Cornillon-sur-l'Oule

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Cornillon-sur-l'Oule
Cornillon-sur-l'Oule
Vue sur le village.
Blason de Cornillon-sur-l'Oule
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Denis Conil
2020-2026
Code postal 26510
Code commune 26105
Démographie
Gentilé Cornillonais, Cornillonaises
Population
municipale
72 hab. (2019 en diminution de 2,7 % par rapport à 2013)
Densité 4,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 34″ nord, 5° 22′ 07″ est
Altitude Min. 470 m
Max. 1 223 m
Superficie 14,55 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nyons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Rémuzat (avant mars 2015)

Localisation
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Cornillon-sur-l'Oule
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Cornillon-sur-l'Oule
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Cornillon-sur-l'Oule
Liens
Site web https://www.cornillonsurloule.fr

Cornillon-sur-l'Oule est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cornillon-sur-l'Oule est situé à 33 km au nord-est de Nyons.

Rose des vents Arnayon La Motte-Chalancon Rottier Rose des vents
Villeperdrix N Cornillac
O    Cornillon-sur-l'Oule    E
S
Saint-May Rémuzat Cornillac

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Oule, ainsi que par l'un de ses affluents, le torrent l'Arnayon.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route départementale RD 61, entre Rémuzat, au sud, et La Motte-Chalancon, au nord.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cornillon-sur-l'Oule est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nyons dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,7 %), zones agricoles hétérogènes (18,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[7] :

  • 1135 : mention de l'église Saint-Martin : ecclesia Sancti Martini de Cornelio (cartulaire de Saint-Victor, 844).
  • 1169 : mention de l'église Saint-Martin : ecclesia Sancti Martini de Cornillon (cartulaire de Saint-Victor, 848).
  • 1180 : mention de l'église : ecclesia de Cornilione (cartulaire de Saint-Victor, 870).
  • 1183 : mention de l'église : ecclesia de Cornillione (Masures de l'Île-Barbe, 116).
  • 1251 : castrum de Cornillon (cartulaire de l'Île-Barbe).
  • 1252 : castrum de Cornillionis (cartulaire de l'Île-Barbe).
  • 1268 : castrum de Curnillione (Inventaire des dauphins, 238).
  • 1269 : Curnillon (Inventaire des dauphins, 218).
  • 1276 : Cornilhone (archives de Colonzelle).
  • 1302 : castrum Curnillionis in valle Olle (cartulaire des dauphins, 220).
  • 1302 : castrum Cornilionis vallis Olle (cartulaire des dauphins, 321).
  • 1516 : mention du prieuré : prioratus de Cornillone et de Cornilhaco (pouillé de Gap).
  • 1891 : Cornillon, commune du canton de Remuzat.

Non daté[réf. nécessaire] : Cornillon-sur-l'Oule.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

  • Ier siècle : stèles romaines (encastrées dans les murs de l'église)[8].
  • Nécropole paléo-chrétienne[8].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[7] :

  • Fief des barons de Mévouillon et arrière-fief des abbés de l'Île-Barbe.
  • 1261 : les comtes de Provence acquièrent les droits de suzeraineté.
  • 1268 : possession des Isoard de Chalancon.
  • (non daté) : possession des Rosans.
  • Vers 1279 : possession des Alleman.
  • 1310 : possession des Plaisians.
  • 1321 : acquise par les dauphins.
  • (non daté) : acquise par les Baux, à qui la reine Jeanne inféode Cornillon et les autres terres de la vallée de l'Oulle.
  • 1348 : passe (par héritage) aux Agout.
  • (non daté) : passe aux Mévouillon de Barret.
  • (non daté) : passe (par mariage) aux Grolée-Bressieu.
  • Vers 1611 : acquise par les La Tour-Gouvernet.
  • (non daté) : passe aux Faure-Chypre.
  • 1277 : vendue aux Sibeut de Saint-Ferréol, derniers seigneurs.

1709 (démographie) : 220 habitants[7].

Avant 1790, Cornillon était une communauté du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix, sénéchaussée, viguerie et recette de Sisteron.
Cette communauté qui, annexée à la Provence en 1261, fut ensuite comprise parmi les terres adjacentes jusqu'à la création de la sénéchaussée de Sisteron en 1635, formait une paroisse du diocèse de Gap. Son église, longtemps dédiée à saint Martin, et ensuite à saint Michel, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoit qui, dépendant premièrement de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille et, dès 1183, de celle de l'Île-Barbe, était en dernier lieu un bénéfice de nomination royale, dont le titulaire avait droit aux dîmes des paroisses de Cornillon et de Cornillac[7].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Cette commune fait partie du canton de Remuzat depuis 1790[7].

1799 (démographie) : 278 habitants[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Bertrand PS  
mars 2008 mars 2014 Roger Laurent    
2014 2020 Thierry Girouin (sans étiquette) agriculteur
2020 En cours
(au 16 novembre 2020)
Denis Conil[9]   entrepreneur retraité

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2019, la commune comptait 72 habitants[Note 3], en diminution de 2,7 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278195284340326317290301282
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
251251258213237250236201219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
211205210175173134121104107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
968680756865696974
2015 2019 - - - - - - -
6972-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : deuxième dimanche de septembre[8].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (ovins), vergers[8].

Commerce[modifier | modifier le code]

Un bistrot de pays, l'Auberge de la Vallée, est installé à Cornillon-sur-l'Oule[14].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Base de loisirs sur l'Oule.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ruines du château.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Défilé sauvage de l'Oule[8].
  • Grotte[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Cornillon-sur-l'Oule possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 pages, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 112.
  8. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Cornillon-sur-l'Oule.
  9. Cornillon-sur-l'Oule sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 16 novembre 2020).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. bistrot de pays