis à sa charge ayant été favorisée par les instances qui menaient la procédure[5].

En juin 1995, un mandat d'arrêt international est émis à l'encontre de Didier Schuller. En 1997 il est repéré aux Bahamas, et en 2002 en République dominicaine. Il revient en France le 5 février 2002[6].

Dans le livre Les Frères invisibles, les journalistes Renaud Lecadre et Ghislaine Ottenheimer déclarent que Schuller et Maréchal étaient tous deux membres de la franc-maçonnerie.

Le docteur Jean-Pierre Maréchal est décédé le , à l'âge de 81 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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