Porfirio Rubirosa

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Porfirio Rubirosa
Porfirio Rubirosa.jpg

Porfirio Rubirosa avec sa dernière femme, Odile Rodin.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoints

Porfirio Rubirosa Ariza, né le en République dominicaine, est un diplomate dominicain et un playboy de l'entre-deux-guerres et de l'après-guerre. Il est mort à Paris, le , dans un accident d'automobile au bois de Boulogne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Son père, un général devenu diplomate, dirige de 1915 à 1926 la délégation diplomatique dominicaine à Paris, puis à Londres. Très vite, Porfirio Rubirosa, séduisant et avantageux, s'initie aux vertiges de la « vie parisienne », plus passionné par le sport et la musique que par les études, auxquelles il renonce à 19 ans. Privé de subsides familiaux, il rejoint sa famille à Saint-Domingue, où son père a été rappelé mais, lui, continue de mener une vie de festivités. En 1930, son père tombe malade et il s'installe auprès de lui tout en donnant des cours de français.

Après la mort du général, Porfirio Rubirosa reprend ses études à la faculté de droit de Saint-Domingue puis il rencontre le dictateur qui dirige l'île, le général Trujillo. Il devient membre de sa garde personnelle et il est bientôt détaché à Paris auprès de la fille du dictateur, Flor, avec laquelle il noue une idylle et qu'il épouse, après quelques péripéties, en 1932.

Le séducteur[modifier | modifier le code]

Porfirio Rubirosa se révèle un séducteur hors pair[1]. Il est de plus en plus ardent, inépuisable et courtisé, ce qui a le don d'irriter la famille du dictateur. Le général Trujillo l'expédie en Allemagne en 1936 puis le renvoie à Paris. Flor et Porfirio Rubirosa divorcent néanmoins en 1938.

Il est ensuite nommé en Belgique avant de revenir en France, à Vichy avec sa délégation, où il épouse l'actrice Danielle Darrieux en 1942. Il est interné à Baden-Baden quand la République dominicaine rejoint le camp des Alliés. Danielle Darrieux le rejoint en Allemagne sous prétexte d'une tournée avec d'autres acteurs français[2]. Cinq années plus tard, il divorce à nouveau pour épouser Doris Duke, journaliste américaine et millionnaire, qui lui ouvre les voies de la jet set. Leur mariage ne durera qu'une année. Mais certaines des plus belles femmes du monde passent dans ses bras selon les rumeurs : Patricia Kennedy (future épouse de Peter Lawford), Marilyn Monroe, Ava Gardner, Rita Hayworth, Kim Novak, Dolores del Río, Veronica Lake, Hélène Rochas et Zsa Zsa Gábor[3], avec laquelle il a une plus longue liaison.

En 1953, il épouse Barbara Hutton, héritière millionnaire des magasins créés par Frank Woolworth, au consulat dominicain de New York, pour un mariage qui durera trois mois. Il se remarie en 1956 avec l'actrice Odile Rodin et dès lors, sa vie conjugale sera plus calme. Installé dans un hôtel particulier du 7e arrondissement à Paris (qui sera racheté par le ministère de l'Éducation nationale [4]) il s'adonne à ses passions : le polo et les courses automobiles jusqu'à sa mort en 1965 dans un accident automobile au bois de Boulogne.

Il est évoqué dans le 287e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens, ainsi que dans de nombreux paragraphes de Manouche, récit, Éd. Flammarion, 1972, de Roger Peyrefitte.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francis Dorléans, Snob Society, éditions Flammarion, 2009, 475 p.
  2. Romain Jubert, « Porfirio Rubirosa : A la force du poivre », Jésus, no 1,‎ , p. 150-155
  3. Loïc Sellin et Denis Taranto, « L'éternelle amoureuse », Vanity Fair no 37, juillet 2016, pages 78-87.
  4. Fabien Oppermann, L'hôtel de Rochechouart, Sceren-CNDP, , p. 64-65

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]