Basoche

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Le basoche sur la fontaine du carnaval à Mayence, allégorie de la justice

Lorsque les rois de France habitaient le Palais royal de l'île de la Cité (actuel Palais de justice), les juges, les avocats, les procureurs et tous les gens de justice furent désignés sous le nom de clercs de la basoche ou basochiens (c’est-à-dire « clercs du Palais », puisque le terme de « basoche » vient du mot latin basilica, palais royal).

Il se forma plus tard entre les clercs du Palais et les clercs du Châtelet une association qui fut reconnue en 1303 par Philippe le Bel et qui obtint des privilèges particuliers. Associés pour le plaisir, les basochiens élisaient un chef qui prenait le titre pompeux de roi de la basoche, avait une cour, des grands officiers, des armoiries (trois écritoires d'or sur un champ d'azur) ; ce roi faisait la revue de ses sujets tous les ans au Pré-aux-Clercs, et il leur rendait la justice deux fois par semaine. Les basochiens jouèrent longtemps des soties, des farces et des moralités : mais leur licence amena François Ier à défendre ces représentations (1540).

Henri III supprima le titre de Roi de la basoche et transmit au chancelier tous les droits et privilèges qui avaient été concédés à ce roi pour rire.

Royaume de la Basoche[modifier | modifier le code]

Dans la ville de Poitiers, des étudiants se sont regroupés à nouveau sous le vocable de Royaume de la Basoche.[1][2]

C'est de ce Royaume que partit une des meilleures blagues étudiante. En 1977, monsieur Didier Piganeau, écrivit sous le nom de Didier 1er, Roi de la Basoche, à son "cousin" Bokassa Ier qui se faisait couronner, qu'il n'avait pas reçu d'invitation. Probablement parce que ça l'amusait, l'Empereur l'invita avec sa compagne à Bangui en Centrafrique. Pris dans l’engrenage, il a assumé jusqu’au bout son rôle de roi et sa couronne imaginaire qui n'était somme-toute, qu'une faluche. [3]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Fabre, Études historiques sur les Clercs de la Basoche, 1856[4]
  • Marie Bouhaïk-Gironès, « Le roi de la basoche », in T. Hiltmann (dir.), Les "autres" rois. Études sur la royauté comme notion hiérarchique dans la société du bas Moyen Âge, Munich/Paris, Oldenbourg Verlag/Institut historique, Ateliers des DHIP, 4, 2010, p. 113-123.
  • Didier Piganeau, Le Roi chez l'Empereur, Hors collection, La Table Ronde, 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]